S’adapter au déplacement en milieu urbain

RMF 34
Octobre 2009

Au niveau mondial, l'urbanisation - le mouvement des individus vers les villes - continue son essor, et un nombre croissant de personnes déplacées, qu'elles soient réfugiées ou PDI, résident aujourd'hui en milieu urbain plutôt que dans des camps. Relativement peu d'informations sont disponibles quant à leur nombre, leur profil démographique, leurs besoins essentiels ou leurs problèmes de protection.

Dans leurs articles d'introduction à ce numéro de RMF, António Guterres, le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, et Anna Tibaijuka, Directrice exécutive d'UN-HABITAT, soulignent la complexité des défis qui attendent les personnes déplacées en milieu urbain et ceux qui cherchent à les protéger et à les aider, et affirment que la communauté internationale a besoin de repenser radicalement ses approches. Ce numéro de la Revue des Migrations Forcées comprend 26 articles rédigés par une grande diversité d'auteurs - professionnels, décideurs et chercheurs - sur le sujet du déplacement en milieu urbain, ainsi que 13 articles sur d'autres aspects de la migration forcée, y compris un article spécial sur Haïti après le séisme.

Différentes options de téléchargement sont disponibles sur le côté : téléchargez le numéro complet au format PDF, ou allez à la « Table des matières » pour consulter ou télécharger les articles individuellement. Nous vous encourageons à faire circuler ou reproduire tout article dans sa totalité, mais nous vous prions de citer en référence http://www.migrationforcee.org/deplaces-en-milieu-urbain/

RMF 34 est publié en français, anglais, arabe et espagnol.

Les copies imprimées de RMF sont gratuites. Si vous souhaitez reçevoir une copie imprimée pour votre organisation, ou de multiples copies pour les distribuer à vos partenaires et responsables politiques/décideurs, ou pour les utiliser lors de conférences ou d'ateliers, veuillez contacter les Rédacteurs en chef sur : fmr@qeh.ox.ac.uk. N'oubliez pas de nous donner votre adresse postale complète et d'indiquer le nombre de copies et la langue souhaitée.

Alors que nous désirons partager le contenu de ce numéro aussi largement que possible, nous vous demandons de bien évaluer le nombre de copies dont vous avez besoin ; veuillez garder à l'esprit que le numéro est disponible en ligne, qu'une copie imprimée peut être partagée, et que l'impression et l'expédition ne coûtent pas seulement de l'argent mais utilisent aussi d'autres ressources. 

Nous aimerions remercier les donateurs qui ont financé spécifiquement ce numéro : la Commonwealth Foundation, le  Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) du Conseil norvégien pour les réfugiés, le ministère espagnol de la Science et de l'Innovation, UN-HABITAT, le Service d'élaboration et d'évaluation des politiques de l'UNHCR, le Bureau régional pour l'Afrique de l'UNHCR et le Département américain du Bureau national de la population des réfugiés et de la migration (US Department of State Bureau of Population, Refugees, and Migration - PRM).

Au sujet de notre image de couverture...
Cette image des lumières des villes de la Terre a été créée à partir de donnés du Système opérationnel Linescan (OLS) du Defense Meteorological Satellite Program (DMSP) de la NASA. Conçu initialement pour voir les nuages au clair de lune, l'OLS est aussi utilisé pour identifier les emplacements de lumière permanente à la surface terrestre.
Les régions les plus éclairées sur Terre sont les plus urbanisées, sans être forcément les plus peuplées. (Comparez l'Europe de l'Ouest et l'Inde.) Certaines zones urbaines – telles qu'en Afrique – peuvent connaître un essor de leur population qui ne s'accompagne pas pour autant d'un développement des infrastructures (par exemple, du réseau électrique) et ainsi ne seront-elles pas aussi visibles que d'autres villes de taille semblable.

Les villes ont tendance à se développer le long des côtes et des réseaux de transport. Ainsi, même sans carte traçant le contour des continents, celui-ci serait-il toujours visible en certains endroits grâce aux lumières des villes. Le système autoroutier inter-états des États-Unis apparaît comme un treillis reliant entre eux les points plus lumineux des centres villes. En Russie, le chemin de fer transsibérien est un mince filet qui s'étend de Moscou à Vladivostok en passant par le centre de l'Asie. Le Nil, du barrage d'Assouan à la Mer Méditerranée, est un autre fil brillant qui serpente au travers d'une région principalement sombre.
Même plus de 100 ans après l'invention de l'électricité, certaines régions demeurent faiblement peuplées et sans lumière. L'obscurité règne en Antarctique. Les déserts d'Afrique, d'Arabie, d'Australie, de Mongolie et des États-Unis sont tous faiblement éclairés (sauf le long des côtes), tout comme les forêts boréales du Canada et de Russie, et le massif montagneux de l'Himalaya en Asie.

L'article de l'Observatoire de la Terre Bright Lights, Big City explique comment les scientifiques de la NASA utilisent les lumières des villes pour dresser la carte de l'urbanisation.