{"id":42017,"date":"2017-09-28T00:00:00","date_gmt":"2017-09-28T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/nelsonpollard-2-3\/"},"modified":"2025-03-17T08:46:42","modified_gmt":"2025-03-17T13:46:42","slug":"nelsonpollard-2-3","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/es\/syrie2018\/nelsonpollard-2-3\/","title":{"rendered":"La violence criminelle au Honduras comme moteur de d\u00e9placement"},"content":{"rendered":"<p>Avec des taux d&rsquo;homicides dans la r&eacute;gion comparables &agrave; ceux enregistr&eacute;s par certains &nbsp;des conflits arm&eacute;s les plus violents dans le monde<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a>, les bandes et groupes criminels repr&eacute;sentent le nouveau visage de la violence organis&eacute;e en Am&eacute;rique latine. Pour de nombreuses personnes, avoir un membre proche de sa famille ou un ami victime d&rsquo;enl&egrave;vement, de vol, d&rsquo;agression, d&rsquo;extorsion, de violences sexuelles ou de meurtre est courant, et dans certains pays, il est tout &agrave; fait possible de comparer l&rsquo;ampleur et la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; de ces actes de violence avec les p&eacute;riodes de conflits insurrectionnels des d&eacute;cennies pass&eacute;es.<\/p>\n<p>Certains &Eacute;tats, agences internationales et acteurs non gouvernementaux renforcent leurs efforts en vue de r&eacute;pondre &agrave; ces violations perp&eacute;tr&eacute;es par les bandes et groupes criminels, sans toutefois que les personnes d&eacute;plac&eacute;es obtiennent la protection dont elles ont besoin. Une premi&egrave;re &eacute;tape en vue d&rsquo;&eacute;liminer les obstacles qui emp&ecirc;chent l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la protection consiste &agrave; s&rsquo;assurer que la violence et la pers&eacute;cution sont reconnues mondialement comme des moteurs principaux de d&eacute;placement forc&eacute; dans le Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale (NTCA)<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">[2]<\/a>. L&rsquo;&eacute;tape suivante exige des &Eacute;tats qu&rsquo;ils am&eacute;liorent leur capacit&eacute; d&rsquo;atteindre les communaut&eacute;s d&eacute;plac&eacute;es afin d&rsquo;identifier celles qui ont des besoins sp&eacute;cifiques de protection.<\/p>\n<p>D&eacute;but 2017 a vu un d&eacute;veloppement encourageant dans la lutte pour une plus grande reconnaissance de cette situation lorsque le Honduras a annonc&eacute; qu&rsquo;il se portait volontaire pour &ecirc;tre l&rsquo;un des pays faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une &eacute;tude sous les auspices du Cadre d&rsquo;action globale pour les r&eacute;fugi&eacute;s (CRRF), un processus dirig&eacute; par le HCR, l&rsquo;agence des Nations Unies pour les r&eacute;fugi&eacute;s, en vue d&rsquo;apporter une contribution au Pacte mondial sur les r&eacute;fugi&eacute;s. D&rsquo;autres pays de la r&eacute;gion ont alors &eacute;galement annonc&eacute; leur intention de faire partie de cette &eacute;tude, autorisant ainsi une collaboration en vue de fournir une r&eacute;ponse r&eacute;gionale au d&eacute;placement dans le Triangle du nord. La participation des pays du Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale au processus du CRRF offre l&rsquo;opportunit&eacute; de trouver une solution &agrave; un contexte dont les circonstances et les besoins sont diff&eacute;rents des situations traditionnelles de r&eacute;fugi&eacute;s. &Agrave; un moment o&ugrave; la violence li&eacute;e aux bandes devient un moteur de d&eacute;placement de plus en plus important mondialement, les implications de ce qui se fait ou ne se fait pas au Honduras sont consid&eacute;rables pour les autres r&eacute;gions.&nbsp; &nbsp;<\/p>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"1\" cellspacing=\"1\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"background-color: rgb(204, 204, 204);\">\n\t\t\t\t<strong>Le Cadre d&rsquo;action globale pour les r&eacute;fugi&eacute;s<\/strong> (CRRF) est le nom donn&eacute; &agrave; la premi&egrave;re des deux Annexes de la D&eacute;claration de New York pour les r&eacute;fugi&eacute;s et les migrants adopt&eacute;es en septembre 2016. Le CRRF promeut une approche durable visant &agrave; associer l&rsquo;action humanitaire et l&rsquo;assistance au d&eacute;veloppement dans des situations impliquant des mouvements massifs de r&eacute;fugi&eacute;s, et cible un nombre d&rsquo;actions &agrave; prendre et de bonnes pratiques dans quatre domaines&nbsp;: mesures de r&eacute;ception et d&rsquo;admission&nbsp;; soutien des besoins imm&eacute;diats et persistants&nbsp;; soutien aux pays d&rsquo;accueil&nbsp;; et, renforcement des opportunit&eacute;s propices aux solutions durables. Un certain nombre de pays ont accept&eacute; de servir d&rsquo;objet d&rsquo;&eacute;tudes pour le CRRF&nbsp;; les enseignements tir&eacute;s &agrave; partir des exp&eacute;riences de ces pays serviront &agrave; donner les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;information en vue de la pr&eacute;paration du Pacte mondial sur les r&eacute;fugi&eacute;s en pr&eacute;vision de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies de 2018<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\">[3]<\/a>.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Obtenir acc&egrave;s aux personnes d&eacute;plac&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de leur propre pays (PDI)<\/strong><\/p>\n<p>Le Honduras est le seul pays du Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale &agrave; avoir publiquement reconnu le ph&eacute;nom&egrave;ne du d&eacute;placement interne&nbsp;; il travaille maintenant &agrave; l&rsquo;adoption d&rsquo;une l&eacute;gislation nationale pour la pr&eacute;vention du d&eacute;placement interne et la protection et l&rsquo;assistance des PDI, la premi&egrave;re dans son genre dans la r&eacute;gion. Toutefois, &agrave; travers l&rsquo;ensemble de la r&eacute;gion, les &Eacute;tats, les agences internationales et les organisations non gouvernementales (ONG) commencent seulement &agrave; saisir la port&eacute;e exacte du d&eacute;placement interne dans la r&eacute;gion. Contrairement &agrave; d&rsquo;autres situations o&ugrave; le d&eacute;placement est plus visible, comme le d&eacute;placement issu du conflit en Syrie, les personnes qui fuient la violence criminelle cherchent souvent &agrave; passer inaper&ccedil;ues. L&rsquo;acc&egrave;s aux donn&eacute;es s&rsquo;am&eacute;liore gr&acirc;ce &agrave; des enqu&ecirc;tes qui ont &eacute;t&eacute; men&eacute;es au Honduras et au Salvador, mais celles-ci ne couvrent que partiellement la situation. Une &eacute;tude<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\">[4]<\/a> de 2014 a recens&eacute; 174&nbsp;000 PDI au Honduras, mais elle ne couvrait que 20 des 290 municipalit&eacute;s du pays. Sur la base de cette &eacute;tude, l&rsquo;Observatoire des situations de d&eacute;placement interne (Internal Displacement Monitoring Centre &ndash; IDMC) a estim&eacute; &agrave; 190&nbsp;000 le nombre de PDI pour l&rsquo;ann&eacute;e 2016. Le Conseil norv&eacute;gien pour les r&eacute;fugi&eacute;s (NRC) a entrepris ses propres enqu&ecirc;tes afin de d&eacute;couvrir combien d&rsquo;enfants ont abandonn&eacute; leur scolarit&eacute; dans les zones de violence extr&ecirc;me, et a r&eacute;guli&egrave;rement conclu que dans la r&eacute;alit&eacute; le nombre de personnes touch&eacute;es d&eacute;passait largement les estimations du gouvernement.<\/p>\n<p>Les gouvernements et les ONG font souvent r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&laquo;&nbsp;invisibilit&eacute;&nbsp;&raquo; du d&eacute;placement interne dans le Triangle du nord, plus particuli&egrave;rement dans la mesure o&ugrave; les PDI ont tendance &agrave; se faire discr&egrave;tes pour &eacute;viter d&rsquo;&ecirc;tre suivies par leurs pers&eacute;cuteurs, et qu&rsquo;elles &eacute;vitent de s&rsquo;enregistrer aupr&egrave;s des autorit&eacute;s par manque de confiance. Ceux qui travaillent directement avec les communaut&eacute;s touch&eacute;es, comme le NRC, savent que cette invisibilit&eacute; se solde par un acc&egrave;s tr&egrave;s difficile &agrave; ces communaut&eacute;s. Bien souvent les &Eacute;tats n&rsquo;ont pas de contr&ocirc;le sur les zones touch&eacute;es par la violence des bandes et sont incapables ou ne veulent pas apporter les services de base aux communaut&eacute;s qui vivent dans ces endroits. Pour les humanitaires, n&eacute;gocier avec des bandes afin d&rsquo;obtenir un acc&egrave;s &agrave; des personnes d&eacute;plac&eacute;es vuln&eacute;rables est une exp&eacute;rience enti&egrave;rement in&eacute;dite. Certaines organisations, comme le NRC, ont r&eacute;ussi &agrave; obtenir un acc&egrave;s partiel par le biais de n&eacute;gociations prudentes, mais cet acc&egrave;s d&eacute;pend de multiples facteurs qui peuvent changer instantan&eacute;ment. En mai 2017, le NRC a apport&eacute; une assistance humanitaire &agrave; 200 personnes nouvellement d&eacute;plac&eacute;es de chez elles &agrave; San Pedro Sula au Honduras &agrave; cause d&rsquo;une recrudescence de la guerre entre bandes&nbsp;; il aurait &eacute;t&eacute; possible d&rsquo;en faire bien davantage si le gouvernement et les autres acteurs humanitaires avaient eux aussi obtenu un acc&egrave;s sans entraves aux populations concern&eacute;es<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\" title=\"\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Identification des cas de protection<\/strong><\/p>\n<p>Tout en tentant d&rsquo;obtenir de meilleures modalit&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s aux personnes d&eacute;plac&eacute;es sur leur propre territoire, les &Eacute;tats doivent &eacute;galement am&eacute;liorer les m&eacute;thodes qu&rsquo;ils emploient pour identifier les besoins de protection. Les gouvernements des pays du Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale avancent que, parmi les personnes qui quittent leur pays, seuls 5 &agrave; 10&nbsp;% le font pour des raisons li&eacute;es &agrave; la violence<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\" title=\"\"><sup><sup>[6]<\/sup><\/sup><\/a>, et que 90 &agrave; 95&nbsp;% des autres le font pour des raisons &eacute;conomiques ou pour retrouver leur famille. Dans le m&ecirc;me temps, des &eacute;tudes men&eacute;es par diff&eacute;rentes agences onusiennes et ONG r&eacute;v&egrave;lent des chiffres drastiquement diff&eacute;rents qui indiquent par exemple que 40 &agrave; 60&nbsp;% des enfants, des adolescents et des femmes interrog&eacute;s affirment avoir quitt&eacute; leur pays pour des raisons li&eacute;es &agrave; la violence<a href=\"#_edn7\" name=\"_ednref7\" title=\"\">[7]<\/a>.<\/p>\n<p>Il est possible que la violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e soit devenue un ph&eacute;nom&egrave;ne tellement normalis&eacute; que de nombreuses personnes parmi les centaines de milliers de d&eacute;plac&eacute;s &agrave; travers la r&eacute;gion n&rsquo;identifient pas imm&eacute;diatement la violence comme la cause premi&egrave;re de leur d&eacute;placement. Cette disparit&eacute; en mati&egrave;re de statistiques peut n&eacute;anmoins s&rsquo;expliquer partiellement par les conditions dans lesquelles les cas de protection sont identifi&eacute;s et les donn&eacute;es recueillies. Les chiffres des gouvernements des pays du Triangle nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale qui rendent compte du d&eacute;placement &agrave; travers les fronti&egrave;res proviennent d&rsquo;entretiens men&eacute;s dans les centres de r&eacute;ception pour expuls&eacute;s qui traitent les cas des personnes qui ont &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;es des &Eacute;tats-Unis et du Mexique. M&ecirc;me s&rsquo;il est vrai qu&rsquo;au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es le gouvernement hondurien a grandement am&eacute;lior&eacute; les conditions pr&eacute;valant dans ces centres de r&eacute;ception qui maintenant offrent une assistance imm&eacute;diate et comptent des espaces adapt&eacute;s aux enfants, ceux-ci restent des endroits inad&eacute;quats pour recueillir des donn&eacute;es personnelles complexes sur les motivations qui ont pouss&eacute; les personnes &agrave; quitter le pays. Les entretiens sont souvent men&eacute;s dans des espaces qui n&rsquo;offrent pas la discr&eacute;tion indispensable pour divulguer des informations sensibles, par exemple sur des abus, des actes de violence ou des craintes de pers&eacute;cution de la part des bandes. Les employ&eacute;s du gouvernement (dans certains cas des b&eacute;n&eacute;voles) qui m&egrave;nent les entretiens n&rsquo;ont bien souvent pas la formation suffisante pour identifier les risques de protection.<\/p>\n<p>Des d&eacute;cennies de violence et de corruption &eacute;tatiques ont fini par &eacute;roder la confiance dans le syst&egrave;me, et en cons&eacute;quence, les personnes sont peu enclines &agrave; se confier &agrave; des repr&eacute;sentants officiels lorsqu&rsquo;elles doivent demander protection. Sous pr&eacute;texte que la plupart des personnes concern&eacute;es veulent quitter le centre de r&eacute;ception aussi rapidement que possible, les autorit&eacute;s honduriennes soumettent les personnes expuls&eacute;es &agrave; des formalit&eacute;s d&rsquo;enregistrement, des examens m&eacute;dicaux et psychosociaux, ainsi qu&rsquo;&agrave; des entretiens de retour dans le pays, et ce, dans la pr&eacute;cipitation, pour ensuite leur donner collation &ndash; le tout en l&rsquo;espace d&rsquo;une heure &ndash; avant de les mettre dans un bus &agrave; destination du centre urbain le plus proche.<\/p>\n<p>Ces circonstances n&rsquo;incitent pas les personnes &agrave; expliquer les raisons souvent complexes et traumatisantes qui les ont amen&eacute;es &agrave; quitter le pays, et encore moins &agrave; confier les violations des droits de l&rsquo;homme qu&rsquo;elles ont pu subir pendant leur fuite. Dans de nombreux cas, les personnes de retour au pays connaissent les limitations du gouvernement &agrave; leur apporter une v&eacute;ritable solution adapt&eacute;e (comme des voies d&rsquo;orientation ou des possibilit&eacute;s de r&eacute;installation), et savent que sa capacit&eacute; d&rsquo;effectuer un suivi individuel reste faible. Dans une situation o&ugrave; tr&egrave;s peu de personnes obtiennent une protection internationale pour des raisons li&eacute;es &agrave; la violence des bandes, il est probable que les personnes d&eacute;plac&eacute;es estiment qu&rsquo;il ne sert pas &agrave; grand-chose de demander l&rsquo;asile &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e dans le pays de destination. De plus, il se peut &eacute;galement qu&rsquo;elles indiquent des motifs &eacute;conomiques comme leur principale raison d&rsquo;entreprendre le voyage vers le nord afin de d&eacute;montrer leur volont&eacute; de travailler et de contribuer &agrave; la soci&eacute;t&eacute;. De m&ecirc;me, il se peut aussi qu&rsquo;elles d&eacute;clarent une r&eacute;unification familiale comme la raison de leur voyage afin de montrer qu&rsquo;elles disposent d&rsquo;un r&eacute;seau de soutien dans le pays de destination.&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les pays de destination, de nombreuses personnes sont confront&eacute;es au choix de signer elles-m&ecirc;mes leur ordre d&rsquo;expulsion pour &ecirc;tre renvoy&eacute;es d&rsquo;o&ugrave; elles viennent ou de faire face &agrave; une longue p&eacute;riode de d&eacute;tention pendant le traitement de leur dossier. Individuellement, il est souvent plus ais&eacute;, dans le pays de destination comme au retour dans le pays d&rsquo;origine, d&rsquo;indiquer que l&rsquo;on a quitt&eacute; le pays en qu&ecirc;te d&rsquo;opportunit&eacute;s &eacute;conomiques ou pour un motif de r&eacute;unification familiale en vue de se faire oublier des autorit&eacute;s &ndash; et &ecirc;tre ainsi en mesure d&rsquo;entreprendre le voyage &agrave; nouveau.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Saisir l&rsquo;opportunit&eacute; que repr&eacute;sente le processus du CRRF <\/strong><\/p>\n<p>&Agrave; travers l&rsquo;ensemble du Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale, on constate un manque fondamental de compr&eacute;hension des facteurs de rejet et d&rsquo;attraction du d&eacute;placement, et du r&ocirc;le que joue la violence dans le p&eacute;riple entrepris par de nombreuses personnes. Les organisations humanitaires doivent reconna&icirc;tre cette absence de compr&eacute;hension des moteurs du d&eacute;placement et l&rsquo;incapacit&eacute; qui en r&eacute;sulte d&rsquo;identifier les personnes qui ont besoin de protection. Elles doivent &eacute;galement se demander si les lois, les politiques et les programmes d&eacute;velopp&eacute;s en vue de prot&eacute;ger et d&rsquo;apporter de l&rsquo;assistance aux personnes d&eacute;plac&eacute;es dans des contextes de conflit comme ceux de la Syrie ou de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo peuvent &ecirc;tre appliqu&eacute;s &agrave; ces sc&eacute;narios de violence criminelle, ou si d&rsquo;autres solutions et approches sont n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Le processus du CRRF au Honduras repr&eacute;sente une occasion pour aborder ces questions et pour r&eacute;ussir, finalement, &agrave; prot&eacute;ger les personnes d&eacute;plac&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de leur propre pays et celles qui ont travers&eacute; des fronti&egrave;res. Le HCR et des ONG comme le Conseil norv&eacute;gien pour les r&eacute;fugi&eacute;s recueillent actuellement aupr&egrave;s des &Eacute;tats, des personnes d&eacute;plac&eacute;es, des organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, des groupes religieux et des communaut&eacute;s locales, des recommandations quant aux mesures &agrave; prendre. En octobre 2017, les &Eacute;tats du Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale, et plus largement de l&rsquo;ensemble de la r&eacute;gion, se r&eacute;uniront au Honduras en vue de d&eacute;finir et prendre des engagements pour une collaboration plus &eacute;troite, d&rsquo;adopter des m&eacute;canismes de protection et de d&eacute;cider d&rsquo;un Cadre r&eacute;gional complet pour la protection et la recherche de solutions. Ce processus doit se traduire par un engagement durable des acteurs humanitaires et du d&eacute;veloppement, un partage accru des responsabilit&eacute;s encourag&eacute; par les &Eacute;tats &agrave; travers un renforcement des structures de protection au niveau national, une augmentation du financement destin&eacute; &agrave; la protection, et finalement, une augmentation drastique des voies juridiques destin&eacute;es aux personnes dans le besoin. Tous les acteurs &agrave; travers le Triangle du nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale doivent identifier et reconna&icirc;tre le r&ocirc;le de la violence comme moteur de d&eacute;placement, et saisir cette possibilit&eacute; d&rsquo;ouverture pour agir d&egrave;s maintenant et changer les choses pour les personnes dont il est urgent d&rsquo;assurer la protection.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Suzanna Nelson-Pollard <a href=\"mailto:suzanna.nelson-pollard@nrc.no\"><em>suzanna.nelson-pollard@nrc.no<\/em><\/a><br \/>\n\tAssoci&eacute;e au programme, &Eacute;quipe de politique humanitaire, Conseil norv&eacute;gien pour les r&eacute;fugi&eacute;s &ndash; Gen&egrave;ve<br \/>\n\t<a href=\"http:\/\/www.nrc.no\"><em>www.nrc.no<\/em><\/a><\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> Voir : Cantor D J &lsquo;Gang violence as a cause of forced migration in the Northern Triangle of Central America&rsquo; dans Cantor D J et Rodr&iacute;guez Serna N (Eds) (2016) <em>The New Refugees, Crime and Forced Displacement in Latin America<\/em>, pp27-45.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\">[2]<\/a> &Eacute;galement d&eacute;sign&eacute; de nos jours par les termes &laquo; nord de l&rsquo;Am&eacute;rique centrale &raquo;.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn3\">\n<p><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\">[3]<\/a> <a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\/uk\/comprehensive-refugee-response-framework-crrf\">www.unhcr.org\/uk\/comprehensive-refugee-response-framework-crrf<\/a> Voir &eacute;galement les articles de Manisha Thomas dans ce num&eacute;ro.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn4\">\n<p><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\">[4]<\/a> &Eacute;tude de la Commission inter-agence hondurienne pour la protection des personnes d&eacute;plac&eacute;es par la violence soutenue par le HCR et le Service commun de profilage des PDI<br \/>\n\t\t\t<a>www.internal-displacement.org\/countries\/honduras<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn5\">\n<p><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\" title=\"\">[5]<\/a> Voir <em>Revue Migrations Forc&eacute;es<\/em> num&eacute;ro 37 (2011) &laquo;&nbsp;Acteurs arm&eacute;s non &eacute;tatiques et d&eacute;placement &raquo; <a href=\"http:\/\/www.fmreview.org\/fr\/non-etatiques\">www.fmreview.org\/fr\/non-etatiques<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn6\">\n<p><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\" title=\"\">[6]<\/a> Statistiques cit&eacute;es dans le cadre de discussions avec les autorit&eacute;s honduriennes en novembre 2016, et dans une d&eacute;claration publique faite par des repr&eacute;sentants officiels du Guatemala lors des Consultations mondiales sur la migration en mai 2017.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn7\">\n<p><a href=\"#_ednref7\" name=\"_edn7\" title=\"\">[7]<\/a> Voir par exemple&nbsp;: HCR (2014) <em>Arrancado de Raiz<\/em><br \/>\n\t\t\t<a href=\"http:\/\/%0dwww.acnur.org\/donde-trabaja\/america\/mexico\/arrancados-de-raiz\/\">www.acnur.org\/donde-trabaja\/america\/mexico\/arrancados-de-raiz\/<\/a><\/p>\n<p>R&eacute;sum&eacute; en anglais&nbsp;:<br \/>\n\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.acnur.org\/fileadmin\/scripts\/doc.php?file=fileadmin\/Documentos\/Eventos\/2014\/Uprooted_One-pager\">www.acnur.org\/fileadmin\/scripts\/doc.php?file=fileadmin\/Documentos\/Eventos\/2014\/Uprooted_One-pager<\/a><\/p>\n<p>Et &eacute;galement&nbsp;: HCR (2014) <em>Children on the Run<\/em> <a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\/uk\/children-on-the-run\">www.unhcr.org\/uk\/children-on-the-run<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec des taux d&rsquo;homicides dans la r&eacute;gion comparables &agrave; ceux enregistr&eacute;s par certains &nbsp;des conflits arm&eacute;s les plus violents dans le monde[1], les bandes et groupes criminels repr&eacute;sentent le nouveau visage de la violence organis&eacute;e en Am&eacute;rique latine. 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