{"id":41188,"date":"2012-02-10T00:00:00","date_gmt":"2012-02-10T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/koike-2-3\/"},"modified":"2012-02-10T00:00:00","modified_gmt":"2012-02-10T05:00:00","slug":"koike-2-3","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/koike-2-3\/","title":{"rendered":"Les r\u00e9fugi\u00e9s laiss\u00e9s pour compte dans le Japon post-s\u00e9isme"},"content":{"rendered":"<p align=\"left\">Plus de 20&nbsp;000 personnes sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es ou port&eacute;es disparues suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont frapp&eacute; le Japon le 11 mars 2011. On d&eacute;nombre &eacute;galement plus de 250&nbsp;000 b&acirc;timents endommag&eacute;s ou d&eacute;truits, quelque 4,4 millions de m&eacute;nages laiss&eacute;s sans &eacute;lectricit&eacute; et 2,3 millions sans acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p align=\"left\">Plus de 20&nbsp;000 personnes sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es ou port&eacute;es disparues suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont frapp&eacute; le Japon le 11 mars 2011. On d&eacute;nombre &eacute;galement plus de 250&nbsp;000 b&acirc;timents endommag&eacute;s ou d&eacute;truits, quelque 4,4 millions de m&eacute;nages laiss&eacute;s sans &eacute;lectricit&eacute; et 2,3 millions sans acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau. Malgr&eacute; l&rsquo;immensit&eacute; des sommes consacr&eacute;es aux secours et d&rsquo; autres donations, certains groupes d&rsquo;individus ont re&ccedil;u peu d&rsquo;assistance, voire aucune. Les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile comptent parmi ces groupes.<\/p>\n<p align=\"left\">La catastrophe a eu des cons&eacute;quences si d&eacute;sastreuses que de nombreux ressortissants &eacute;trangers ont pr&eacute;cipitamment quitt&eacute; le pays, craignant qu&rsquo;un autre s&eacute;isme ne survienne et que des radiations ne s&rsquo;&eacute;chappent des centrales nucl&eacute;aires endommag&eacute;es. Le Bureau de l&rsquo;immigration (BI) s&rsquo;est retrouv&eacute; inond&eacute; par les demandes de &laquo;&nbsp;permis de rentr&eacute;e&nbsp;&raquo;, dont les individus ont besoin pour obtenir un visa pour un autre pays tout en conservant le droit de revenir au Japon si la situation s&rsquo;am&eacute;liore. Cependant, selon le syst&egrave;me d&rsquo;asile actuel au Japon, le BI ne peut pas d&eacute;livrer de permis de rentr&eacute;e aux r&eacute;fugi&eacute;s qui en font la demande. Les demandeurs d&rsquo;asile ont donc d&ucirc; choisir entre les risques potentiels de pers&eacute;cution dans leur pays d&rsquo;origine et les risques imm&eacute;diats associ&eacute;s au prolongement de leur s&eacute;jour au Japon. Alors que de nombreux r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile ont choisi de partir, nombre de ceux qui sont rest&eacute;s au Japon ont eu l&rsquo;impression de ne pas vraiment avoir le choix, tout en sachant qu&rsquo;ils ne b&eacute;n&eacute;ficieraient d&rsquo;aucune assistance.<\/p>\n<p align=\"left\">&laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons nulle part o&ugrave; rentrer. Nulle part o&ugrave; aller comme les autres; nous n&rsquo;y sommes pas autoris&eacute;s. Nous sommes coinc&eacute;s au Japon. Nous sommes comme des prisonniers; nous nous sentons seuls et oubli&eacute;s. Aucun organe n&rsquo;a pour responsabilit&eacute; de s&rsquo;occuper de nous dans cette crise, ou si les choses continuent d&rsquo;empirer.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p align=\"left\">Bien qu&rsquo;il soit signataire de la Convention de 1951 et du Protocole de 1967 relatifs au statut des r&eacute;fugi&eacute;s et qu&rsquo;il soit le second donateur de l&rsquo;UNHCR apr&egrave;s les &Eacute;tats-Unis, le Japon accepte tr&egrave;s peu de r&eacute;fugi&eacute;s. Le taux de refus du statut de r&eacute;fugi&eacute;, &agrave; pr&egrave;s de 95%, y est le plus &eacute;lev&eacute; de toutes les nations industrialis&eacute;es. En 2010, sur 1&nbsp;906 individus ayant demand&eacute; l&rsquo;asile, seuls 39 ont obtenu le statut de r&eacute;fugi&eacute;, soit 2%. Les r&eacute;fugi&eacute;s reconnus proviennent presque exclusivement de Birmanie\/Myanmar (en 2010, ces ressortissants repr&eacute;sentaient 37 des 39 nouveaux r&eacute;fugi&eacute;s), alors que chaque ann&eacute;e des centaines de demandes sont effectu&eacute;es par des Kurdes de Turquie et des Sri-lankais, ou encore des ressortissants des pays du Moyen-Orient ou d&rsquo;Afrique. Les demandeurs d&rsquo;asile doivent parfois attendre des ann&eacute;es avant qu&rsquo;une d&eacute;cision ne soit rendue; pendant ce temps, ils ne b&eacute;n&eacute;ficient que d&rsquo;un acc&egrave;s limit&eacute; aux services sociaux publics.<\/p>\n<p align=\"left\">Les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile &eacute;taient peu nombreux &agrave; vivre &agrave; Tohoku, la zone la plus touch&eacute;e; mais dans la r&eacute;gion de Kanto-Tokyo, qui abrite la majorit&eacute; d&rsquo;entre eux, ils ont &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment affect&eacute;s. Quelques jours apr&egrave;s le s&eacute;isme, l&rsquo;Association japonaise pour les r&eacute;fugi&eacute;s (AJR), une ONG qui se consacre &agrave; l&rsquo;assistance aux r&eacute;fugi&eacute;s, a mis en place un projet de visite dans les communaut&eacute;s de r&eacute;fugi&eacute;s et au domicile des r&eacute;fugi&eacute;s afin de confirmer qu&rsquo;ils &eacute;taient sains et saufs, comprendre leurs besoins, dispenser des conseils et des informations sur les &eacute;v&eacute;nements r&eacute;cents et distribuer des colis d&rsquo;urgence contenant riz, farine, huile de cuisson, p&acirc;tes, barres de chocolat, conserves, masques protecteurs, eau et articles d&rsquo;hygi&egrave;ne. Ces visites ont permis de mettre en &eacute;vidence trois principaux types de difficult&eacute;s auxquelles se heurtaient les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile dans le contexte de la catastrophe qui venait de survenir.<\/p>\n<p align=\"left\">Premi&egrave;rement, les restrictions de mouvement impos&eacute;es aux demandeurs d&rsquo;asile sans papiers semblaient &ecirc;tre un inconv&eacute;nient encore plus important en temps de crise. Selon le syst&egrave;me d&rsquo;asile du Japon, certains demandeurs d&rsquo;asile sans permis de s&eacute;jour sont d&eacute;tenus tandis que d&rsquo;autres b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un &laquo;&nbsp;statut de lib&eacute;ration provisoire&nbsp;&raquo; (au lieu de la d&eacute;tention) d&rsquo;une dur&eacute;e de trois mois maximum, qui peut ensuite &ecirc;tre prolong&eacute; sur demande.<a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/technologie\/koike.html#_edn1\" id=\"_ednref1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">1<\/a> Ce statut de lib&eacute;ration provisoire implique une zone de d&eacute;placement restreinte; pour se rendre au-del&agrave; de la zone autoris&eacute;e, il faut obtenir, &agrave; chaque fois, une lettre d&rsquo;autorisation du BI. Pourtant, face &agrave; un chaos sans pr&eacute;c&eacute;dent, le BI n&rsquo;a rien fait pour les individus provisoirement lib&eacute;r&eacute;s &agrave; part annoncer officieusement, et de mani&egrave;re ambigu&euml;, qu&rsquo;il &laquo;&nbsp;consid&eacute;rerait leur situation en tenant compte des facteurs li&eacute;s &agrave; la catastrophe&nbsp;&raquo;.<a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/technologie\/koike.html#_edn2\" id=\"_ednref2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">2<\/a> En pratique, les d&eacute;tenteurs du statut de lib&eacute;ration provisoire devaient toujours se pr&eacute;senter r&eacute;guli&egrave;rement au BI. Certains h&eacute;sitaient &agrave; quitter leur zone de d&eacute;placement autoris&eacute;e, m&ecirc;me en cas d&rsquo;urgence, de peur d&rsquo;&ecirc;tre sanctionn&eacute;s.<\/p>\n<p align=\"left\">Parall&egrave;lement, les demandeurs d&rsquo;asile en centre de d&eacute;tention se trouvaient dans une impasse. Selon certains r&eacute;sidents du Centre d&rsquo;immigration de l&rsquo;Est du Japon (&agrave; environ 150&nbsp;km de la r&eacute;gion de Tohoku), les agents d&rsquo;immigration avaient refus&eacute; de les laisser sortir du centre de d&eacute;tention pendant le s&eacute;isme, affirmant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucune raison de s&rsquo;inqui&eacute;ter et ajoutant que &laquo;&nbsp;pour faire sortir les d&eacute;tenus, il faut la permission du directeur&nbsp;&raquo;. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s que les d&eacute;tenus avaient commenc&eacute; &agrave; paniquer, en frappant contre les portes ferm&eacute;es, brisant les fen&ecirc;tres et se mettant &agrave; crier, que le BI a fini par autoriser le d&eacute;verrouillage des portes jusqu&rsquo;au lendemain matin. Le BI a ensuite cherch&eacute; &agrave; &ecirc;tre d&eacute;dommag&eacute; par les d&eacute;tenus pour les d&eacute;g&acirc;ts caus&eacute;s dans le centre au cours de la vague de panique.<\/p>\n<p align=\"left\">Le Japon est l&rsquo;un des pays les plus propices aux s&eacute;ismes et l&rsquo;un des plus avanc&eacute;s en mati&egrave;re de pr&eacute;paration aux catastrophes. Depuis 1960, le pays comm&eacute;more la Journ&eacute;e de la pr&eacute;vention des catastrophes chaque 1er septembre, jour anniversaire du s&eacute;isme d&eacute;vastateur qui a frapp&eacute; Tokyo en 1923. Le pays peut aussi se pr&eacute;valoir du syst&egrave;me d&rsquo;alerte rapide aux risques de s&eacute;isme le plus sophistiqu&eacute; du monde.<a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/technologie\/koike.html#_edn3\" id=\"_ednref3\" name=\"_ednref3\" title=\"\">3<\/a> Et pourtant, les centres de d&eacute;tention n&rsquo;avaient mis en place aucun exercice d&rsquo;alerte ou d&rsquo;&eacute;vacuation, ni distribu&eacute; aucune instruction en cas de telle situation.<\/p>\n<p align=\"left\">Deuxi&egrave;mement, les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile qui connaissaient des difficult&eacute;s &eacute;conomiques ont vu ces difficult&eacute;s s&rsquo;aggraver apr&egrave;s la catastrophe. Au Japon, la plupart des r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile vivent dans une indigence extr&ecirc;me, &agrave; la quelle contribuent l&rsquo;insuffisance du soutien gouvernemental, les barri&egrave;res linguistiques et le climat &eacute;conomique. La destruction des centrales nucl&eacute;aires a entra&icirc;n&eacute; des p&eacute;nuries d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et des coupures de courant r&eacute;guli&egrave;res, d&rsquo;une dur&eacute;e de trois heures, qui &agrave; leur tour ont provoqu&eacute; une r&eacute;duction des heures de travail dans les usines et les restaurants, lieux de travail habituels des r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile. Cette baisse des heures de travail, qui s&rsquo;est parfois m&ecirc;me traduite en licenciement, a entra&icirc;n&eacute; une baisse imm&eacute;diate des revenus. Et comme aujourd&rsquo;hui la quasi totalit&eacute; des financements disponibles est orient&eacute;e vers les projets de rel&egrave;vement post-s&eacute;isme, il est extr&ecirc;mement difficile pour les ONG de lever des fonds en faveur des projets d&rsquo;assistance.<\/p>\n<p align=\"left\">Troisi&egrave;mement, les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile ont fortement souffert du manque d&rsquo;informations fiables relatives au s&eacute;isme et aux radiations. Comme la plupart d&rsquo;entre eux viennent de pays o&ugrave; les tremblements de terre sont moins fr&eacute;quents et o&ugrave; l&rsquo;&eacute;nergie nucl&eacute;aire est inexistante, ils avaient d&rsquo;autant plus besoin d&rsquo;&ecirc;tre inform&eacute;s. Trois facteurs semblent avoir jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans leur acc&egrave;s aux informations: l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; Internet, la compr&eacute;hension de la langue japonaise et leur implication dans leur propre communaut&eacute; &#8211; m&ecirc;me si parfois les r&eacute;fugi&eacute;s &eacute;vitent de se m&eacute;langer aux communaut&eacute;s ethniques semblables par crainte de rencontrer des individus issus d&rsquo;anciens groupes rivaux. M&ecirc;me lorsqu&rsquo;ils avaient acc&egrave;s &agrave; internet, si leur compr&eacute;hension du japonais n&rsquo;&eacute;tait pas assez d&eacute;velopp&eacute;e, ils s&rsquo;en remettaient principalement aux m&eacute;dias &eacute;trangers, qui ont en g&eacute;n&eacute;ral pr&ecirc;t&eacute; une bien plus grande attention &agrave; la gravit&eacute; du risque de radiations que les m&eacute;dias ou le gouvernement japonais. Leurs craintes &eacute;taient en outre renforc&eacute;es par leur m&eacute;fiance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des autorit&eacute;s, m&eacute;fiance n&eacute;e de leur exp&eacute;rience de la pers&eacute;cution par leur propre gouvernement dans leur pays d&rsquo;origine.<\/p>\n<p align=\"left\">Le cas d&rsquo;une famille r&eacute;fugi&eacute;e kurde illustre parfaitement les horribles dilemmes auxquels les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile &eacute;taient confront&eacute;s. Cette famille avait repris racine au Japon: elle y &eacute;tait &eacute;tablie depuis plus dix ans et deux de ses enfants &eacute;taient n&eacute;s sur le sol japonais. Leur demande de statut de r&eacute;fugi&eacute;s avait &eacute;t&eacute; d&eacute;bout&eacute;e mais ils &eacute;taient en attente d&rsquo;une d&eacute;cision favorable du Minist&egrave;re de la Justice qui leur accorderait le droit de s&eacute;jour pour raisons humanitaires &#8211; mais le s&eacute;isme est survenu. L&rsquo;impact de la catastrophe et l&rsquo;incertitude de la situation les ont pouss&eacute; &agrave; prendre une d&eacute;cision: craignant pour la s&ucirc;ret&eacute; de leurs jeunes enfants (ayant appris que les enfants en bas &acirc;ge sont bien plus vuln&eacute;rables aux radiations que les adultes), ils ont d&eacute;cid&eacute; que la m&egrave;re retournerait en Turquie avec les enfants tandis que le p&egrave;re resterait au Japon. Ils ne b&eacute;n&eacute;ficiaient que du statut de lib&eacute;ration provisoire et ne d&eacute;tenaient pas de permis de s&eacute;jour. En cons&eacute;quence, la m&egrave;re et les enfants ont quitt&eacute; le pays en tant que d&eacute;port&eacute;s, se voyant interdits de revenir au Japon pendant cinq ans, au minimum. En bref, la famille a choisi d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;par&eacute;e plus de cinq ans plut&ocirc;t que de rester ensemble au Japon sous le poids des difficult&eacute;s, anciennes et nouvelles, qui s&rsquo;accumulaient.<\/p>\n<p align=\"left\">Dans cette situation d&rsquo;urgence, les populations vuln&eacute;rables se sont trouv&eacute;es encore plus marginalis&eacute;es et vuln&eacute;rables. Le BI semble trop occup&eacute; avec les autres cat&eacute;gories de ressortissants &eacute;trangers pour pr&ecirc;ter quelconque attention aux r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile paniqu&eacute;s, tandis que la majorit&eacute; de la population g&eacute;n&eacute;rale semble ignorer l&rsquo;existence de ces populations au sein de la soci&eacute;t&eacute;, et encore plus les probl&egrave;mes qu&rsquo;ils rencontrent. Par opposition, certains r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;s &ecirc;tre des membres actifs de la soci&eacute;t&eacute;. Un bon nombre d&rsquo;entre eux se sont port&eacute;s volontaires pour aider les victimes du s&eacute;isme. Par exemple, un groupe de ressortissants birmans a pr&eacute;par&eacute; de toute urgence un curry pour 300 personnes. Des d&eacute;tenus du Centre d&rsquo;immigration de l&rsquo;Ouest du Japon ont envoy&eacute; le peu d&rsquo;argent qu&rsquo;ils avaient &agrave; Tohoku tandis que les organisations de la communaut&eacute; de r&eacute;fugi&eacute;s birmans ont donn&eacute; plus de 500&nbsp;000 yens (6&nbsp;500 US$). Plusieurs d&rsquo;entre eux visitent toujours r&eacute;guli&egrave;rement les zones touch&eacute;es par la catastrophe pour y faire du b&eacute;n&eacute;volat.<\/p>\n<p align=\"left\">Selon les mots d&rsquo;un r&eacute;fugi&eacute; ougandais: &laquo;&nbsp;Il est temps aujourd&rsquo;hui de remercier le Japon de m&rsquo;avoir sauv&eacute; la vie.&nbsp;&raquo; Il ne nous reste qu&rsquo;&agrave; esp&eacute;rer que cette exp&eacute;rience commune favorise l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; plus dispos&eacute;e &agrave; r&eacute;pondre aux besoins de tous, dans laquelle plus personne n&rsquo;est laiss&eacute; pour compte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"left\"><em>Katsunori Koike (<\/em><em><a href=\"mailto:katsukoike@hotmail.com\">katsukoike@hotmail.com<\/a><\/em><em>), ancien &eacute;tudiant de Master du Centre d&rsquo;&rsquo;&eacute;tudes sur les r&eacute;fugi&eacute;s, a &eacute;t&eacute; conseiller juridique pour l&rsquo;Association japonaise des r&eacute;fugi&eacute;s (<a href=\"http:\/\/www.refugee.or.jp\/en\/\">www.refugee.or.jp\/en\/<\/a>) jusqu&rsquo;en mai 2011. Il est actuellement candidat &agrave; un doctorat &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Tokyo et b&eacute;n&eacute;vole de l&rsquo;ONU aupr&egrave;s de l&rsquo;UNHCR au Kenya. Cet article est l&rsquo;expression d&rsquo;opinions personnelles et ne repr&eacute;sente pas n&eacute;cessairement les points de vue de l&rsquo;AJR ou de l&rsquo;UNHCR. <\/em><\/p>\n<div>\n<div id=\"edn1\">\n<p align=\"left\"><a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/technologie\/koike.html#_ednref1\" id=\"_edn1\" name=\"_edn1\" title=\"\">1<\/a> La lib&eacute;ration provisoire est g&eacute;n&eacute;ralement accord&eacute;e pour une p&eacute;riode de trois mois aux ressortissants du Myanmar, et d&rsquo;un mois pour les autres. La proc&eacute;dure de demande de statut de r&eacute;fugi&eacute; dure en moyenne deux ans, si bien qu&rsquo;ils doivent renouveler r&eacute;guli&egrave;rement leur lib&eacute;ration provisoire jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;une d&eacute;cision finale soit rendue sur leur statut.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/technologie\/koike.html#_ednref2\" id=\"_edn2\" name=\"_edn2\" title=\"\">2<\/a> Conversations t&eacute;l&eacute;phoniques avec l&rsquo;AJR, d&rsquo;autres ONG et des individus.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn3\">\n<p align=\"left\"><a href=\"http:\/\/www.migrationforcee.org\/technologie\/koike.html#_ednref3\" id=\"_edn3\" name=\"_edn3\" title=\"\">3<\/a> www.time.com\/time\/world\/article\/0&nbsp;8599&nbsp;2058390,00.html<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de 20&nbsp;000 personnes sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es ou port&eacute;es disparues suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont frapp&eacute; le Japon le 11 mars 2011. 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