{"id":41553,"date":"2014-11-18T00:00:00","date_gmt":"2014-11-18T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/okello-2-4\/"},"modified":"2025-04-30T04:22:20","modified_gmt":"2025-04-30T09:22:20","slug":"okello-2-4","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/foi\/okello-2-4\/","title":{"rendered":"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine"},"content":{"rendered":"<p>Peu de temps apr&egrave;s leur ind&eacute;pendance, de nombreux &Eacute;tats d&rsquo;Afrique se sont vus confront&eacute;s au d&eacute;fi que repr&eacute;sentait la construction d&rsquo;une nation ainsi que la n&eacute;cessit&eacute; de prot&eacute;ger, d&rsquo;assister et de trouver des solutions durables pour les r&eacute;fugi&eacute;s d&eacute;plac&eacute;s par les guerres de lib&eacute;ration et la lutte contre l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud. L&rsquo;Organisation de l&rsquo;unit&eacute; africaine (OUA) a &eacute;t&eacute; &eacute;tablie en 1963<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a> et la Convention de l&rsquo;OUA r&eacute;gissant les aspects propres aux probl&egrave;mes de r&eacute;fugi&eacute;s en Afrique (la Convention de l&rsquo;OUA sur les r&eacute;fugi&eacute;s) a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e en 1969 pour entrer en vigueur en 1974. La principale pr&eacute;occupation de l&rsquo;&eacute;poque &eacute;tait le nombre important d&rsquo;Africains fuyant les conflits surgissant des luttes contre le colonialisme. Comme l&rsquo;avait affirm&eacute; Mwalimu Julius Nyere, alors pr&eacute;sident de la Tanzanie&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous avons vu des r&eacute;fugi&eacute;s s&rsquo;enfuir des pays coloniaux et notre id&eacute;e &eacute;tait de bien traiter ces personnes<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">[2]<\/a>&nbsp;&raquo;. Personne ne s&rsquo;attendait &agrave; ce qu&rsquo;il y ait encore des r&eacute;fugi&eacute;s apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance &ndash; ni des personnes d&eacute;plac&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de leur propre pays (PDI) qui ne font m&ecirc;me pas l&rsquo;objet d&rsquo;une mention dans la Convention de l&rsquo;OUA.<\/p>\n<p>Une s&eacute;rie de conflits internes se sont alors d&eacute;clench&eacute;s dans une grande partie de l&rsquo;Afrique&nbsp;; Angola, Mozambique, Ouganda, Sierra Leone, Liberia et Rwanda n&rsquo;en sont que quelques exemples. Alors que les derni&egrave;res ann&eacute;es ont vu un retour progressif de la paix et la stabilit&eacute; dans ces parties du continent qui &eacute;taient alors perturb&eacute;es (et de nombreux r&eacute;fugi&eacute;s et PDI ont eu en cons&eacute;quence la possibilit&eacute; de rentrer chez eux), de nouveaux conflits ont &eacute;merg&eacute; en parall&egrave;le en RDC, au Soudan du Sud, en &Eacute;gypte et en Tunisie, et plus r&eacute;cemment au Mali et en R&eacute;publique centrafricaine, alors qu&rsquo;en Somalie une guerre sans fin s&rsquo;est transform&eacute;e en un conflit politico-religieux atroce. Ainsi, alors que l&rsquo;Afrique avait r&eacute;ussi &agrave; se lib&eacute;rer du joug colonial, le continent en est encore &agrave; tenter de se lib&eacute;rer de ses propres transgressions. &Agrave; travers tous ces &eacute;v&eacute;nements, de nombreuses populations se trouvent d&eacute;plac&eacute;es, un grand nombre d&rsquo;entre elles dans des situations prolong&eacute;es et statiques qui perdurent depuis des ann&eacute;es et dans certains cas des d&eacute;cennies. Contrairement aux ann&eacute;es menant &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance, les causes majeures du d&eacute;placement forc&eacute; en Afrique sont aujourd&rsquo;hui en grande partie domestiques, m&ecirc;me si parfois des facteurs ext&eacute;rieurs ont pu influencer la situation.<\/p>\n<p>La Convention de l&rsquo;OUA a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e afin d&rsquo;&eacute;tablir des normes relatives au traitement des r&eacute;fugi&eacute;s dans les pays d&rsquo;accueil sans s&rsquo;int&eacute;resser aux &eacute;v&eacute;nements qui avaient lieu dans les pays d&rsquo;origine<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\">[3]<\/a>. Mais &agrave; l&rsquo;heure actuelle, dans une grande partie de l&rsquo;Afrique les r&eacute;fugi&eacute;s sont loin d&rsquo;&ecirc;tre accueillis avec le sentiment exub&eacute;rant de solidarit&eacute; qui avait entour&eacute; la promulgation de la Convention de l&rsquo;OUA. Au contraire, les &Eacute;tats africains suivent de plus en plus la voie d&rsquo;autres r&eacute;gions en fermant leurs fronti&egrave;res et en mena&ccedil;ant de retour forc&eacute; ceux qui ont r&eacute;ussi &agrave; p&eacute;n&eacute;trer sur leur territoire. M&ecirc;me dans les pays o&ugrave; les r&eacute;fugi&eacute;s sont facilement admis et o&ugrave; des politiques positives sont en vigueur &agrave; leur &eacute;gard, leur traitement n&rsquo;est pas toujours conforme &agrave; la Convention. Auparavant ce type de traitement &eacute;tait uniquement le fait des &Eacute;tats, mais aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est &eacute;galement le traitement qu&rsquo;ils re&ccedil;oivent de la population qui devient pr&eacute;occupant dans la mesure o&ugrave; les communaut&eacute;s d&rsquo;accueil sont devenues de plus en plus hostiles &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des r&eacute;fugi&eacute;s. En Afrique du Sud par exemple, un pays o&ugrave; il y a encore peu, de nombreux citoyens avaient &eacute;t&eacute; eux-m&ecirc;mes r&eacute;fugi&eacute;s pendant de longues ann&eacute;es, le comportement x&eacute;nophobe et l&rsquo;intol&eacute;rance envers les r&eacute;fugi&eacute;s sont devenus courants.<\/p>\n<p>Depuis la mont&eacute;e du terrorisme international, la s&eacute;curit&eacute; est devenue la principale pr&eacute;occupation lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;envisager d&rsquo;accorder l&rsquo;asile &agrave; des r&eacute;fugi&eacute;s. Une telle &eacute;volution menace la survie m&ecirc;me de l&rsquo;institution de l&rsquo;asile en Afrique. Dans la premi&egrave;re partie des 40 ann&eacute;es de la Convention, la pr&eacute;occupation en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; concernait principalement des activit&eacute;s militaires et politiques subversives que les r&eacute;fugi&eacute;s &eacute;taient suspect&eacute;s d&rsquo;avoir commises dans leur pays d&rsquo;origine. La Convention contient des dispositions sp&eacute;cifiques en vue de traiter cette pr&eacute;occupation, notamment une stipulation explicite interdisant toute activit&eacute; subversive de ce type<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\">[4]<\/a>. Les premi&egrave;res l&eacute;gislations sur les r&eacute;fugi&eacute;s avaient &eacute;galement pour objet de les contr&ocirc;ler et de prot&eacute;ger l&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;accueil. Une telle position, menace non seulement de revenir en force, mais elle s&rsquo;accompagne aussi de certains parmi les cas les plus flagrants de <em>refoulement<\/em>. M&ecirc;me s&rsquo;il est vrai que les &Eacute;tat ont le devoir de se prot&eacute;ger eux-m&ecirc;mes contre les pr&eacute;judices, l&rsquo;application de ce devoir ne devrait pas justifier d&rsquo;enfreindre les engagements pris dans la Convention.<\/p>\n<p>Performance &agrave; cette date<\/p>\n<p>&Agrave; l&rsquo;examen des 40 premi&egrave;res ann&eacute;es de son existence, ce n&rsquo;est pas la Convention de l&rsquo;OUA elle-m&ecirc;me que l&rsquo;on remet en cause mais la performance des &Eacute;tats parties &agrave; mettre en pratique les attentes et la vision initiales de la Convention. Lorsque la Convention a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; Addis-Abeba en septembre 1969 et qu&rsquo;elle est entr&eacute;e en vigueur en juin 1974, son opportunit&eacute; et son importance ont suscit&eacute; de nombreuses acclamations. L&rsquo;accueil extr&ecirc;mement favorable r&eacute;serv&eacute; &agrave; la Convention &eacute;tait &eacute;galement partag&eacute; par la communaut&eacute; internationale, et parmi celle-ci par les acteurs humanitaires, les d&eacute;fenseurs des droits de l&rsquo;homme, les universitaires et le reste de la soci&eacute;t&eacute; civile. Il ne restait plus qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;appliquer, et dans les cas o&ugrave; les &Eacute;tats parties se montraient r&eacute;ticents, il ne restait plus &agrave; la communaut&eacute; internationale que de les convaincre de le faire par un coup de pouce. Il est juste de remarquer toutefois, que si cette derni&egrave;re s&rsquo;est acquitt&eacute;e avec diligence de sa t&acirc;che en d&eacute;fendant une application pleine et enti&egrave;re de la Convention, les &Eacute;tats parties quant &agrave; eux sont tr&egrave;s largement revenus sur leur engagement.<\/p>\n<p>En d&eacute;pit de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, quelques pays en Afrique s&rsquo;efforcent encore de remplir leurs obligations. L&rsquo;&Eacute;thiopie, par exemple, a adopt&eacute; &ndash; et pratique &ndash; une politique de porte ouverte &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des r&eacute;fugi&eacute;s. Entre 2009 et 2014, le pays a accueilli pr&egrave;s de 450&nbsp;000 r&eacute;fugi&eacute;s et en 2009 a introduit une politique &laquo;&nbsp;d&rsquo;installation hors des camps&nbsp;&raquo;, en vertu de laquelle les r&eacute;fugi&eacute;s ont le droit de vivre en dehors des camps &agrave; condition qu&rsquo;ils soient capables de subvenir &agrave; leurs besoins. Cette politique, qui initialement ne concernait que les r&eacute;fugi&eacute;s &Eacute;rythr&eacute;ens, est maintenant &eacute;galement applicable aux r&eacute;fugi&eacute;s d&rsquo;autres nationalit&eacute;s qui en remplissent les conditions. L&rsquo;&Eacute;thiopie a admis des r&eacute;fugi&eacute;s tout en faisant face &agrave; des conditions locales extr&ecirc;mement difficiles, comme un impact particuli&egrave;rement cons&eacute;quent sur son environnement &eacute;cologique fragile. L&rsquo;Ouganda &eacute;galement pratique une politique de porte ouverte et a, par exemple, propos&eacute; aux r&eacute;fugi&eacute;s des terres &agrave; cultiver. Ces exemples font parties des bonnes pratiques qui devraient &ecirc;tre encourag&eacute;es.<\/p>\n<p>La majorit&eacute;, si ce n&rsquo;est la totalit&eacute;, des pays qui accueillent des r&eacute;fugi&eacute;s en Afrique, ont comme point de d&eacute;part d&rsquo;&ecirc;tre pauvres. Leurs ressources suffisent &agrave; peine &agrave; couvrir ne serait-ce que les besoins essentiels de leurs propres populations. L&rsquo;effet sur ces pays de l&rsquo;accueil des r&eacute;fugi&eacute;s revient constamment comme un refrain, et ils sont nombreux &agrave; signaler les cons&eacute;quences n&eacute;gatives de leur attitude g&eacute;n&eacute;reuse. Cela repr&eacute;sente &eacute;galement un d&eacute;fi par rapport au principe du partage des t&acirc;ches &agrave; propos duquel la Convention d&eacute;clare&nbsp;: &laquo;&nbsp;lorsqu&rsquo;un &Eacute;tat membre &eacute;prouve des difficult&eacute;s &agrave; continuer d&rsquo;accorder le droit d&rsquo;asile aux r&eacute;fugi&eacute;s, cet &Eacute;tat membre pourra lancer un appel aux autres &Eacute;tats membres, tant directement que par l&rsquo;interm&eacute;diaire de l&rsquo;OUA [l&rsquo;Union africaine]&nbsp;; et les autres &Eacute;tats membres, dans un esprit de solidarit&eacute; africaine et de coop&eacute;ration internationale, prendront les mesures appropri&eacute;es pour all&eacute;ger le fardeau dudit &Eacute;tat membre accordant le droit d&rsquo;asile<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\" title=\"\">[5]<\/a>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Ce principe louable est un domaine dans lequel il aurait &eacute;t&eacute; possible de faire davantage, mais dans la mesure o&ugrave; la plupart des &Eacute;tats parties connaissent des circonstances socio&eacute;conomiques similaires et compte-tenu des r&eacute;alit&eacute;s g&eacute;ographiques, chercher &agrave; r&eacute;partir les r&eacute;fugi&eacute;s parmi les diff&eacute;rents pays membres n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; ais&eacute;. Le temps est peut-&ecirc;tre venu d&rsquo;explorer d&rsquo;autres options, comme celles discut&eacute;es en 1980 dans le cadre de la Conf&eacute;rence internationale relative &agrave; l&rsquo;assistance des r&eacute;fugi&eacute;s en Afrique (ICARA)<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\" title=\"\">[6]<\/a>, lorsque des projets ont &eacute;t&eacute; lanc&eacute;s dans le but de susciter l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des donateurs &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ce qui &eacute;tait connu &agrave; l&rsquo;&eacute;poque comme les programmes de d&eacute;veloppement et d&rsquo;assistance aux r&eacute;fugi&eacute;s.<\/p>\n<p>Solutions<\/p>\n<p>L&rsquo;existence d&rsquo;un m&eacute;canisme permettant de convertir le statut de r&eacute;fugi&eacute; de mani&egrave;re pr&eacute;visible et efficace en une solution ad&eacute;quate et durable est n&eacute;cessaire non seulement par rapport aux pays qui accueillent actuellement des r&eacute;fugi&eacute;s dans le cadre d&rsquo;un syst&egrave;me de r&eacute;installation mais aussi par rapport aux pays africains. Dans les premiers temps de la Convention, on constatait un effort pour y parvenir. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, en Afrique australe, les r&eacute;fugi&eacute;s qui p&eacute;n&eacute;traient aux Swaziland depuis l&rsquo;Afrique du Sud &eacute;taient imm&eacute;diatement air lift&eacute;s &agrave; destination de la Tanzanie, de la Zambie ou de l&rsquo;Ouganda, sans oublier les offres louables de mise &agrave; disposition de sites de r&eacute;installation du Burkina Faso et du B&eacute;nin. Mais il n&rsquo;y a eu aucune initiative similaire r&eacute;cente de la part d&rsquo;&Eacute;tats africains proposant de r&eacute;installer des r&eacute;fugi&eacute;s d&rsquo;un pays vers un autre dans un esprit de partage du fardeau. Les &Eacute;tats parties qui sont en position de le faire devraient &ecirc;tre encourag&eacute;s &agrave; envisager de recevoir des r&eacute;fugi&eacute;s africains en vue de r&eacute;installation.<\/p>\n<p>Afin de redonner de l&rsquo;espoir et de proposer un futur tangible aux r&eacute;fugi&eacute;s, une disposition permettant l&rsquo;emploi a &eacute;t&eacute; incluse dans la Convention. L&rsquo;imposition constante de r&eacute;serves consid&eacute;rables &agrave; cette disposition et &agrave; sa disposition jumelle &ndash; la libert&eacute; de mouvement &ndash; n&rsquo;est en rien un signe de sant&eacute;. C&rsquo;est le souci obstin&eacute; de maintenir ces r&eacute;serves &agrave; la Convention qui est en partie responsable des mouvements secondaires de r&eacute;fugi&eacute;s &agrave; la recherche de moyens d&rsquo;existence. Dans de nombreux cas, les pr&eacute;occupations ou les facteurs contextuels qui avaient conduit les &Eacute;tats parties &agrave; exprimer ces r&eacute;serves ont depuis lors disparu, mais les r&eacute;serves ont eu tendance &agrave; rester en vigueur, sapant ainsi la solidit&eacute; du r&eacute;gime de protection. Ce n&rsquo;est pas ce &agrave; quoi les &Eacute;tats africains devraient aspirer. Si rien n&rsquo;est fait, des r&eacute;fugi&eacute;s encore plus nombreux continueront de se d&eacute;placer de mani&egrave;re ill&eacute;gale &agrave; la recherche d&rsquo;une existence meilleure.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Reconnaissance du statut de r&eacute;fugi&eacute;<\/p>\n<p>En vertu de la d&eacute;finition de la Convention de 1951 des Nations Unies sur les r&eacute;fugi&eacute;s, de nombreux r&eacute;fugi&eacute;s accueillis dans les premiers temps par l&rsquo;&Eacute;thiopie auraient eu &agrave; prouver des craintes bien fond&eacute;es de pers&eacute;cution &agrave; un niveau individuel afin d&rsquo;&ecirc;tre reconnu comme tels. L&rsquo;&Eacute;thiopie toutefois leur a accord&eacute; la reconnaissance du statut de r&eacute;fugi&eacute; sur une base <em>prima facie<\/em> intrins&egrave;que &agrave; la d&eacute;finition de la Convention de l&rsquo;OUA qui s&rsquo;applique dans les circonstances o&ugrave; il s&rsquo;agit de r&eacute;pondre &agrave; un afflux massif de demandeurs d&rsquo;asile. M&ecirc;me si le m&eacute;canisme de <em>prima facie<\/em> utilis&eacute; en vue de d&eacute;terminer le statut de r&eacute;fugi&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par la Convention de l&rsquo;OUA, celle-ci a toutefois contribu&eacute; incidemment &agrave; promouvoir une alternative plus rapide au processus plus lent et souvent plus pesant qui consiste &agrave; d&eacute;terminer individuellement le statut de chaque demandeur d&rsquo;asile.<\/p>\n<p>En pr&eacute;voyant un fondement juridique permettant de les consid&eacute;rer comme r&eacute;fugi&eacute;s, la Convention de l&rsquo;OUA a m&ecirc;me inclus par inadvertance les personnes qui fuient des catastrophes environnementales comme la s&egrave;cheresse et la famine. Dans ce type de cas, la Convention a &eacute;galement fonctionn&eacute; comme un filet de s&eacute;curit&eacute; garantissant la protection des droits de l&rsquo;homme de ceux &agrave; qui un tel filet aurait autrement &eacute;t&eacute; refus&eacute;, m&ecirc;me si par ailleurs la Convention reste muette et ne d&eacute;cide pas si les victimes de catastrophes naturelles peuvent l&eacute;gitimement pr&eacute;tendre au statut de r&eacute;fugi&eacute;s. En outre, dans la mesure o&ugrave; la d&eacute;finition du r&eacute;fugi&eacute; dans la Convention de 1951 reste ax&eacute;e sur l&rsquo;individu, la Convention de l&rsquo;OUA, en accordant cette protection plus &eacute;tendue s&rsquo;est montr&eacute;e &agrave; la hauteur des besoins g&eacute;n&eacute;raux du continent m&ecirc;me si l&rsquo;&eacute;poque de la d&eacute;colonisation qui a influ&eacute; sur sa conception et son adoption est maintenant r&eacute;volue depuis bien longtemps. Ainsi, la v&eacute;ritable valeur ajout&eacute;e qu&rsquo;a apport&eacute; la Convention de l&rsquo;OUA au cours des quarante derni&egrave;res ann&eacute;es r&eacute;side dans le fait d&rsquo;axer (dans la d&eacute;finition) la d&eacute;termination du statut sur les circonstances objectives qui forcent &agrave; la fuite plut&ocirc;t que de relier la fuite du demandeur d&rsquo;asile &agrave; son interpr&eacute;tation individuelle et subjective du danger caus&eacute; par les &eacute;v&eacute;nements qui l&rsquo;entourent.<\/p>\n<p>C&rsquo;est cette m&ecirc;me valeur ajout&eacute;e qui a &eacute;t&eacute; emprunt&eacute;e et appliqu&eacute;e au dilemme que constituait l&rsquo;exode massif de r&eacute;fugi&eacute;s pendant la guerre dans les Balkans, et qui a servi d&rsquo;inspiration pour d&rsquo;autres projets l&eacute;gislatifs similaires comme la D&eacute;claration de Carthag&egrave;ne. &Agrave; son tour, la Convention de l&rsquo;OUA pourrait s&rsquo;informer des discussions qui ont entour&eacute; la D&eacute;claration de Carthag&egrave;ne relatives &agrave; la violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, l&rsquo;agression interne et les violations massives des droits de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Quarante ans apr&egrave;s, la Convention de l&rsquo;OUA reste le premier point de r&eacute;f&eacute;rence lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de traiter les probl&egrave;mes relatifs aux r&eacute;fugi&eacute;s dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique, et elle a consid&eacute;rablement influenc&eacute; la l&eacute;gislation d&rsquo;une majorit&eacute; des pays du continent. Au lieu de cette l&eacute;gislation nationale centr&eacute;e sur le contr&ocirc;le des r&eacute;fugi&eacute;s que des &Eacute;tats africains nouvellement ind&eacute;pendants cherchaient &agrave; promulguer, la priorit&eacute; s&rsquo;est d&eacute;plac&eacute;e vers la gestion des affaires relatives aux r&eacute;fugi&eacute;s.<\/p>\n<p>Plus r&eacute;cemment, la Convention a eu une influence majeure sur l&rsquo;&eacute;laboration de la Convention de 2009 de l&rsquo;Union africaine sur la protection et l&rsquo;assistance des personnes d&eacute;plac&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de leur propre pays en Afrique (Convention de Kampala de 2009), dans la mesure elle-m&ecirc;me ne couvre absolument pas les besoins de protection et d&rsquo;assistance des PDI. En mai 2006, une proposition a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e par des &Eacute;tats membres de l&rsquo;UA en vue d&rsquo;amender la Convention de l&rsquo;OUA pour y inclure des dispositions concernant la protection et l&rsquo;assistance des PDI. Cette id&eacute;e, lorsqu&rsquo;&eacute;mise a suscit&eacute; une forte opposition, en particulier de la part du HCR qui &eacute;tait convaincu que la proposition risquait de menacer s&eacute;rieusement l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de la Convention.<\/p>\n<p>M&ecirc;me si l&rsquo;on peut admettre que cette d&eacute;cision ait contribu&eacute; &agrave; pr&eacute;server l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de la Convention de l&rsquo;OUA et qu&rsquo;elle ait suscit&eacute; l&rsquo;&eacute;laboration de la Convention de Kampala, elle n&rsquo;en reste pas moins une occasion manqu&eacute;e de r&eacute;examiner la Convention de l&rsquo;OUA avec un &oelig;il critique et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de la modifier pour qu&rsquo;elle se trouve o&ugrave; elle devrait &ecirc;tre 40 ans apr&egrave;s son entr&eacute;e en vigueur. Sans aucun doute, il devait &ecirc;tre &eacute;vident au moment de son adoption que la Convention n&rsquo;&eacute;tait pas parfaite et qu&rsquo;elle comportait des d&eacute;fauts. En d&eacute;pit de cela, elle n&rsquo;a subi aucun amendement et le document reste inchang&eacute; depuis 1969, m&ecirc;me si les temps ont quant &agrave; eux consid&eacute;rablement chang&eacute; et qu&rsquo;il y a eu depuis de nombreux appels &agrave; r&eacute;vision.<\/p>\n<p>Il est n&eacute;cessaire de se pencher &agrave; nouveau sur la Convention de l&rsquo;OUA &ndash; de r&eacute;examiner les dispositions qu&rsquo;elle pr&eacute;voit, et notamment la d&eacute;finition qu&rsquo;elle donne d&rsquo;un r&eacute;fugi&eacute;, &agrave; la lumi&egrave;re de l&rsquo;Afrique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, pour veiller &agrave; ce qu&rsquo;elle continue de refl&eacute;ter les r&eacute;alit&eacute;s qui poussent aujourd&rsquo;hui les personnes &agrave; fuir. Les temps ont certes pu changer, mais les besoins demeurent. &Agrave; la question hypoth&eacute;tique de savoir ce qu&rsquo;il adviendrait si l&rsquo;on annulait la Convention de l&rsquo;OUA, la r&eacute;ponse tr&egrave;s probablement serait qu&rsquo;il faudrait en promulguer une autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J O Moses Okello, <em><u>jomosesokello54@yahoo.com<\/u><\/em> a r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; le Repr&eacute;sentant du HCR en &Eacute;thiopie. <em><a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\">www.unhcr.org<\/a><\/em><\/p>\n<div>\n<p>Cet article ne refl&egrave;te en rien la position officielle du HCR, et l&rsquo;auteur est enti&egrave;rement, et seul responsable des opinions qui y sont exprim&eacute;es.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> L&rsquo;Organisation de l&rsquo;Union africaine (OUA) s&rsquo;est depuis transform&eacute;e en Union Africaine (UA).<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\">[2]<\/a> &laquo;&nbsp;Africa: Innocence lost&nbsp;&raquo;: dans un entretien pour le magazine <em>Refugees<\/em> du HCR, 1999.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn3\">\n<p><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\">[3]<\/a> &Agrave; l&rsquo;exception de l&rsquo;article V qui d&eacute;finit les principes du rapatriement volontaire.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn4\">\n<p><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\">[4]<\/a> Article 3.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn5\">\n<p><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\" title=\"\">[5]<\/a> Article II (4).<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn6\">\n<p><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\" title=\"\">[6]<\/a> Qui a &eacute;t&eacute; organis&eacute;e dans les ann&eacute;es 1980 sous les auspices des Nations Unies, du HCR et de l&rsquo;OUA.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peu de temps apr&egrave;s leur ind&eacute;pendance, de nombreux &Eacute;tats d&rsquo;Afrique se sont vus confront&eacute;s au d&eacute;fi que repr&eacute;sentait la construction d&rsquo;une nation ainsi que la n&eacute;cessit&eacute; de prot&eacute;ger, d&rsquo;assister et de trouver des solutions durables pour les r&eacute;fugi&eacute;s d&eacute;plac&eacute;s par les guerres de lib&eacute;ration et la lutte contre l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud. L&rsquo;Organisation de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"parent":46519,"menu_order":0,"template":"","fmr_themes":[],"fmr_region":[],"fmr_issue":[96],"fmr_year":[],"fmr_content_type":[27],"fmr_languages":[37],"fmr_list_years":[563],"class_list":["post-41553","fmr_content","type-fmr_content","status-publish","hentry","fmr_issue-96","fmr_content_type-article","fmr_languages-french","fmr_list_years-563","entry","no-media"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.7 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine - Forced Migration Review<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"es_ES\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine - Forced Migration Review\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Peu de temps apr&egrave;s leur ind&eacute;pendance, de nombreux &Eacute;tats d&rsquo;Afrique se sont vus confront&eacute;s au d&eacute;fi que repr&eacute;sentait la construction d&rsquo;une nation ainsi que la n&eacute;cessit&eacute; de prot&eacute;ger, d&rsquo;assister et de trouver des solutions durables pour les r&eacute;fugi&eacute;s d&eacute;plac&eacute;s par les guerres de lib&eacute;ration et la lutte contre l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud. L&rsquo;Organisation de&hellip;\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Forced Migration Review\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-04-30T09:22:20+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/\",\"name\":\"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine - Forced Migration Review\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#website\"},\"datePublished\":\"2014-11-18T05:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-30T09:22:20+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"es-ES\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"RMF 48 &#8211; La foi et les r\u00e9ponses au d\u00e9placement\",\"item\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/\",\"name\":\"Forced Migration Review\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"es-ES\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization\",\"name\":\"Forced Migration Review\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"es-ES\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg\",\"width\":53,\"height\":62,\"caption\":\"Forced Migration Review\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine - Forced Migration Review","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/","og_locale":"es_ES","og_type":"article","og_title":"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine - Forced Migration Review","og_description":"Peu de temps apr&egrave;s leur ind&eacute;pendance, de nombreux &Eacute;tats d&rsquo;Afrique se sont vus confront&eacute;s au d&eacute;fi que repr&eacute;sentait la construction d&rsquo;une nation ainsi que la n&eacute;cessit&eacute; de prot&eacute;ger, d&rsquo;assister et de trouver des solutions durables pour les r&eacute;fugi&eacute;s d&eacute;plac&eacute;s par les guerres de lib&eacute;ration et la lutte contre l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud. L&rsquo;Organisation de&hellip;","og_url":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/","og_site_name":"Forced Migration Review","article_modified_time":"2025-04-30T09:22:20+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/","name":"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine - Forced Migration Review","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#website"},"datePublished":"2014-11-18T05:00:00+00:00","dateModified":"2025-04-30T09:22:20+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/#breadcrumb"},"inLanguage":"es-ES","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/okello-2-4\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"RMF 48 &#8211; La foi et les r\u00e9ponses au d\u00e9placement","item":"https:\/\/www.fmreview.org\/foi\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"La Convention de 1969 de l\u2019OUA et le d\u00e9fi permanent qu\u2019elle constitue pour l\u2019Union Africaine"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#website","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/","name":"Forced Migration Review","description":"","publisher":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.fmreview.org\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"es-ES"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization","name":"Forced Migration Review","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"es-ES","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg","contentUrl":"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg","width":53,"height":62,"caption":"Forced Migration Review"},"image":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content\/41553","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/types\/fmr_content"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content\/41553\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":46628,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content\/41553\/revisions\/46628"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content\/46519"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41553"}],"wp:term":[{"taxonomy":"fmr_themes","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_themes?post=41553"},{"taxonomy":"fmr_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_region?post=41553"},{"taxonomy":"fmr_issue","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_issue?post=41553"},{"taxonomy":"fmr_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_year?post=41553"},{"taxonomy":"fmr_content_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content_type?post=41553"},{"taxonomy":"fmr_languages","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_languages?post=41553"},{"taxonomy":"fmr_list_years","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_list_years?post=41553"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}