{"id":41174,"date":"2012-02-03T00:00:00","date_gmt":"2012-02-03T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/jacquemot-htm\/"},"modified":"2012-02-03T00:00:00","modified_gmt":"2012-02-03T05:00:00","slug":"jacquemot-htm","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/jacquemot-htm\/","title":{"rendered":"Les dynamiques de l\u2019instabilit\u00e9 dans l\u2019Est de la RDC"},"content":{"rendered":"<p>Les premiers d&eacute;placements significatifs de population rwandophone<a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/RDCongo\/jacquemot.htm#_edn1\" id=\"_ednref1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">1<\/a> commenc&egrave;rent d&egrave;s 1937 lorsque la RDC (alors appel&eacute;e Za&iuml;re) a encourag&eacute; l&rsquo;immigration d&rsquo;une population Banyarwanda (venant du Rwanda) &laquo;&nbsp;allog&egrave;ne&nbsp;&raquo; destin&eacute;e &agrave; servir de main-d&rsquo;&oelig;uvre sur ses grosses plantations coloniales aux c&ocirc;t&eacute;s des communaut&eacute;s identifi&eacute;es comme &laquo;&nbsp;autochto<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Les premiers d&eacute;placements significatifs de population rwandophone<a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/RDCongo\/jacquemot.htm#_edn1\" id=\"_ednref1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">1<\/a> commenc&egrave;rent d&egrave;s 1937 lorsque la RDC (alors appel&eacute;e Za&iuml;re) a encourag&eacute; l&rsquo;immigration d&rsquo;une population Banyarwanda (venant du Rwanda) &laquo;&nbsp;allog&egrave;ne&nbsp;&raquo; destin&eacute;e &agrave; servir de main-d&rsquo;&oelig;uvre sur ses grosses plantations coloniales aux c&ocirc;t&eacute;s des communaut&eacute;s identifi&eacute;es comme &laquo;&nbsp;autochtones&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>En 1960 il y avait environ 200&nbsp;000 rwandophones vivant en RDC. Des Tutsi rwandais et des Hutu burundais &eacute;migr&egrave;rent encore au Kivu apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance de leurs pays respectifs en 1962&nbsp;; d&rsquo;autres encore s&rsquo;enfuirent du Burundi apr&egrave;s le g&eacute;nocide d&eacute;clench&eacute; contre eux par le r&eacute;gime tutsi de Bujumbura en 1972 et plus tard pour fuir la guerre civile. En RDC ils ont trouv&eacute; un territoire qui ressemblait au leur, avec de vertes montagnes, un air sain et des pratiques agricoles famili&egrave;res.<\/p>\n<p>La fuite au Za&iuml;re de centaines de milliers de r&eacute;fugi&eacute;s hutus apr&egrave;s le g&eacute;nocide rwandais en 1994 a totalement boulevers&eacute; l&rsquo;&eacute;quilibre d&eacute;mographique complexe et d&eacute;j&agrave; fragile. Parmi les r&eacute;fugi&eacute;s, se trouvaient des miliciens <em>interhamwe <\/em>(une organisation paramilitaire hutue), le groupe qui fut le fer de lance du g&eacute;nocide, et des soldats des Forces arm&eacute;es rwandaises (FAR). La haine entre Hutu et Tutsi install&eacute;s en territoire congolais atteignit alors son paroxysme.<\/p>\n<p>La pression sur les terres au Kivu s&rsquo;accrut avec plusieurs cons&eacute;quences&nbsp;d&eacute;sastreuses. La comp&eacute;tition pour l&rsquo;acc&egrave;s aux terres et aux moyens de survie comme l&rsquo;eau et le bois devinrent des facteurs de conflits entre groupes condamn&eacute;s &agrave; cohabiter. Ces conflits furent mal arbitr&eacute;s par des chefferies traditionnelles, &eacute;branl&eacute;es par tant de bouleversements et de d&eacute;placements de populations, et qui ne retenaient qu&rsquo;un maigre vestige de leurs pouvoirs ant&eacute;rieurs.<\/p>\n<p>A partir de la fin des ann&eacute;es 1990, un autre ingr&eacute;dient est venu s&rsquo;ajouter pour faire de la r&eacute;gion une poudri&egrave;re : la d&eacute;couverte de minerais tr&egrave;s convoit&eacute;s utilis&eacute;s dans l&rsquo;industrie &eacute;lectronique ainsi qu&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;autres ressources naturelles de grande valeur comme le coltan et la cassit&eacute;rite (minerai d&rsquo;oxyde d&rsquo;&eacute;tain) du Nord-Kivu, l&rsquo;or de l&rsquo;Ituri et du Sud-Kivu et aussi les bois tropicaux, le charbon de bois, la viande, le th&eacute;, la quinine et la papa&iuml;ne. Les milices et les arm&eacute;es se sont empress&eacute;es d&rsquo;exercer leur emprise sur les principaux sites miniers dont elles ont tir&eacute; et continuent de tirer des sommes tr&egrave;s importantes.<\/p>\n<p><strong>Une &eacute;conomie criminelle<\/strong><\/p>\n<p>Le syst&egrave;me qui s&rsquo;est alors install&eacute; &eacute;tait de type criminel, privatis&eacute;, militaris&eacute;,&nbsp; tr&egrave;s profitable dont la particularit&eacute; &eacute;tait sa violence.&nbsp;Chaque chef de guerre des FARDC, des FDLR ou d&rsquo;une milice <em>Ma&iuml; Ma&iuml;<\/em> contr&ocirc;le son territoire, sa mine et son propre circuit de commercialisation; si l&rsquo;un d&eacute;borde sur l&rsquo;aire de jeu de l&rsquo;autre, c&rsquo;est la guerre des clans. Les contr&ocirc;leurs de la mine et du circuit de commercialisation s&rsquo;efforcent de&nbsp; pr&eacute;server&nbsp;leur position; ceux qui cherchent &agrave; s&rsquo;en emparer luttent militairement pour y parvenir. L&rsquo;absence d&rsquo;ordre public associ&eacute;e &agrave; la culture de l&rsquo;impunit&eacute; h&eacute;rit&eacute;e des derni&egrave;res ann&eacute;es du r&eacute;gime de Mobutu, a permis l&rsquo;&eacute;panouissement de cette &eacute;conomie qui se nourrit de la pr&eacute;dation et qui s&rsquo;autod&eacute;truit &agrave; la longue par la surexploitation des sols, des sous-sols et des hommes. <strong> <\/strong><\/p>\n<p>Les armes comme toujours sont tr&egrave;s recherch&eacute;es. Les b&eacute;n&eacute;fices d&eacute;gag&eacute;s par l&rsquo;exploitation mini&egrave;re et les trafics ont permis aux groupes arm&eacute;s d&rsquo;acqu&eacute;rir armements lourds, canons, mortiers de longue port&eacute;e, AK 47, munitions, appareils de transmission et uniformes, &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Malgr&eacute; l&rsquo;embargo sur la fourniture d&rsquo;armes, le vaste march&eacute; des armes l&eacute;g&egrave;res ne s&rsquo;est jamais tari.&nbsp; Fin 2009, on comptait 40 000 <em>kalachnikovs <\/em>dans le seul Nord-Kivu.<\/p>\n<p>Reste le dernier ingr&eacute;dient exacerbant le conflit&nbsp;: la rumeur malfaisante qui se propage de bouche &agrave; oreille, par des tracts anonymes, des affiches, des messages radio, des sms. Elle s&rsquo;appuie sur la cr&eacute;dulit&eacute; et r&eacute;veille des ranc&oelig;urs qui irritent encore davantage les haines intercommunautaires et nourrissent l&rsquo;esprit de vengeance. Elle agite le plus souvent des th&eacute;ories du complot. Au Kivu et en Ituri, la rumeur ne cesse de faire circuler l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle &nbsp;les &laquo;&nbsp;Rwandais&nbsp;&raquo; accaparent les terres et les mines, d&eacute;poss&egrave;dent les chefs coutumiers et continuent de parler le <em>kinyarwanda<\/em>. On &eacute;voque la vente du &laquo;&nbsp;droit d&rsquo;a&icirc;nesse national&nbsp;&raquo; (des Kivu) par les &eacute;lites et les militaires qui cherchent &agrave; s&rsquo;enrichir en pactisant secr&egrave;tement avec l&rsquo;ennemi. Ces accusations de trahison renforcent le clivage entre autochtones et &eacute;trangers. La radio rurale joue une fonction tr&egrave;s efficace dans la neutralisation ou la propagation des rumeurs&nbsp;; et le t&eacute;l&eacute;phone cellulaire acc&eacute;l&egrave;re la communication et d&eacute;multiplie l&rsquo;audience des messages haineux.<\/p>\n<p><strong>Des cons&eacute;quences sociales d&eacute;sastreuses<\/strong><br \/>\n\tLa cons&eacute;quence la plus flagrante de ce climat conflictuel est l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qui r&egrave;gne dans le Kivu. D&eacute;but janvier 2010 on comptait encore 1,5 millions de personnes d&eacute;plac&eacute;es, et de nouveaux groupes de personnes fuyaient leurs maisons suite &agrave; des attaques, accompagn&eacute;es de viol plus particuli&egrave;rement dans la zone de Walikale. Les indicateurs de d&eacute;veloppement humain sont extr&ecirc;mes dans le Kivu. Les taux de pauvret&eacute; (84,7% dans le Sud-Kivu et 73% dans le Nord-Kivu) sont plus &eacute;lev&eacute;s que la moyenne nationale (71,3%). Les taux de scolarisation sont tr&egrave;s faibles dans le primaire (environ 53%), les taux de mortalit&eacute; maternelle et infantile sont &eacute;lev&eacute;s. Peu de m&eacute;nages sont raccord&eacute;s &agrave; l&rsquo;eau potable, encore moins &agrave; l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Les services de sant&eacute; sont insuffisants avec un m&eacute;decin pour 27 700 habitants dans le Sud-Kivu et un pour 24 000 habitants dans le Nord-Kivu.<\/p>\n<p>Certains ph&eacute;nom&egrave;nes ont des cons&eacute;quences profondes. Un fort exode vers les sites miniers a entra&icirc;n&eacute; un d&eacute;racinement&nbsp;probablement irr&eacute;versible des jeunes et il &nbsp;en est de m&ecirc;me du choix qu&rsquo;ils font de rejoindre un groupe rebelle ou une milice. Les groupes <em>Ma&iuml; Ma&iuml; <\/em>omnipr&eacute;sents dans la zone du Kivu se diff&eacute;rencient de la structure sociale traditionnelle par leur agencement interne &eacute;troitement structur&eacute; et leurs rapports &eacute;galitaristes. Ils offrent une &eacute;chappatoire &agrave; la terre et une nouvelle forme plus acceptable d&rsquo;organisation que celle du village. Les jeunes recrues quittent leur territoire d&rsquo;origine pour longtemps et ainsi s&rsquo;affranchissent, souvent pour toujours, de l&rsquo;autorit&eacute; des anciens. Les parents perdent leur influence sur les enfants qui sont plus attir&eacute;s par les cultures urbaines que par les valeurs traditionnelles. L&agrave; o&ugrave; ailleurs en Afrique, ce processus est inscrit dans la longue dur&eacute;e, dans l&rsquo;Est du Congo, il est violent et rapide. Partout, l&rsquo;agriculture y a perdu ses bras au profit des mines.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;rosion de la base des ressources de nombreux m&eacute;nages est aggrav&eacute;e par les pillages des militaires, les massacres d&rsquo;animaux, les vols de r&eacute;coltes et de b&eacute;tail. D&eacute;sormais, les formes traditionnelles de la solidarit&eacute; sociale et &eacute;conomique sont remplac&eacute;es par la lutte individualis&eacute;e pour sa propre existence.<\/p>\n<p><strong>La protection des populations&nbsp;: la priorit&eacute; principale<\/strong><\/p>\n<p>Des accords de paix successifs (Kisangani, Nairobi, Goma) et des r&eacute;solutions des Nations unies, notamment celle de d&eacute;cembre 2008 (r&eacute;solution 1856), de d&eacute;cembre 2009 (r&eacute;solution 1906) et de juin 2010 (r&eacute;solution 1925), cherchent &agrave; apporter une am&eacute;lioration de la s&eacute;curit&eacute; et de l&rsquo;assistance humanitaire, et plus particuli&egrave;rement&nbsp;&agrave;:<\/p>\n<ul>\n<li>\n\t\tR&eacute;duire significativement les cas d&rsquo;abus et de violences.<\/li>\n<li>\n\t\tR&eacute;duire le nombre des personnes d&eacute;plac&eacute;es.<\/li>\n<li>\n\t\tAugmenter l&rsquo;acc&egrave;s des populations vuln&eacute;rables &agrave; l&rsquo;aide humanitaire et aux services des droits de l&rsquo;homme.<\/li>\n<li>\n\t\tRenforcer la protection d&eacute;di&eacute;e sp&eacute;cialement aux femmes, aux enfants, aux r&eacute;fugi&eacute;s et aux personnes d&eacute;plac&eacute;es.<\/li>\n<li>\n\t\tEtablir des garanties pour le retour des d&eacute;plac&eacute;s dans leur zone d&rsquo;origine.<\/li>\n<li>\n\t\tR&eacute;duire l&rsquo;impunit&eacute; des auteurs de violence et d&rsquo;atteintes aux droits de l&rsquo;homme et garantir leur passage devant la justice.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Apr&egrave;s la protection des populations, la seconde priorit&eacute;, essentielle pour l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une paix durable, est la cessation des hostilit&eacute;s par le d&eacute;sarmement, la d&eacute;mobilisation, le rapatriement, la r&eacute;int&eacute;gration et la r&eacute;installation (DD3R) des groupes arm&eacute;s. En&nbsp; d&eacute;cembre 2003 le gouvernement a lanc&eacute; un programme national destin&eacute; &agrave; r&eacute;duire substantiellement les armes ill&eacute;gales en circulation et la r&eacute;insertion des combattants d&eacute;mobilis&eacute;s gr&acirc;ce &agrave; des travaux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif ou leur int&eacute;gration dans l&rsquo;arm&eacute;e ou encore leur rapatriement au Rwanda. Ce programme a partiellement r&eacute;ussi au moins en termes quantitatifs. 21 500 combattants et leurs d&eacute;pendants sont retourn&eacute;s au Rwanda entre 2003 et 2009. Il ne restait au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2010 que 3 000 combattants des groupes arm&eacute;s &agrave; r&eacute;int&eacute;grer.<\/p>\n<p>La m&eacute;thode privil&eacute;gi&eacute;e pour r&eacute;gler les conflits, r&eacute;sorber les insurrections et r&eacute;tablir la paix a toujours &eacute;t&eacute; en RD Congo&nbsp;l&rsquo;int&eacute;gration des groupes rebelles&nbsp;au sein de l&rsquo;arm&eacute;e. Il en r&eacute;sulte que l&rsquo;arm&eacute;e congolaise est &agrave; pr&eacute;sent une sorte de mille-feuille compos&eacute; de 56 groupes rebelles, successivement &laquo;&nbsp;int&eacute;gr&eacute;s&nbsp;&raquo; depuis les ann&eacute;es 1980. Les nouveaux &laquo;&nbsp;soldats&nbsp;int&eacute;gr&eacute;s&nbsp;&raquo; rejoignent les &eacute;l&eacute;ments h&eacute;t&eacute;roclites issus des groupes de combattants ant&eacute;rieurement int&eacute;gr&eacute;s. L&rsquo;ann&eacute;e 2009 a connu l&rsquo;int&eacute;gration dite &laquo;&nbsp;acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e&nbsp;&raquo; de pr&egrave;s de 20 000 rebelles suppl&eacute;mentaires au sein des forces arm&eacute;es nationales.<\/p>\n<p>A dire vrai, cette fa&ccedil;on de faire ne cr&eacute;e pas les meilleures conditions pour former une v&eacute;ritable arm&eacute;e nationale et peut tout au contraire avoir sur elle un effet d&eacute;structurant.&nbsp; C&rsquo;est ainsi&nbsp; que l&rsquo;int&eacute;gration des &eacute;l&eacute;ments du CNDP, l&rsquo;ancien groupe rebelle tutsi, et d&rsquo;autres anciens rebelles a &eacute;t&eacute; conduite en 2009 avec une certaine pr&eacute;cipitation, sans v&eacute;rification sur l&rsquo;origine des conscrits. Le CNDP, fort de sa bonne organisation, a pu profiter de son insertion dans l&rsquo;arm&eacute;e nationale pour cr&eacute;er en son sein un commandement parall&egrave;le et poursuivre ses objectifs ant&eacute;rieurs, &agrave; savoir traquer les rebelles hutus du FDLR et s&rsquo;emparer du contr&ocirc;le des sites miniers. Le ver &eacute;tait d&eacute;sormais dans le fruit.<\/p>\n<p>La r&eacute;solution des conflits dans le Congo oriental mettra du temps. Apr&egrave;s tant d&rsquo;ann&eacute;es de conflits et d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, tant de victimes et tant de terres d&eacute;truites, les attitudes de d&eacute;fiance et les envies de repr&eacute;sailles sont difficiles &agrave; &eacute;liminer. Mais il n&rsquo;est pas impossible d&rsquo;esp&eacute;rer qu&rsquo;un jour prochain, une structure f&eacute;d&eacute;rale sera mise en place pour amorcer une coop&eacute;ration autour de l&rsquo;am&eacute;nagement concert&eacute; du territoire, au b&eacute;n&eacute;fice principalement des communaut&eacute;s locales.&nbsp; Il est &eacute;galement concevable d&rsquo;esp&eacute;rer que les ressources qui &eacute;taient d&eacute;tourn&eacute;es par l&rsquo;&eacute;conomie frauduleuse, en provenance du secteur minier et de la biodiversit&eacute; notamment, seront canalis&eacute;es vers des emplois productifs. La seule illusion serait de croire &agrave; l&rsquo;existence de solutions simples et rapides &agrave; la p&eacute;riode&nbsp;&nbsp; post-conflictuelle&nbsp;: l&rsquo;horizon temporel de la reconstruction sera de l&rsquo;ordre de la d&eacute;cennie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Pierre Jacquemot (<a href=\"mailto:Pierre.JACQUEMOT@diplomatie.gouv.fr\">Pierre.JACQUEMOT@diplomatie.gouv.fr<\/a>) est l&rsquo;Ambassadeur de France en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (<a href=\"http:\/\/tinyurl.com\/France-govt-DRC\">http:\/\/tinyurl.com\/France-govt-DRC<\/a>).<strong> &nbsp;<\/strong><\/em><\/p>\n<div>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/RDCongo\/jacquemot.htm#_ednref1\" id=\"_edn1\" name=\"_edn1\" title=\"\">1<\/a> Populations parlant le Kinyarwanda, la langue nationale du Rwanda.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les premiers d&eacute;placements significatifs de population rwandophone1 commenc&egrave;rent d&egrave;s 1937 lorsque la RDC (alors appel&eacute;e Za&iuml;re) a encourag&eacute; 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