{"id":41757,"date":"2016-05-09T00:00:00","date_gmt":"2016-05-09T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/weima-2-3\/"},"modified":"2025-04-01T07:18:29","modified_gmt":"2025-04-01T12:18:29","slug":"weima-2-3","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/ar\/solutions-fr\/weima-2-3\/","title":{"rendered":"Les limites li\u00e9es au genre du programme de villagisation des rapatri\u00e9s au Burundi"},"content":{"rendered":"<p>Suite au conflit de 1972, et &agrave; une guerre civile qui s&rsquo;est poursuivie pendant une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990s, plus d&rsquo;un million de Burundais ont cherch&eacute; refuge dans les pays voisins, et plus principalement en Tanzanie. Apr&egrave;s la signature des accords de paix de 2000, les cessez-le-feu subs&eacute;quents, et les changements dans les politiques d&rsquo;asile au niveau r&eacute;gional et mondial, plus de 700&nbsp;000 anciens r&eacute;fugi&eacute;s sont rentr&eacute;s au Burundi entre 2002 et 2009.<\/p>\n<p>Le programme des Villages ruraux int&eacute;gr&eacute;s (VRI) du Burundi a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u pour r&eacute;pondre aux besoins d&rsquo;h&eacute;bergement imm&eacute;diat et autres besoins humanitaires de ces rapatri&eacute;s qui n&rsquo;avaient plus la possibilit&eacute; de r&eacute;cup&eacute;rer leurs terres, ou qui n&rsquo;&eacute;taient plus s&ucirc;rs de l&rsquo;endroit o&ugrave; elles se trouvaient, ou simplement n&rsquo;en avaient pas. C&rsquo;est un programme qui avait &eacute;t&eacute; envisag&eacute; par les d&eacute;cideurs politiques comme une contribution &agrave; la reconstruction, au d&eacute;veloppement durable &agrave; long terme, au renforcement de la paix et de la coh&eacute;sion sociale dans le cadre d&rsquo;un contexte post-conflictuel. Mais au lieu de cela, il a cr&eacute;&eacute; une situation que de nombreux rapatri&eacute;s ont v&eacute;cu comme une poursuite du d&eacute;placement &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur-m&ecirc;me du pays dont ils avaient la nationalit&eacute; et qui a fini par g&eacute;n&eacute;rer des sentiments de d&eacute;ception, d&rsquo;abandon, et de distanciation vis-&agrave;-vis de la famille et de la soci&eacute;t&eacute; burundaise. &nbsp;<\/p>\n<p>Le retour dans son pays d&rsquo;origine, comme le d&eacute;placement lui-m&ecirc;me, peut avoir un effet diff&eacute;rent sur les hommes et les femmes, et il peut affecter ou &ecirc;tre affect&eacute; par des relations de genre pr&eacute;existantes, au moment o&ugrave; les individus, les foyers et les communaut&eacute;s ren&eacute;gocient et r&eacute;tablissent leurs existences respectives dans des endroits nouveaux. Alors m&ecirc;me que d&rsquo;autres facteurs, comme l&rsquo;absence d&rsquo;une situation de paix authentique au niveau national, ont &eacute;t&eacute; fondamentaux dans l&rsquo;&eacute;chec de ces villages, des enseignements importants sur le genre et les transitions peuvent &ecirc;tre tir&eacute;s de la mani&egrave;re dont les relations familiales et de genre ont &eacute;t&eacute; transform&eacute;es par le retour et la &laquo;&nbsp;villagisation&nbsp;&raquo;, rendant certains rapatri&eacute;s encore plus vuln&eacute;rables.<\/p>\n<p>Le premier programme de &laquo;&nbsp;villages de la paix&nbsp;&raquo;, en 2004, pr&eacute;voyaient la mise &agrave; disposition de logements mais une grande partie des villageois ne disposaient pas d&rsquo;un acc&egrave;s ad&eacute;quat aux services essentiels. Le programme de VRI subs&eacute;quent a adopt&eacute; une approche plus globale, fournissant des parcelles de terre &ndash; m&ecirc;me si de nombreux foyers attendent encore de recevoir des terres cultivables &ndash; et int&eacute;grant toute une s&eacute;rie de projets de soutien, dans l&rsquo;espoir de favoriser une int&eacute;gration &agrave; long terme des rapatri&eacute;s dans un environnement principalement agraire o&ugrave; les terres et les opportunit&eacute;s de g&eacute;n&eacute;rer des revenus sont rares.<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a><\/p>\n<p>Les programmes de cr&eacute;ation de villages ne sont pas nouveaux dans cette r&eacute;gion d&rsquo;Afrique et ils ont souvent &eacute;t&eacute; critiqu&eacute;s pour la mani&egrave;re dont ils modifient l&rsquo;utilisation des ressources avec des effets adverses sur l&rsquo;environnement et la division du travail fond&eacute;e sur le genre qu&rsquo;ils imposent. Une densit&eacute; plus &eacute;lev&eacute;e de population rend, par exemple, la t&acirc;che quotidienne du ramassage de bois de cuisson plus compliqu&eacute;e et tous les r&eacute;sidents du village doivent parcourir pour trouver du bois des distances plus importantes qu&rsquo;ils ne le faisaient auparavant lorsqu&rsquo;ils vivaient dans un habitat rural plus dispers&eacute;. Dans un pays comme le Burundi, o&ugrave; la collecte du bois est consid&eacute;r&eacute;e comme le travail des femmes, un tel impact est clairement li&eacute; au genre.<\/p>\n<p><strong>Compter les femmes<\/strong><\/p>\n<p>Dans le cadre des programmes de VRI, l&rsquo;analyse de genre semble s&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s largement limit&eacute;e &agrave; la parit&eacute; des activit&eacute;s. Dans une d&eacute;claration dont le personnel de plusieurs autres agences, s&rsquo;est fait l&rsquo;&eacute;cho, une employ&eacute;e d&rsquo;une agence de l&rsquo;ONU a d&eacute;clar&eacute; tout simplement&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous avions des th&egrave;mes transversaux dont il fallait tenir compte;&hellip;en ce qui concerne l&rsquo;identification des b&eacute;n&eacute;ficiaires [&hellip;] au moins 50&nbsp;% d&rsquo;entre eux devaient &ecirc;tre des femmes&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>On suppose souvent qu&rsquo;il y a davantage de femmes que d&rsquo;hommes dans les populations de r&eacute;fugi&eacute;s mais lorsqu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; compt&eacute;s il y avait pratiquement un nombre &eacute;gal de femmes et d&rsquo;hommes parmi les r&eacute;fugi&eacute;s burundais se trouvant en Tanzanie dans les ann&eacute;es 1980.<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">[2]<\/a> Ce qui rend les r&eacute;sultats, lorsque les femmes ont &eacute;t&eacute; compt&eacute;es dans le cadre de ce programme de cr&eacute;ation de villages, encore plus frappants dans la mesure o&ugrave; il y a beaucoup plus de femmes que d&rsquo;hommes dans les VRI. Cela se doit sans doute en grande partie &agrave; l&rsquo;exigence de parit&eacute; mentionn&eacute;e ci-dessus mais aussi &agrave; l&rsquo;inclusion dans ce programme de foyers dirig&eacute;s par des femmes. Alors que les foyers dirig&eacute;s par des hommes comptent &eacute;galement des femmes adultes, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;hommes adultes dans la plupart des foyers dirig&eacute;s par des femmes.<\/p>\n<p>Les r&eacute;sidents du village et les employ&eacute;s du programme en ont tous conclu que la raison pour laquelle il y avait un nombre aussi &eacute;lev&eacute; de femmes dans les villages, &eacute;tait li&eacute;e aux lois et pratiques h&eacute;r&eacute;ditaires et &agrave; l&rsquo;impossibilit&eacute; pour les femmes de transmettre des terres. La plupart des femmes n&rsquo;h&eacute;ritent pas de terres de leurs parents, les veuves n&rsquo;h&eacute;ritent pas de terres de leurs conjoints et les femmes divorc&eacute;es n&rsquo;ont habituellement aucun droit sur les terres de leurs ex-conjoints. Les effets relatifs au genre de la succession des terres, touchent non seulement les femmes mais d&eacute;terminent &eacute;galement la pr&eacute;sence de nombreux hommes, notamment ceux dont les m&egrave;res ont &eacute;t&eacute; divorc&eacute;es, et ceux qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; reconnus par leurs p&egrave;res, et n&rsquo;ont donc pas de droit de succession sur les terres de ces derniers. &nbsp;<\/p>\n<p>Il est certes vrai que le programme de VRI a procur&eacute; des logements au Burundi &agrave; des femmes rapatri&eacute;es qui autrement n&rsquo;auraient pas eu d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; leur propre logement apr&egrave;s leur retour. N&eacute;anmoins, le fait qu&rsquo;un nombre plus important de femmes aient &eacute;t&eacute; touch&eacute;es par la villagisation devient un probl&egrave;me &agrave; cause des difficult&eacute;s disproportionn&eacute;es que ces femmes rencontrent en termes de r&eacute;int&eacute;gration et de r&eacute;tablissement de leurs moyens d&rsquo;existence dans le cadre de ce programme de r&eacute;installation.<\/p>\n<p><strong>Le travail par genre<\/strong><\/p>\n<p>La pr&eacute;sence d&rsquo;un nombre important de villageois sans terres a accru l&rsquo;offre en mati&egrave;re de main-d&rsquo;&oelig;uvre agricole, rendant encore plus rare les opportunit&eacute;s de travail salari&eacute; dans les villages environnants. Les niveaux de salaire ont baiss&eacute;, et pour subvenir &agrave; leurs besoins essentiels de nombreux foyers d&eacute;pendent de la migration de certains de leurs membres en qu&ecirc;te de travail vers d&rsquo;autres r&eacute;gions du Burundi ou vers la Tanzanie. Dans la mesure o&ugrave; les femmes ont plus de probabilit&eacute; d&rsquo;assumer la responsabilit&eacute; d&rsquo;&eacute;lever les enfants, leurs possibilit&eacute;s de migrer pour trouver du travail sont moindres. Les foyers dirig&eacute;s par des femmes ont donc en cons&eacute;quence moins d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; des sources de revenu vitales &agrave; la survie des autres familles. &nbsp;<\/p>\n<p>Les femmes rapatri&eacute;es ont soulign&eacute; &agrave; quel point la transition entre des moyens d&rsquo;existence &eacute;tablis depuis des dizaines d&rsquo;ann&eacute;es en Tanzanie o&ugrave; elles disposaient d&rsquo;un acc&egrave;s plus important aux terres et aux ressources, ou avaient des droits dans le cadre d&rsquo;un syst&egrave;me de distributions humanitaires dans les camps de r&eacute;fugi&eacute;s qui couvraient leurs besoins quotidiens essentiels s&rsquo;est av&eacute;r&eacute;e difficile. Pour les rapatri&eacute;es &laquo;&nbsp;villagis&eacute;es&nbsp;&raquo; l&rsquo;incapacit&eacute; de procurer avec r&eacute;gularit&eacute; des repas pour leurs familles &eacute;taient aggrav&eacute;e par des attentes li&eacute;es au genre et au r&ocirc;le de la femme au sein du foyer, par le travail par genre, et par la mani&egrave;re dont des exp&eacute;riences ant&eacute;rieures avaient modifi&eacute; leurs perceptions et leurs attentes par rapport &agrave; la vie dans le village. &nbsp;<\/p>\n<p>Pour de nombreux rapatri&eacute;s et en lien avec ce qui pr&eacute;c&egrave;de, il &eacute;tait important que le village se trouve dans leur r&eacute;gion d&rsquo;origine et qu&rsquo;ils y aient encore des liens familiaux &agrave; leur retour. Les rapatri&eacute;s dont le village de r&eacute;installation &eacute;tait proche de leur famille &eacute;tendue ont soulign&eacute; l&rsquo;importance de ces liens familiaux pour obtenir des terres &agrave; cultiver, trouver des opportunit&eacute;s de travail r&eacute;tribu&eacute; ou partager diff&eacute;rentes t&acirc;ches, travaux agricoles ou de construction, garde des enfants, ou encore pour obtenir de l&rsquo;assistance en cas de maladie et pouvoir participer aux c&eacute;r&eacute;monies. Sinarizi, un rapatri&eacute; dans l&rsquo;un des villages, a d&eacute;crit en ces termes le fait d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;install&eacute; loin de sa r&eacute;gion d&rsquo;origine&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;&hellip;ici nous continuons &agrave; vivre comme des r&eacute;fugi&eacute;s, m&ecirc;me s&rsquo;il y avait un village proche [de notre lieu d&rsquo;origine] o&ugrave; nous aurions pu avoir facilement acc&egrave;s &agrave; notre famille &hellip;. J&rsquo;ai pass&eacute; cinq ans ici et je n&rsquo;ai vu personne [de ma famille] venir me rendre visite. &hellip; Les Nations Unies avec les gouvernements tanzanien et burundais avaient dit que chaque personne de retour prendrait la direction de sa province d&rsquo;origine. C&rsquo;est pour cela que nous avons trouv&eacute; la proposition int&eacute;ressante, parce que nous avions envie de rentrer, de revoir notre terre. &hellip; Parce qu&rsquo;une personne ne peut pas &ecirc;tre plant&eacute;e comme un bananier&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Yolanda Weima <a href=\"mailto:yweima@gmail.com\"><em>yweima@gmail.com<\/em><\/a><br \/>\n\tDoctorante, Universit&eacute; de York (Toronto) <a href=\"http:\/\/www.yorku.ca\"><em>www.yorku.ca<\/em><\/a><\/p>\n<p>La recherche sur laquelle s&rsquo;appuie cet article a &eacute;t&eacute; financ&eacute;e par le biais d&rsquo;une Bourse d&rsquo;&eacute;tudes sup&eacute;rieures attribu&eacute;e par le Conseil de recherches en sciences sociales et humaines du Canada.<\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> Voir&nbsp;Falisse J-B et Niyonkuru R C (2013) &laquo;&nbsp;Au Burundi, des villages de la paix pour les rapatri&eacute;s&nbsp;&raquo;, <em>Revue Migrations Forc&eacute;es <\/em>no. 43 <a href=\"http:\/\/www.fmreview.org\/fr\/etatsfragiles\/falisse-niyonkuru\">www.fmreview.org\/fr\/etatsfragiles\/falisse-niyonkuru<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\">[2]<\/a> Daley P (1991) &laquo;&nbsp;Gender, displacement and social reproduction: Settling Burundi refugees in Western Tanzania&nbsp;&raquo;, <em>Journal of Refugee Studies, <\/em>4(3) <a href=\"http:\/\/jrs.oxfordjournals.org\/content\/4\/3\/248.abstract\">http:\/\/jrs.oxfordjournals.org\/content\/4\/3\/248.abstract<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite au conflit de 1972, et &agrave; une guerre civile qui s&rsquo;est poursuivie pendant une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990s, plus d&rsquo;un million de Burundais ont cherch&eacute; refuge dans les pays voisins, et plus principalement en Tanzanie. 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