{"id":41272,"date":"2012-06-21T00:00:00","date_gmt":"2012-06-21T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/"},"modified":"2012-06-21T00:00:00","modified_gmt":"2012-06-21T05:00:00","slug":"naik-laczko-2-2","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/naik-laczko-2-2\/","title":{"rendered":"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>Cet article s&rsquo;appuie sur des rapports d&rsquo;&eacute;valuation et des exercices d&rsquo;&eacute;tablissement de profils men&eacute;s par l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de d&eacute;finir les besoins dans les zones de retour et pr&eacute;parer la voie en vue de programmes de r&eacute;int&eacute;gration et de stabilisation des communaut&eacute;s. Les conclusions de ces rapports d&rsquo;&eacute;valuation ont men&eacute; &agrave; la mise en chantier d&rsquo;un certain nombre de projets de r&eacute;int&eacute;gration, par exemple au Ghana. Ces &eacute;valuations ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es entre juin et octobre 2011.<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a><\/p>\n<p>Pr&egrave;s de 800 000 migrants ont fui la Libye en 2011, parmi lesquels 212 331 Africains de l&rsquo;Ouest sont retourn&eacute;s dans leurs six pays d&rsquo;origine<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">[2]<\/a><strong>, <\/strong>130 677 en passant directement la fronti&egrave;re depuis la Libye, et 81 654 avec l&rsquo;assistance de l&rsquo;OIM, la majorit&eacute; par avion. L&rsquo;&eacute;norme majorit&eacute; des rapatri&eacute;s Ouest Africains &eacute;taient des hommes (98 &agrave; 99%), en majorit&eacute; &acirc;g&eacute;s de 20 &agrave; 40 ans, &nbsp;et une importante proportion d&rsquo;entre eux occupaient des emplois peu qualifi&eacute;s en Libye, &agrave; savoir du travail manuel dans l&rsquo;agriculture et la construction.&nbsp;<\/p>\n<p>On estime que les travailleurs migrants se trouvant en Libye ont transf&eacute;r&eacute; pr&egrave;s de 1 milliard de dollars US en 2010. La majorit&eacute; des rapatri&eacute;s provenaient de communaut&eacute;s d&eacute;favoris&eacute;es et sous-d&eacute;velopp&eacute;es ayant subi un &eacute;chec agricole accompagn&eacute; d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; alimentaire et de malnutrition, et se caract&eacute;risant par un manque g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;opportunit&eacute; &eacute;conomiques ainsi que des infrastructures de sant&eacute; et des services d&rsquo;&eacute;ducation inad&eacute;quats. La migration en qu&ecirc;te de travail constituait une strat&eacute;gie de survie d&eacute;terminante dans laquelle les versements des rapatri&eacute;s jouaient un r&ocirc;le majeur pour la survie des familles. Ces versements &eacute;taient utilis&eacute;s pour couvrir des besoins quotidiens &eacute;l&eacute;mentaires &ndash; nourriture, h&eacute;bergement, sant&eacute; et &eacute;ducation &ndash; et il ne restait pratiquement rien &agrave; investir. De fait, la plus grande partie des versements &eacute;taient d&eacute;pens&eacute;s en nourriture, et dans certains pays&nbsp; pr&egrave;s de 90% de ce revenu tir&eacute; des transferts &eacute;taient consacr&eacute;s &agrave; ce seul besoin fondamental. Lorsque de l&rsquo;argent &eacute;tait d&eacute;pens&eacute; &agrave; l&rsquo;achat d&rsquo;actifs, il s&rsquo;agissait le plus souvent d&rsquo;actifs agricoles.<\/p>\n<p>L&rsquo;impact &eacute;conomique du &agrave; la perte des versements a &eacute;t&eacute; ressenti individuellement au niveau des familles mais aussi au niveau des communaut&eacute;s, m&ecirc;me si d&rsquo;autres constats semblent montrer que les versements n&rsquo;avaient que peu d&rsquo;effet sur la communaut&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral. Il n&rsquo;y a aucun doute, la consommation des m&eacute;nages s&rsquo;est trouv&eacute;e affect&eacute;e, l&rsquo;argent n&eacute;cessaire aux besoins familiaux et &agrave; la nourriture quotidienne est devenu probl&eacute;matique, et certaines personnes ont d&ucirc; envisager de retirer leurs enfants de l&rsquo;&eacute;cole. Ces difficult&eacute;s semblent avoir &eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement aig&uuml;es dans des endroits qui ont souffert d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; alimentaire grave pendant plusieurs ann&eacute;es comme au Niger, ou qui &eacute;taient tr&egrave;s fortement d&eacute;pendants des versements venus de l&rsquo;&eacute;tranger comme au Mali.&nbsp;<\/p>\n<p>Au Niger, l&rsquo;arr&ecirc;t brusque des versements a eu un impact n&eacute;gatif sur les march&eacute;s locaux et les commer&ccedil;ants. Au S&eacute;n&eacute;gal, les villages dont la communaut&eacute; expatri&eacute;e en Libye &eacute;tait importante ont souffert de mani&egrave;re particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;re&nbsp;; dans un cas, 75% des revenus du village provenaient des transferts provenant Libye ou d&rsquo;ailleurs.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;accueil &agrave; la maison<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;OIM s&rsquo;est efforc&eacute;e avec l&rsquo;aide du gouvernement et des agences partenaires de garantir la mise en place de structures d&rsquo;accueil. Cela s&rsquo;est traduit par l&rsquo;installation de centres de transit qui procuraient de la nourriture, de l&rsquo;eau et des installations sanitaires, en attendant que soit organis&eacute; le transport vers les destinations d&eacute;finitives. Dans certains pays, les rapatri&eacute;s ont &eacute;t&eacute; accueillis dans leurs villes d&rsquo;origine avec de la nourriture et un h&eacute;bergement fournis par les autorit&eacute;s et les ONG locales.<\/p>\n<p>Le retour et l&rsquo;accueil des migrants semblent avoir &eacute;t&eacute; syst&eacute;matiquement organis&eacute;s &agrave; travers l&rsquo;ensemble des pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, mais les mesures se sont essouffl&eacute;es, peut-&ecirc;tre de mani&egrave;re in&eacute;vitable au vu des circonstances, lorsqu&rsquo;un soutien &agrave; la r&eacute;int&eacute;gration s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; n&eacute;cessaire. En termes d&rsquo;accueil, l&rsquo;approche s&eacute;n&eacute;galaise semble tout &agrave; fait typique des autres pays de la r&eacute;gion. Le gouvernement a mobilis&eacute; un comit&eacute; national avec l&rsquo;aide de l&rsquo;OIM et d&rsquo;autres agences pour planifier l&rsquo;intervention qui impliquait l&rsquo;accueil des rapatri&eacute;s &agrave; leur arriv&eacute;e dans les a&eacute;roports internationaux ou aux fronti&egrave;res terrestres, la fourniture d&rsquo;une assistance de base et ensuite l&rsquo;organisation de leur transport jusque chez eux.<\/p>\n<p>Les rapatri&eacute;s sont rentr&eacute;s chez eux sains et saufs, &nbsp;mais c&rsquo;est d&rsquo;un soutien &agrave; la r&eacute;installation dont ils ont r&eacute;ellement besoin. Au Niger, le gouvernement a &eacute;mis une ordonnance concernant le soutien aux rapatri&eacute;s comprenant la distribution de nourriture, la fourniture de semences, la remise de b&eacute;tail, et une aide financi&egrave;re. Mais l&rsquo;ex&eacute;cution de cette ordonnance a vari&eacute; en fonction des endroits. Certaines autorit&eacute;s locales n&rsquo;ont pratiquement rien fait et n&rsquo;ont m&ecirc;me pas organis&eacute; un processus d&rsquo;enregistrement&nbsp;; d&rsquo;autres autorit&eacute;s, bien que lentes au d&eacute;part, ont mis des plans en place pour effectuer des transferts mon&eacute;taires, organiser des programmes &laquo;&nbsp;d&rsquo;argent contre travail&nbsp;&raquo;, et renforcer les banques de c&eacute;r&eacute;ales. Au Tchad, certaines r&eacute;gions ont mis sur pied des comit&eacute;s&nbsp; d&rsquo;accueil et ont organis&eacute; des enregistrements en pr&eacute;lude &agrave; d&rsquo;autres activit&eacute;s, alors que d&rsquo;autres ne faisaient rien. Au S&eacute;n&eacute;gal, il s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; que le probl&egrave;me&nbsp; &eacute;tait en partie d&ucirc; au fait que le retour &eacute;tait g&eacute;r&eacute; au niveau central, sans implication des autorit&eacute;s locales, ce qui a entrain&eacute; une faible r&eacute;ponse au niveau local. Au Ghana, malgr&eacute; les bonnes intentions d&eacute;clar&eacute;es du gouvernement, aucun programme de r&eacute;int&eacute;gration n&rsquo;a &eacute;t&eacute; initi&eacute;. Un rapatri&eacute;&nbsp; au Niger a d&eacute;clar&eacute;&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Je suis ici depuis quatre mois et aucun soutien ne nous est parvenu. Il semble que quelque chose a &eacute;t&eacute; pr&eacute;vu pour nous, mais que pour une raison ou une autre, cette aide reste bloqu&eacute;e &agrave; Niamey&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>La le&ccedil;on importante &agrave; tirer est la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;introduire &agrave; temps des mesures sp&eacute;cifiques pour faciliter la r&eacute;int&eacute;gration des rapatri&eacute;s. Un projet novateur de r&eacute;int&eacute;gration des rapatri&eacute;s a &eacute;t&eacute; introduit au Bangladesh [voir encart]. Il est encore pr&eacute;matur&eacute; pour en &eacute;valuer les r&eacute;sultats, mais &agrave; l&rsquo;avenir il pourrait servir de mod&egrave;le &agrave; d&rsquo;autres pays.<\/p>\n<p>L&rsquo;accueil au retour &agrave; la maison s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; une exp&eacute;rience douce-am&egrave;re pour de nombreux rapatri&eacute;s. Les r&eacute;unions ont &eacute;t&eacute; &eacute;mouvantes&nbsp;; les familles &eacute;taient soulag&eacute;es de voir leurs parents revenir chez eux sains et saufs mais la joie s&rsquo;est rapidement transform&eacute;e en pr&eacute;occupation pour joindre les deux bouts, et les rapatri&eacute;s se sont sentis embarrass&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre revenus les mains vides. La plupart des rapatri&eacute;s &eacute;taient, de toute fa&ccedil;on, issus de familles pauvres et leur retour &agrave; la maison a encore aggrav&eacute; la vuln&eacute;rabilit&eacute; de ces familles d&eacute;j&agrave; en difficult&eacute;s.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Dans tous les pays, les rapatri&eacute;s se sont retrouv&eacute;s dans des circonstances tr&egrave;s difficiles et ils ont souvent fait part de leurs sentiments de d&eacute;sespoir, d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; et de frustration. Par-dessus tout, ce qui s&rsquo;impose avec force dans l&rsquo;ensemble des rapports, c&rsquo;est la trag&eacute;die humaine que vivent ces jeunes hommes et femmes, soudainement d&eacute;racin&eacute;s et qui ont perdu leurs moyens d&rsquo;existence pour se retrouver &agrave; nouveau transplant&eacute;s dans une situation de d&eacute;pendance avec des perspectives sombres et incertaines. Les rapatri&eacute;s ont souvent dit qu&rsquo;ils se sentaient humili&eacute;s &#8211; un grand nombre d&rsquo;entre eux se sont sentis m&eacute;pris&eacute;s par les membres de la communaut&eacute; et ont &eacute;t&eacute; en but aux invectives&nbsp;&#8211; et qu&rsquo;ils souffraient d&rsquo;un &eacute;tat &nbsp;de fragilit&eacute; et d&rsquo;instabilit&eacute; &eacute;motionnelles. Trouver un emploi et un logement, et faire face aux d&eacute;penses quotidiennes sont les pr&eacute;occupations les plus courantes et les plus &eacute;videntes. Au Burkina Faso la plupart des rapatri&eacute;s vivaient avec des parents ou des amis dans des abris construits avec des mat&eacute;riaux temporaires. Certains d&rsquo;entre eux semblaient &eacute;prouver des difficult&eacute;s &agrave; trouver le prochain repas et &agrave; couvrir les frais de scolarit&eacute; ou les soins m&eacute;dicaux. &nbsp;<\/p>\n<p>Les rapatri&eacute;s font face &agrave; cette situation en recourant &agrave; diff&eacute;rentes mesures pour joindre les deux bouts. Au Ghana, des directeurs de banques locales ont indiqu&eacute; avoir observ&eacute; des retraits d&rsquo;&eacute;pargne, des remboursements anticip&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;ts fixes ainsi qu&rsquo;une augmentation des demandes de pr&ecirc;ts.&nbsp; Au Burkina Faso, c&rsquo;est du b&eacute;tail qui a &eacute;t&eacute; vendu pour couvrir des besoins imm&eacute;diats. Dans ces deux cas, des investissements importants ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pens&eacute;s.<\/p>\n<p>Certains rapatri&eacute;s sont retourn&eacute;s &agrave; leurs activit&eacute;s ant&eacute;rieures, mais ils n&rsquo;&eacute;taient pas nombreux &agrave; &ecirc;tre revenus avec suffisamment d&rsquo;&eacute;conomies pour pouvoir red&eacute;marrer ou s&rsquo;installer. Dans tous ces pays, les rapatri&eacute;s semblaient avoir des id&eacute;es pour entreprendre de nouvelles activit&eacute;s g&eacute;n&eacute;ratrices de revenus et l&rsquo;envie de le faire, mais il leur manquait l&rsquo;argent et le mat&eacute;riel n&eacute;cessaires pour lancer ces initiatives.<\/p>\n<p>En plus du manque d&rsquo;argent, le traumatisme psychologique, la perte de biens ou d&rsquo;investissements, et l&rsquo;endettement font partie des obstacles les plus importants. Le &laquo;&nbsp;choc culturel&nbsp;&raquo; que constitue le retour &agrave; la maison semble aussi avoir &eacute;t&eacute; un probl&egrave;me pour certains&nbsp;; parce qu&rsquo;ils avaient adopt&eacute; un mode de vie diff&eacute;rent en Libye, les migrants sont consid&eacute;r&eacute;s comme diff&eacute;rents par les membres de leur communaut&eacute;. Ils sortent du lot par l&rsquo;habillement mais aussi parce qu&rsquo;ils ont des comportements consid&eacute;r&eacute;s comme inappropri&eacute;s, propension &agrave; s&rsquo;enivrer et &agrave; la promiscuit&eacute; par exemple. Dans certains cas, ils donnent l&rsquo;impression de ne pas se contenter du travail qui &eacute;tait le leur auparavant, et de vouloir un travail plus qualifi&eacute;. Il n&rsquo;est donc pas surprenant que les &eacute;valuations aient montr&eacute; que certains rapatri&eacute;s envisageaient d&rsquo;&eacute;migrer &agrave; nouveau. Ce qui est int&eacute;ressant, cependant, c&rsquo;est que la plupart des rapatri&eacute;s souhaitaient vivement pouvoir rester chez eux et s&rsquo;adapter aux circonstances locales, &agrave; condition seulement d&rsquo;&ecirc;tre aid&eacute;s pour retrouver un emploi ou monter une entreprise.&nbsp;<\/p>\n<p>Dans certaines communaut&eacute;s o&ugrave; le travail migrant repr&eacute;sentait une strat&eacute;gie de survie essentielle, comme au Ghana, les membres de la communaut&eacute; tendaient &agrave; &ecirc;tre plus sensibles face aux difficult&eacute;s rencontr&eacute;es par les migrants rapatri&eacute;s, et s&rsquo;inqui&eacute;taient de l&rsquo;instabilit&eacute; sociale qui risquait de surgir si ces jeunes hommes durs au travail &eacute;taient incapables de retrouver un emploi. Au Burkina Faso, au contraire le soutien communautaire &eacute;tait faible, probablement parce que les migrants eux-m&ecirc;mes n&rsquo;avaient pas investi dans leurs lieux d&rsquo;origine lorsqu&rsquo;ils &eacute;taient &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;image qui se d&eacute;gage &agrave; travers l&rsquo;ensemble des diff&eacute;rents pays est raisonnablement claire et coh&eacute;rente. L&rsquo;op&eacute;ration de rapatriement organis&eacute;e par la communaut&eacute; internationale, les gouvernements et les ONG en r&eacute;ponse au danger imm&eacute;diat a r&eacute;ussi, par son efficacit&eacute;, &agrave; sauver la vie de milliers de travailleurs migrants et &agrave; emp&ecirc;cher la crise libyenne de d&eacute;border dans d&rsquo;autres pays, &eacute;vitant ainsi qu&rsquo;elle ne se transforme en une catastrophe humanitaire bien plus vaste.&nbsp; Plusieurs mois apr&egrave;s, et alors que les menaces s&eacute;curitaires imm&eacute;diates sont contenues, l&rsquo;aspect le plus visible reste la d&eacute;ception et les difficult&eacute;s de ces dizaines de milliers de jeunes hommes soudainement d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s des moyens d&rsquo;existence pour lesquels ils avaient effectu&eacute;s des voyages si durs, et qui de retour chez eux&nbsp; n&rsquo;ont aucun moyen de s&rsquo;en sortir. Des programmes d&rsquo;int&eacute;gration socio&eacute;conomique font cruellement d&eacute;faut non seulement pour aider individuellement les rapatri&eacute;s et leurs familles, mais aussi pour garantir la paix et la stabilit&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral au sein des communaut&eacute;s, des pays et de la r&eacute;gion dans son ensemble. &nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Asmita Naik <\/em><a href=\"mailto:asmita.naik@yahoo.com\"><em>asmita.naik@yahoo.com<\/em><\/a><em> est Consultante ind&eacute;pendante. Frank Laczko <\/em><a href=\"mailto:flaczko@iom.int\"><em>flaczko@iom.int<\/em><\/a><em> est Chef de la Division de recherche sur les migrations &agrave; l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations <\/em><a href=\"http:\/\/www.iom.int\"><em>www.iom.int<\/em><\/a><\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> Ces rapports sont disponibles sur demande aupr&egrave;s de l&rsquo;OIM.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\">[2]<\/a> Burkina Faso, Tchad, Ghana, Mali, Niger et S&eacute;n&eacute;gal.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article s&rsquo;appuie sur des rapports d&rsquo;&eacute;valuation et des exercices d&rsquo;&eacute;tablissement de profils men&eacute;s par l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de d&eacute;finir les besoins dans les zones de retour et pr&eacute;parer la voie en vue de programmes de r&eacute;int&eacute;gration et de stabilisation des communaut&eacute;s. Les conclusions de ces rapports d&rsquo;&eacute;valuation ont men&eacute; &agrave;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"template":"","fmr_themes":[],"fmr_region":[],"fmr_issue":[],"fmr_year":[],"fmr_content_type":[27],"fmr_languages":[37],"fmr_list_years":[],"class_list":["post-41272","fmr_content","type-fmr_content","status-publish","hentry","fmr_content_type-article","fmr_languages-french","entry","no-media"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.7 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re - Forced Migration Review<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re - Forced Migration Review\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Cet article s&rsquo;appuie sur des rapports d&rsquo;&eacute;valuation et des exercices d&rsquo;&eacute;tablissement de profils men&eacute;s par l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de d&eacute;finir les besoins dans les zones de retour et pr&eacute;parer la voie en vue de programmes de r&eacute;int&eacute;gration et de stabilisation des communaut&eacute;s. Les conclusions de ces rapports d&rsquo;&eacute;valuation ont men&eacute; &agrave;&hellip;\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Forced Migration Review\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"14 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/\",\"name\":\"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re - Forced Migration Review\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#website\"},\"datePublished\":\"2012-06-21T05:00:00+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/\",\"name\":\"Forced Migration Review\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization\",\"name\":\"Forced Migration Review\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg\",\"width\":53,\"height\":62,\"caption\":\"Forced Migration Review\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re - Forced Migration Review","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re - Forced Migration Review","og_description":"Cet article s&rsquo;appuie sur des rapports d&rsquo;&eacute;valuation et des exercices d&rsquo;&eacute;tablissement de profils men&eacute;s par l&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de d&eacute;finir les besoins dans les zones de retour et pr&eacute;parer la voie en vue de programmes de r&eacute;int&eacute;gration et de stabilisation des communaut&eacute;s. Les conclusions de ces rapports d&rsquo;&eacute;valuation ont men&eacute; &agrave;&hellip;","og_url":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/","og_site_name":"Forced Migration Review","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"14 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/","name":"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re - Forced Migration Review","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#website"},"datePublished":"2012-06-21T05:00:00+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/naik-laczko-2-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Le retour \u00e0 la maison, une exp\u00e9rience douce-am\u00e8re"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#website","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/","name":"Forced Migration Review","description":"","publisher":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.fmreview.org\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#organization","name":"Forced Migration Review","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg","contentUrl":"https:\/\/www.fmreview.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/FMR_logo1.svg","width":53,"height":62,"caption":"Forced Migration Review"},"image":{"@id":"https:\/\/www.fmreview.org\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content\/41272","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/fmr_content"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content\/41272\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41272"}],"wp:term":[{"taxonomy":"fmr_themes","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_themes?post=41272"},{"taxonomy":"fmr_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_region?post=41272"},{"taxonomy":"fmr_issue","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_issue?post=41272"},{"taxonomy":"fmr_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_year?post=41272"},{"taxonomy":"fmr_content_type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_content_type?post=41272"},{"taxonomy":"fmr_languages","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_languages?post=41272"},{"taxonomy":"fmr_list_years","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fmr_list_years?post=41272"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}