{"id":41212,"date":"2012-02-24T00:00:00","date_gmt":"2012-02-24T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/lututala-htm-2-2\/"},"modified":"2012-02-24T00:00:00","modified_gmt":"2012-02-24T05:00:00","slug":"lututala-htm-2-2","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/ar\/lututala-htm-2-2\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le de la gouvernance et de la recherche"},"content":{"rendered":"<p>Les migrations forc&eacute;es font partie des ph&eacute;nom&egrave;nes qui ont rendu la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (RDC) tristement c&eacute;l&egrave;bre. Ceci &agrave; cause de l&rsquo;importance num&eacute;rique des populations &nbsp;touch&eacute;es, des&nbsp; contextes qui les sous-tendent, de leur caract&egrave;re pour le moins inhumain.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Les migrations forc&eacute;es font partie des ph&eacute;nom&egrave;nes qui ont rendu la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (RDC) tristement c&eacute;l&egrave;bre. Ceci &agrave; cause de l&rsquo;importance num&eacute;rique des populations &nbsp;touch&eacute;es, des&nbsp; contextes qui les sous-tendent, de leur caract&egrave;re pour le moins inhumain. Ce sont en effet des millions de Congolais qui, de mani&egrave;re r&eacute;p&eacute;t&eacute;e, sont forc&eacute;s de quitter leurs r&eacute;sidences pour se mettre &agrave; l&rsquo;abri des bruits de bottes, ou parce que telle ou telle autre catastrophe les ont d&eacute;pouill&eacute;s de tout, ou simplement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&rsquo;autres choix que de partir. Nous n&rsquo;&eacute;voquons ici, et tr&egrave;s sommairement, qu&rsquo;un des facteurs qui provoquent ces migrations forc&eacute;es&nbsp;: les crises politiques et les guerres.<\/p>\n<p><strong>Les crises politiques et les guerres<\/strong><br \/>\n\tElles sont certainement le facteur qui provoque le plus de migrations forc&eacute;es en RDC. Les premi&egrave;res crises politiques apparurent d&egrave;s le lendemain de l&rsquo;ind&eacute;pendance&nbsp;: la mutinerie de la Force publique (juillet 1960), la s&eacute;cession du Katanga (1960-1963), la s&eacute;cession du Kasa&iuml; (ao&ucirc;t 1960). Puis vinrent les diff&eacute;rentes guerres de lib&eacute;ration, qualifi&eacute;es souvent de r&eacute;bellions par les Gouvernements en place&nbsp;: la r&eacute;bellion de Mulele au Kwilu en 1964, la r&eacute;bellion des Lumumbistes &agrave; l&rsquo;Est du pays, les deux guerres du Shaba (1977 et 1978), la guerre de lib&eacute;ration de l&rsquo;Alliance des Forces D&eacute;mocratiques pour la Lib&eacute;ration du Congo (AFDL) de 1996, les guerres dites d&rsquo;agression de 1998 &agrave; 2003 par le RCD (Rassemblement Congolais pour la D&eacute;mocratie), le MLC (Mouvement de Lib&eacute;ration du Congo) et autres, la r&eacute;bellion du CNDP de Laurent Nkunda.&nbsp; Ces derni&egrave;res guerres&nbsp; ont occasionn&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; 3,4 millions de migrants forc&eacute;s, selon les estimations de OCHA.&nbsp; C&rsquo;est &eacute;norme&nbsp;! C&rsquo;est plus que la population de certains pays africains. Les provinces de l&rsquo;Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Nord du Katanga, Maniema) ont connu &agrave; elles-seules 1,4 millions de personnes d&eacute;plac&eacute;es.<\/p>\n<p>Mais pourquoi les populations fuient-elles alors que ce sont les soldats qui sont sens&eacute;s se battre&nbsp;? La r&eacute;ponse est que les Forces Arm&eacute;es Za&iuml;roises (FAZ), aujourd&rsquo;hui les Forces Arm&eacute;es de la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (FARDC), &nbsp;&eacute;taient et sont incapables de prot&eacute;ger les citoyens contre les &laquo;&nbsp;agresseurs&nbsp;&raquo;. Au contraire, elles se sont parfois transform&eacute;es en bourreaux des populations qu&rsquo;elles sont cens&eacute;es prot&eacute;ger.&nbsp; Aussi, les populations civiles fuient pour se mettre &agrave; l&rsquo;abri des tueries, des violences sexuelles, et toute sorte de s&eacute;visses. Car elles sont souvent la cible de repr&eacute;sailles, au moindre soup&ccedil;on, pas toujours fond&eacute;, &nbsp;d&rsquo;abriter des soldats de l&rsquo;autre partie au conflit, ou simplement de leur &ecirc;tre proche, ou pour rien. Leurs maisons sont br&ucirc;l&eacute;es, leurs biens emport&eacute;s. Des jeunes sont forc&eacute;s de transporter des chargements, et\/ou sont enr&ocirc;l&eacute;s de force dans les arm&eacute;es. Les filles et femmes sont quant &agrave; elles victimes des violences sexuelles odieuses. L&rsquo;UNICEF rapporte avoir soign&eacute; 37&nbsp;000 cas de violences sexuelles en 2007 et MSF indique avoir soign&eacute; 2800 cas de violences sexuelles durant le seul premier trimestre de 2009. Alors on fuit mais sans &ecirc;tre totalement &agrave; l&rsquo;abri, car les nouveaux lieux o&ugrave; on se rend sont souvent eux-aussi infest&eacute;s de soldats, assaillants ou FARDC. Alors on repart, sans savoir o&ugrave; l&rsquo;on va, avec le strict n&eacute;cessaire que l&rsquo;on peut transporter.&nbsp; On marche des dizaines, des centaines de kilom&egrave;tres, &nbsp;sous la pluie ou le soleil, abandonnant en route ceux et celles qui ne peuvent &nbsp;plus suivre. Les plus endurants finissent souvent par se retrouver dans des camps de r&eacute;fugi&eacute;s, des villages en tentes, o&ugrave; la promiscuit&eacute;, les maladies, les viols, et toute sorte de maux li&eacute;s &agrave; la pr&eacute;carit&eacute; les accueillent. Ils veulent bien retourner chez eux, dans leurs villages, mais attendent d&rsquo;avoir des assurances qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de soldats. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un v&eacute;ritable drame humanitaire, reconnu comme tel par la communaut&eacute; internationale, qui ne peut ou ne veut pourtant pas l&rsquo;emp&ecirc;cher.<\/p>\n<p><strong>Ya-il une solution&nbsp;?<\/strong><br \/>\n\tLes migrations forc&eacute;es sont souvent impr&eacute;visibles. Et c&rsquo;est &agrave; post&eacute;riori que les humanitaires, plus que le gouvernement, tentent de g&eacute;rer les cons&eacute;quences. Car les migrants forc&eacute;s perdent tout, ou presque, et doivent reconstruire leur vie &agrave; partir de z&eacute;ro. Ils font face &agrave; des besoins urgents et vitaux d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau potable, au logement, aux soins de sant&eacute;, &agrave; la scolarisation des enfants. Plusieurs institutions ont d&eacute;velopp&eacute; des programmes en leur faveur. Mais les besoins restent beaucoup plus importants. L&rsquo;UNICEF, par exemple, avait introduit en 2006 un &laquo;&nbsp;Programme d&rsquo;Appui &agrave; la r&eacute;int&eacute;gration familiale et communautaire des enfants affect&eacute;s par les conflits arm&eacute;s&nbsp;&raquo;&nbsp;: identification, prise en charge transitoire, r&eacute;unification familiale, r&eacute;insertion socio-&eacute;conomique et scolaire. Cependant, 10 % seulement d&rsquo;enfants avaient pu b&eacute;n&eacute;ficier de ces actions. On signale par ailleurs des difficult&eacute;s pour secourir les d&eacute;plac&eacute;s ou les sinistr&eacute;es &agrave; cause de l&rsquo;&eacute;tendue du pays, des difficult&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s aux lieux de refuge et des entraves pour y acc&eacute;der qu&rsquo;imposent les militaires.<br \/>\n\t&nbsp;<br \/>\n\tQuelle est alors la solution&nbsp;? C&rsquo;est, nous semble-t-il, la pr&eacute;vention et la bonne gouvernance. Les migrations forc&eacute;es sont provoqu&eacute;es par ou pour des raisons politiques, &eacute;conomiques, et naturelles. Elles sont donc &eacute;vitables si on en connait les causes. M&ecirc;me les catastrophes naturelles peuvent &ecirc;tre pr&eacute;visibles. Pour cela, il faut des observatoires, des &eacute;tudes, qui donnent l&rsquo;alerte, et invitent le gouvernement &agrave; prendre les dispositions n&eacute;cessaires pour &eacute;viter les causes ou g&eacute;rer les cons&eacute;quences. Cela demande une bonne gouvernance, un gouvernement responsable, qui met les pr&eacute;occupations de la population au centre de ses actions, qui favorise les conditions de non-guerre, de non-agression, d&rsquo;une vie paisible des citoyens. Et qui g&egrave;re le dossier conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;cente Convention de Kampala du 23 octobre 2009 sur les populations d&eacute;plac&eacute;es.&nbsp; Ceci est d&rsquo;autant plus important que la RDC n&rsquo;a toujours pas adopt&eacute;, et mis en application, son document de Politique Nationale de Population, dont la premi&egrave;re mouture fut r&eacute;dig&eacute;e en&hellip; 1988&nbsp;!<\/p>\n<p><strong>Quel r&ocirc;le pour la recherche&nbsp;? <\/strong><br \/>\n\tC&rsquo;est ici que se situe le r&ocirc;le de la recherche, car pour nous, il n&rsquo;y a point de bonne gouvernance sans l&rsquo;&eacute;clairage de la recherche. La recherche doit aider &agrave; sonner l&rsquo;alerte, &agrave; situer les responsabilit&eacute;s, &agrave; &eacute;valuer les d&eacute;g&acirc;ts, &agrave; proposer des solutions. Malheureusement, la recherche en g&eacute;n&eacute;ral, et la recherche&nbsp; sur les migrations en particulier semblent souffrir d&rsquo;une sorte d&rsquo;embargo de la part du Gouvernement congolais. Il n&rsquo;y a pas de financement pour la recherche, pas de revues scientifiques de grande renomm&eacute;e pour rendre compte des ph&eacute;nom&egrave;nes observ&eacute;s, pas de conf&eacute;rences scientifiques sur ces ph&eacute;nom&egrave;nes et aucune enqu&ecirc;te d&rsquo;envergure nationale pour avoir des statistiques sur les niveaux, &nbsp;tendances et caract&eacute;ristiques des migrations au niveau national. M&ecirc;me les travaux r&eacute;alis&eacute;s par les universitaires sur les migrations congolaises restent m&eacute;connus quand ils ne sont pas superbement ignor&eacute;s. Il para&icirc;t qu&rsquo;il y a de la part du communaut&eacute; international aussi une manque semblable d&rsquo;inter&ecirc;t &agrave; soutenir la recherche congolaise. En cons&eacute;quence, on conna&icirc;t comparativement peu de choses sur les migrations congolaises, et on fait peu de choses pour mieux les g&eacute;rer, alors que celles-ci sont aujourd&rsquo;hui un des ph&eacute;nom&egrave;nes majeurs qui caract&eacute;risent la vie des Congolais.<\/p>\n<p>Bernard Mumpasi Lututala (<a href=\"mailto:bmlututala@gmail.com\">bmlututala@gmail.com<\/a>; <a href=\"mailto:bernard.lututala@codesria.sn\">bernard.lututala@codesria.sn<\/a>) est Secr&eacute;taire ex&eacute;cutif adjoint de CODESRIA (Conseil pour le D&eacute;veloppement de la recherche en sciences sociales en Afrique) &agrave; Dakar au S&eacute;n&eacute;gal (<a href=\"http:\/\/www.codesria.org\/\">http:\/\/www.codesria.org<\/a>). Le Professeur Lututala a occup&eacute; le poste de Recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Kinshasa de 2005 &agrave; 2009.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les migrations forc&eacute;es font partie des ph&eacute;nom&egrave;nes qui ont rendu la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (RDC) tristement c&eacute;l&egrave;bre. 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