{"id":41274,"date":"2012-06-21T00:00:00","date_gmt":"2012-06-21T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/hoffman-2-2\/"},"modified":"2012-06-21T00:00:00","modified_gmt":"2012-06-21T05:00:00","slug":"hoffman-2-2","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/hoffman-2-2\/","title":{"rendered":"H\u00e9bergement local et identit\u00e9 transnationale"},"content":{"rendered":"<p>En f&eacute;vrier et mars 2011, les Tunisiens &eacute;taient occup&eacute;s &agrave; g&eacute;rer les retomb&eacute;es de leur propre r&eacute;volution. Les institutions gouvernementales &eacute;taient suspendues et il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;activ&eacute;s polici&egrave;res et de s&eacute;curit&eacute; dans le sud-est de la Tunisie, la zone la plus proche de la fronti&egrave;re occidentale de la Libye. En Tunisie, ce sont des efforts communautaires informels mais tr&egrave;s efficaces, en marge des auspices des&nbsp; institutions nationales et internationales, qui ont jou&eacute; un r&ocirc;le crucial pour garantir le transit et l&rsquo;h&eacute;bergement en toute s&eacute;curit&eacute; de centaines de milliers de personnes qui fuyaient la Libye. Initialement, alors que des groupes de travailleurs migrants traversaient la Tunisie en route vers l&rsquo;a&eacute;roport de l&rsquo;&icirc;le tunisienne de Djerba, les habitants des villages tunisiens ont organis&eacute; des brigades de cuisine avec des hommes qui cuisinaient ensembles dans des centres communautaires et des femmes qui cuisinaient s&eacute;par&eacute;ment dans leur maison. Ils apportaient cette nourriture &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport alors que des ressortissants de pays tiers attendaient les vols pay&eacute;s par la communaut&eacute; internationale qui leur permettraient de retourner chez eux.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>A peine ces travailleurs migrants &eacute;taient-ils partis que des familles libyennes ont commenc&eacute; &agrave; d&eacute;ferler &agrave; travers la fronti&egrave;re en qu&ecirc;te d&rsquo;un refuge s&ucirc;r &ndash; et elles ont fini par rester de cinq &agrave; huit mois. Un homme de Djerba posait cette question toute rh&eacute;torique&nbsp;:&nbsp;&laquo;Nous avons aid&eacute; les &Eacute;gyptiens, nous avons aid&eacute; les Chinois, nous avons aid&eacute; les Bangladais. Alors lorsque les Libyens sont arriv&eacute;s pour rester, comment aurions-nous pu ne pas les aider eux aussi&nbsp;?&nbsp;&raquo; Un autre d&rsquo;ajouter&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Nous &eacute;tions occup&eacute;s avec la r&eacute;volution tunisienne. Nous cherchions &agrave; r&eacute;soudre nos propres probl&egrave;mes et c&rsquo;est alors que les Libyens sont arriv&eacute;s. Un ami a appel&eacute; depuis la fronti&egrave;re. Il a dit qu&rsquo;il y avait des masses de gens affam&eacute;s, au moins 40&nbsp;000 personnes, et il m&rsquo;a demand&eacute; si je pouvais aider. Alors, j&rsquo;ai appel&eacute; tous mes amis, nous nous sommes r&eacute;unis, nous avons r&eacute;colt&eacute; de l&rsquo;argent et nous avons achet&eacute; de la nourriture, des couches et des matelas, nous avons rempli vingt camionnettes, et nous avons pris la direction de la fronti&egrave;re pour distribuer tout cela. Apr&egrave;s, nous sommes all&eacute;s &agrave; l&rsquo;endroit o&ugrave; arrivaient les populations des Montagnes de Nafusa. L&agrave;-bas, tout le monde est Amazigh [Berb&egrave;re]. Ils sont Amazighs, nous sommes Amazighs&nbsp;&raquo;.&nbsp;<\/p>\n<p>Sur les centaines de milliers de Libyens qui fuyaient la violence dans leur pays et arrivaient en Tunisie, les premiers arriv&eacute;s &eacute;taient majoritairement des Amazighs originaires des montagnes de Nafusa. Le refuge s&ucirc;r le plus proche pour eux, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e en Tunisie par la fronti&egrave;re de Dehiba, &eacute;tait un camp g&eacute;r&eacute; par les Emirats &agrave; seulement 13 km de la fronti&egrave;re. L&agrave; aussi, les Tunisiens se sont port&eacute;s b&eacute;n&eacute;voles comme organisateurs, et notamment une jeune femme &agrave; l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise qui s&rsquo;est mise &agrave; travailler avec les femmes et les enfants libyens dans les camps pour &eacute;valuer leurs besoins, et qui ensuite a pr&eacute;sent&eacute; des propositions aux hommes des Emirats et aux Libyens responsables des activit&eacute;s du camp fortement marqu&eacute;es par la diff&eacute;rence entre les sexes. Peu de temps apr&egrave;s, l&rsquo;UNHCR a &eacute;tabli un camp plus au nord, &agrave; Ramada et Qatar, et un autre encore plus au nord aux abords de la capitale provinciale de Tataouine.<\/p>\n<p><strong>Aspects logistiques de l&rsquo;accueil des r&eacute;fugi&eacute;s<\/strong><\/p>\n<p>Des individus sans aucune exp&eacute;rience de l&rsquo;assistance humanitaire ont organis&eacute; le s&eacute;jour d&rsquo;une grande partie des 60 &agrave; 80&nbsp;000 Libyens qui se sont install&eacute;s principalement dans le sud-est de la Tunisie. Certains Libyens plus ais&eacute;s ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; s&rsquo;installer dans des h&ocirc;tels ou payer une location plut&ocirc;t que d&rsquo;accepter la charit&eacute; et de recourir &agrave; l&rsquo;aide de ces organisateurs communautaires. Mais la plupart des familles avaient besoin d&rsquo;aide.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Certaines familles se sont install&eacute;es avec des familles tunisiennes. Dans chaque village ou petite ville, une personne s&rsquo;est charg&eacute;e de recueillir les cl&eacute;s des maisons abandonn&eacute;es, des r&eacute;sidences d&rsquo;&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;migr&eacute;s et d&rsquo;autres habitations vides. De mani&egrave;re collective, les habitants des villages ont nettoy&eacute; et meubl&eacute; ces maisons, les ont &eacute;quip&eacute;es de cuisini&egrave;res et de r&eacute;frig&eacute;rateurs et dans certains cas de machine &agrave; laver, et ont rebranch&eacute;, si n&eacute;cessaire l&rsquo;eau et l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Ce processus d&rsquo;installation a suivi un sch&eacute;ma&nbsp;; une ou deux familles libyennes arrivaient en premier accompagn&eacute;es d&rsquo;un organisateur des Montagnes de Nafusa familier des lieux et des coutumes dans le sud-est de la Tunisie. Cet organisateur se rendait directement dans les villages et demandait aux hommes de l&rsquo;endroit s&rsquo;il y avait des maisons pour ces familles et potentiellement pour d&rsquo;autres. Les organisateurs de Djerba montraient alors aux chefs de familles libyens quels &eacute;taient les habitations disponibles et identifiaient les endroits susceptibles de convenir. Les instances locales parlaient de ces arrangements comme de &laquo;&nbsp;locations&nbsp;&raquo;, et les statistiques de l&rsquo;UNHCR utilisaient le m&ecirc;me terme, m&ecirc;me s&rsquo;il y avait tr&egrave;s rarement &eacute;change d&rsquo;argent. M&ecirc;me des professionnels de l&rsquo;aide humanitaire avec beaucoup d&rsquo;exp&eacute;rience ont admis avoir rarement &eacute;t&eacute; t&eacute;moins d&rsquo;un tel accueil dans un pays h&ocirc;te lors d&rsquo;une crise de r&eacute;fugi&eacute;s. &nbsp;<\/p>\n<p>Le fait de partager la m&ecirc;me langue et des coutumes similaires a facilit&eacute; l&rsquo;int&eacute;gration des Libyens dans ces petites villes et villages tunisiens. Parce que les enfants libyens d&rsquo;&acirc;ge pr&eacute;scolaire qui viennent des Montagnes de Nafusa ne parlent habituellement que le Tamazigh, les femmes libyennes se sont senties rassur&eacute;es &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de vivre parmi des populations qui parlent le Tamazight.<\/p>\n<p>En outre, les groupes Amazigh d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; et de l&rsquo;autre de la fronti&egrave;re avaient en commun une attitude conservatrice en termes de s&eacute;gr&eacute;gation sexuelle. Les hommes libyens qui se d&eacute;pla&ccedil;aient pour combattre avec les rebelles avaient besoin de pouvoir confier leurs femmes et leurs filles aux communaut&eacute;s h&ocirc;tes tunisiennes, m&ecirc;me si pendant leur s&eacute;jour en Tunisie de nombreuses femmes libyennes ont d&ucirc; assumer des r&ocirc;les remplis auparavant par les hommes, comme par exemple emmener les enfants chez le m&eacute;decin ou recevoir les rations alimentaires.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>De la solidarit&eacute; au m&eacute;contentement <\/strong><\/p>\n<p>Durant la premi&egrave;re moiti&eacute; de 2011, &nbsp;les Libyens et les Tunisiens ont tous relat&eacute;s des histoires de solidarit&eacute;. Une &eacute;norme banni&egrave;re &eacute;crite &agrave; la main en Arabe disant: &laquo;&nbsp;Bienvenue &agrave; nos fr&egrave;res libyens&nbsp;&raquo;, &eacute;tait suspendue &agrave; travers l&rsquo;une des rues principales de la petite ville de Tataouine. Un tel soutien &eacute;tait une chance dans la mesure o&ugrave; la population de la ville a doubl&eacute;, et qu&rsquo;elle est pass&eacute;e de 40 &agrave; 80&nbsp;000 habitants. &Agrave; Douiret, une femme libyenne a montr&eacute; sa main d&eacute;cor&eacute;e de henn&eacute; par une femme tunisienne qui lui a offert du th&eacute; sur la route vers le camp o&ugrave; elle s&rsquo;est install&eacute;e. Elle a &eacute;galement d&eacute;crit le mariage pr&eacute;vu entre une jeune femme libyenne et un travailleur humanitaire tunisien au camp de Dehiba. Les gens relataient ce genre d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement comme une preuve des bonnes relations entre Tunisiens et Libyens au milieu de la crise &ndash; signalant ainsi &agrave; quel point l&rsquo;int&eacute;gration des populations est possible lorsque les communaut&eacute;s partagent les m&ecirc;mes valeurs. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, d&egrave;s la p&eacute;riode de Ramadan d&rsquo;ao&ucirc;t 2011, la d&eacute;sillusion et les tensions se sont install&eacute;es. Les banni&egrave;res de bienvenue ont disparu, et les stocks de biens de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; comme le lait, les dates et l&rsquo;essence ont commenc&eacute; &agrave; se rar&eacute;fier. Avec la prise de Tripoli par le Conseil national transitoire un nombre de plus en plus important de partisans pro-Kadhafi et d&eacute;serteurs de l&rsquo;arm&eacute;e ont envahi la Tunisie. Il devenait de plus en plus difficile de dire quels r&eacute;fugi&eacute;s provenaient de quel bord du conflit. Malgr&eacute; tout, les communaut&eacute;s tunisiennes d&rsquo;accueil ont persist&eacute; dans une attitude de neutralit&eacute; humanitaire &ndash; et elles ont continu&eacute; &agrave; offrir de la nourriture et &agrave; h&eacute;berger ceux qui se trouvaient dans le besoin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Katherine E Hoffman <a href=\"mailto:khoffman@northwestern.edu\">khoffman@northwestern.edu<\/a> est Professeur associ&eacute; d&rsquo;anthropologie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Northwestern <a href=\"http:\/\/www.anthropology.northwestern.edu\">www.anthropology.northwestern.edu<\/a> <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En f&eacute;vrier et mars 2011, les Tunisiens &eacute;taient occup&eacute;s &agrave; g&eacute;rer les retomb&eacute;es de leur propre r&eacute;volution. 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