Traite et trafic des êtres humains

À paraître en juin 2020

Date limite de soumission des articles : 17 février 2020

En 2006, nous avons publié un numéro de RMF à propos de l’impact de la traite des êtres humains sur les populations et les communautés du monde entier. Depuis, les cas signalés de traite et de trafic n’ont cessé d’augmenter, suscitant un regain d’intérêt pour les interconnections et l’impact croissant de ces deux phénomènes, apparentés mais distincts.* Le dernier numéro de RMF explorera les évolutions dans ce domaine.

Nous sommes à la recherche d’articles concis, pertinents, non-conformistes et axés sur la pratique qui présentent des analyses, des enseignements et des bonnes pratiques ayant une large application. Les rédactrices en chef de RMF recherchent en particulier des articles reflétant un large éventail d’opinions et d’expériences, qui répondent à des questions telles que les suivantes :

Prévention

  • Quels enseignements peut-on tirer des interventions qui sont parvenues à prévenir la traite d’êtres humains ?
  • Quelles sont les lacunes de connaissances qui nous empêchent de mieux comprendre les liens entre le déplacement et la vulnérabilité à la traite ? Comment peut-on combler ces lacunes ?
  • Quels sont les défis spécifiques pour lutter contre la traite lorsqu’elle a lieu au sein des frontières internationales ? Dans ce genre de contexte, dans quelle mesure les approches de la prévention et les réponses sont-elles différentes par rapport aux situations de traite transfrontalière ?

 

Identification et protection

  • Quelles sont les difficultés pour identifier les victimes de la traite, et comment les surmonter ? Quels sont les besoins en termes de renforcement des capacités et de dotation en ressources, et est-ce que certaines approches se sont avérées plus fructueuses que d’autres ?
  • Quels enseignements peut-on tirer des meilleures pratiques en matière de protection et/ou de rapatriement des victimes de la traite ou du trafic d’êtres humains, y compris pour répondre aux différents besoins des groupes vulnérables ?
  • Comment la société civile a déployé des plaidoyers et des actions pratiques pour protéger les droits des victimes de la traite ?
  • Au vu de la variabilité du statut juridique octroyé aux victimes de la traite, faut-il sensibiliser les responsables publics à propos des besoins de protection ? Quelles bonnes pratiques peut-on dégager des différentes approches adoptées par différents acteurs pour rapatrier les victimes de la traite ?
  • Quelles approches peut-on adopter à l’échelle locale, nationale et internationale pour lutter contre la stigmatisation éventuelle, pour construire ou reconstruire les moyens d’existence, pour apporter un soutien psychosocial et pour empêcher que les victimes de la traite ne tombent de nouveau dans les filets des trafiquants ?
  • Que devons-nous savoir à propos du rôle de la traite en tant que moyen de financement des conflits, et à propos de ces liens avec la fragilité des États et la construction de la paix ? Et quel est le rôle des institutions financières pour lutter contre la traite et le trafic et y mettre fin ?

 

Analyse des politiques

  • Quelles sont les impacts des politiques migratoires sur le trafic d’êtres humains et sa prévalence ?
  • Les mesures prises par les États en vertu des lois anti-trafic pour entamer des poursuites pénales contre les citoyens aidant les réfugiés à traverser les frontières ont-elles eu des impacts spécifiques sur l’assistance et la protection ?
  • Les tentatives de démantèlement des réseaux de trafic par les États s’accompagnent-elles d’efforts parallèles pour proposer des alternatives, c’est-à-dire pour offrir un passage sûr aux réfugiés et aux migrants ? 

 

Analyse des approches et des initiatives

  • Quelles approches et initiatives sont élaborées/mises en œuvre en réponse aux défis posés par l’évolution des tendances et des modes opératoires du trafic et de la traite ?
  • Comment les instruments internationaux pour lutter contre la traite d’êtres humains sont-ils appliqués, notamment la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et ses protocoles additionnels relatifs au trafic et à la traite des migrants ; la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains ; la Convention de l’ASACR sur la prévention et l’élimination de la traite des femmes et des enfants aux fins de prostitution ; et le Protocole de 2014 relatif à la Convention sur le travail forcé de l’Organisation internationale du travail ? Quels sont les obstacles ou les limitations qui entravent leur pleine mise en œuvre ?
  • Quelles opportunités le Pacte mondial pour la migration et le Pacte mondial sur les réfugiés offrent-ils pour lutter contre le trafic et contre la traite ?
  • En dépit d’un cadre juridique amplement ratifié, d’un solide cadre institutionnel, de la sensibilisation importante et de la forte compassion du public, et d’immenses ressources, la traite des êtres humains continue de gagner du terrain et non d’en perdre. Faut-il adopter une approche radicalement différente ? Si oui, quelles contributions les nouveaux acteurs pourraient-ils apporter, y compris les acteurs venus du secteur privé ?

 

* La traite des personnes désigne « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation... ».   …Quant au « trafic », il se rapporte aux transactions consensuelles dans le cadre desquelles le trafiquant et le migrant acceptent de contourner les contrôles migratoires pour des raisons mutuellement avantageuses. [Bhabha J et Zard M « Victime de trafic illicite ou de traite des personnes ? », RMF 25, en relation aux deux Protocoles relatifs au trafic et à la traite des migrants de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée]

AVANT DE RÉDIGER VOTRE ARTICLE :
Si vous souhaitez contribuer, veuillez envoyer un e-mail aux rédactrices en chef sur fmr@qeh.ox.ac.uk décrivant le sujet que vous proposez en quelques phrases, afin de que nous puissions revenir vers vous et vous indiquer si nous souhaitons recevoir votre soumission. 

LORS DE LA RÉDACTION/DE LA SOUMISSION DE VOTRE ARTICLE :
Veuillez prendre connaissance de nos directives à l’attention des auteurs et vérifier, avant de soumettre votre article, que celui-ci répond aux exigences de notre liste de contrôle ; de plus amples informations sont disponibles sur www.fmreview.org/fr/ecrire-pour-rmfTout article non conforme à notre liste de contrôle sera rejeté.

Nous demandons à tous les auteurs de considérer la pertinence des réponses qu’ils apportent en relation aux personnes en situation de handicap, aux personnes LGBTIQ+, aux personnes âgées et aux autres groupes en situation de vulnérabilités spécifiques, et de penser à introduire dans leurs articles une perspective de genre. Il va sans dire que nous souhaitons tout particulièrement rendre compte de l’expérience et du savoir des communautés et des individus touchés directement par les problèmes soulevés.

Alors même que nous cherchons à nous faire l’écho d’exemples de pratiques et d’expériences positives reproductibles ailleurs, nous invitons également nos contributeurs à se pencher sur d’éventuels échecs ou difficultés, pour tenter d’expliquer ce qui ne fonctionne pas ou n’a pas fonctionné aussi bien qu’escompté, et pourquoi.

Longueur maximale : 2 500 mots.

Veuillez noter que l’espace est toujours très précieux dans RMF, si bien que les articles publiés sont généralement plus courts que cette longueur maximale. Si votre article est accepté, il est possible qu’il soit condensé avant d’être publié, mais nous vous consulterons au préalable afin de confirmer toute modification.

Date limite de soumission des articles : lundi 17 février 2020

REMARQUE : ce dossier thématique sera plus court qu’à l’habitude puisqu’il sera accompagné d’un second dossier thématique intitulé « Crise climatique et communautés locales ».

facebook logo Twitter logo RSS logo email.png

Forced Migration Review
Refugee Studies Centre
Oxford Department of International Development
University of Oxford
3 Mansfield Road, Oxford OX1 3TB, UK
fmr@qeh.ox.ac.uk  +44 (0)1865 281700
skype: fmreview