{"id":41280,"date":"2012-06-21T00:00:00","date_gmt":"2012-06-21T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/garlick-vanselm-2-2\/"},"modified":"2012-06-21T00:00:00","modified_gmt":"2012-06-21T05:00:00","slug":"garlick-vanselm-2-2","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/garlick-vanselm-2-2\/","title":{"rendered":"De l\u2019engagement \u00e0 la pratique : l\u2019intervention de l\u2019UE"},"content":{"rendered":"<p>Ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, de nombreuses embarcations parties d&rsquo;Afrique du Nord sont arriv&eacute;es jusqu&rsquo;aux c&ocirc;tes europ&eacute;ennes, transportant des Nord-Africains mais aussi d&rsquo;autres ressortissants, dont des demandeurs d&rsquo;asile fuyant les pers&eacute;cutions ou les mauvais traitements et des personnes migrant clandestinement pour d&rsquo;autres raisons. Entre 2000 et 2008, le nombre d&rsquo;arriv&eacute;es annuelles &eacute;tait variable, atteignant jusqu&rsquo;&agrave; 39&nbsp;000 en 2008, avant de chuter abruptement &agrave; 5&nbsp;000 seulement apr&egrave;s l&rsquo;introduction de la politique italienne de refoulement et le renforcement de la coop&eacute;ration entre l&rsquo;Italie et la Libye.<\/p>\n<p>En 2011, l&rsquo;on estimait &agrave; pr&egrave;s de 59&nbsp;000 le nombre de personnes originaires de l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique du Nord qui avaient rejoint les c&ocirc;tes europ&eacute;ennes. Parmi celles-ci se trouvaient 28&nbsp;000 personnes fuyant la Libye (moins de 5% des personnes d&eacute;plac&eacute;es de ce pays), 28&nbsp;000 Tunisiens, dont la majorit&eacute; n&rsquo;ont jamais sollicit&eacute; de protection ou n&rsquo;en avaient pas besoin, et quelque 1&nbsp;500 &Eacute;gyptiens. Plusieurs nationalit&eacute;s composaient le flux de r&eacute;fugi&eacute;s en provenance de Libye&nbsp;: Somaliens, &Eacute;rythr&eacute;ens, Nig&eacute;rians, Ghan&eacute;ens, Maliens, Ivoiriens et autres ressortissants d&rsquo;Afrique subsaharienne. &Agrave; titre de comparaison, au plus fort de l&rsquo;exode, l&rsquo;&Eacute;gypte et la Tunisie ont accueilli plus d&rsquo;un demi-million de personnes sur leurs deux territoires cumul&eacute;s, et permis qu&rsquo;elles soient abrit&eacute;es et re&ccedil;oivent une assistance humanitaire dans l&rsquo;attente d&rsquo;une solution, telle que l&rsquo;&eacute;vacuation.<\/p>\n<p>Malgr&eacute; leur &eacute;chelle relativement restreinte, les arriv&eacute;es en Europe, et les pr&eacute;occupations quant &agrave; de possibles nouvelles arriv&eacute;es, ont provoqu&eacute; d&rsquo;intenses d&eacute;bats parmi les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE, qui portaient principalement sur le partage du fardeau, le soutien &ndash; et l&rsquo;endiguement du flux migratoire. L&rsquo;Europe a ensuite manifest&eacute;, par des discours politiques, sa solidarit&eacute; envers les pays affect&eacute;s hors des fronti&egrave;res de l&rsquo;UE. Toutefois, dans la pratique, l&rsquo;appui offert &eacute;tait principalement de nature financi&egrave;re et logistique, et se concentrait beaucoup moins sur le partage direct des responsabilit&eacute;s en accueillant par exemple dans chaque &Eacute;tat membre un certain nombre de personnes ayant besoin de protection.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;intervention de l&rsquo;UE<\/strong><\/p>\n<p>La premi&egrave;re mesure de l&rsquo;UE a &eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;vacuer ses citoyens de Libye. Ensuite, ses priorit&eacute;s ont port&eacute; sur l&rsquo;acheminement d&rsquo;aide et de soutien humanitaire en Afrique du Nord, les mouvements migratoires en direction de l&rsquo;UE, la solidarit&eacute; avec les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE (et les autres &Eacute;tats de la r&eacute;gion) o&ugrave; il &eacute;tait possible que de nouveaux r&eacute;fugi&eacute;s arrivent et le r&ocirc;le de Frontex<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a> dans la gestion du contr&ocirc;le des fronti&egrave;res maritimes.<\/p>\n<p>Les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE ont agi avec une grande rapidit&eacute; pour apporter un solide soutien logistique et financier, notamment pour faciliter l&rsquo;&eacute;vacuation humanitaire des non-ressortissants r&eacute;fugi&eacute;s en Tunisie et en &Eacute;gypte entreprise conjointement par l&rsquo;UNHCR et l&rsquo;OIM. Toutefois, la r&eacute;ponse en termes d&rsquo;intervention face &agrave; l&rsquo;influx, escompt&eacute; ou r&eacute;el, de personnes sollicitant une protection en UE, a sembl&eacute; r&eacute;v&eacute;ler une certaine disjonction entre un certain alarmisme et la r&eacute;alit&eacute;, et entre les discours affirmant une invasion imminente de l&rsquo;Europe par les migrants et l&rsquo;absence de mesure collective pour y faire face.<\/p>\n<p>Le flux migratoire en provenance de Tunisie se composait principalement de personnes &agrave; la recherche d&rsquo;opportunit&eacute;s migratoires. Par contre, la situation en Libye &eacute;tait consid&eacute;r&eacute;e comme pr&eacute;occupante dans la mesure o&ugrave; elle risquait d&rsquo;aboutir &agrave; un exode massif. Par cons&eacute;quent, des voix se sont &eacute;lev&eacute;es pour appeler &agrave; une solidarit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale au sein de l&rsquo;EU et avec les pays nord-africains accueillant des populations &agrave; la recherche d&rsquo;une protection, mais aussi &agrave; un d&eacute;bat sur la possibilit&eacute; de recourir, pour la premi&egrave;re fois, &agrave; la Directive europ&eacute;enne de 2002 relative &agrave; la protection temporaire. Cette directive &eacute;tablit des m&eacute;canismes garantissant une protection &agrave; court terme &agrave; de grands groupes de personnes, en suspendant les proc&eacute;dures d&rsquo;asile pour &eacute;viter toute pression excessive sur les structures administratives.<\/p>\n<p>Elle ne s&rsquo;accompagne d&rsquo;aucune obligation contraignant les &Eacute;tats membres &agrave; accueillir les personnes admises dans d&rsquo;autres &Eacute;tats en vertu de la protection temporaire. Toutefois, elle constitue un cadre permettant en principe de partager le fardeau financier et, potentiellement, le fardeau physique de la protection. Dans le cas libyen, les &Eacute;tats membres les plus pro&eacute;minents et l&rsquo;UNHCR ont sugg&eacute;r&eacute; que le recours &agrave; la Directive &eacute;tait une option &agrave; consid&eacute;rer. Cependant, plusieurs &Eacute;tats membres s&rsquo;y opposaient, en grande partie par crainte qu&rsquo;elle n&rsquo;agisse comme &laquo;&nbsp;facteur d&rsquo;attraction&nbsp;&raquo; qui encouragerait un plus grand nombre de personnes &agrave; gagner l&rsquo;Europe. Finalement, comme le nombre d&rsquo;arrivants est rest&eacute; limit&eacute;, le recours &agrave; la directive n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaire. La r&eacute;ticence apparente &agrave; simplement en discuter, motiv&eacute;e par la peur d&rsquo;attirer de nouveaux arrivants, peut soulever quelques questions quant au r&eacute;alisme du recours &agrave; la directive en g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p>Le d&eacute;ploiement de l&rsquo;op&eacute;ration de contr&ocirc;le conjoint des fronti&egrave;res &laquo;Hermes&raquo;, coordonn&eacute;e par Frontex, constitue un autre &eacute;l&eacute;ment important de l&rsquo;intervention de l&rsquo;UE.<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">[2]<\/a> Pour un co&ucirc;t de 12 millions d&rsquo;euros, cette op&eacute;ration impliquant initialement des patrouilles europ&eacute;ennes contr&ocirc;lant les fronti&egrave;res maritimes entre l&rsquo;Italie et la Tunisie, a &eacute;t&eacute; &eacute;tendue au cours de l&rsquo;ann&eacute;e 2011 pour couvrir une plus vaste &eacute;tendue de la M&eacute;diterran&eacute;e, allant des pays d&rsquo;Europe du Sud jusqu&rsquo;&agrave; la Lybie et l&rsquo;&Eacute;gypte. En plus de d&eacute;tecter et d&rsquo;intercepter les personnes suspect&eacute;es de vouloir entrer clandestinement dans l&rsquo;un des &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE, l&rsquo;op&eacute;ration visait &agrave; localiser et arr&ecirc;ter les personnes facilitant ces mouvements irr&eacute;guliers. Dans ses d&eacute;clarations publiques, Frontex a soulign&eacute; le succ&egrave;s de l&rsquo;op&eacute;ration non seulement en ce qui concernait la d&eacute;tection et l&rsquo;interception des migrants irr&eacute;guliers mais aussi le nombre de vie sauv&eacute;es gr&acirc;ce aux op&eacute;rations de recherche et de sauvetage en mer.<\/p>\n<p><strong>R&eacute;installation<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;UE a aussi consid&eacute;r&eacute; quelles autres mesures, au-del&agrave; de l&rsquo;aide humanitaire, pouvaient &ecirc;tre prises pour aider Malte et l&rsquo;Italie, ainsi que la Tunisie et l&rsquo;&Eacute;gypte. La Commission europ&eacute;enne a exerc&eacute; de fortes pressions pour que des actions solidaires concr&egrave;tes soient r&eacute;alis&eacute;es, telles que la r&eacute;installation en UE ou dans des pays tiers. L&rsquo;&Eacute;gypte et la Tunisie ont r&eacute;pondu g&eacute;n&eacute;reusement. Afin de continuer de d&eacute;montrer leur volont&eacute; politique d&rsquo;accueillir les r&eacute;fugi&eacute;s, il leur &eacute;tait indispensable de prouver qu&rsquo;une aide internationale &eacute;tait disponible et que les r&eacute;fugi&eacute;s ne finiraient pas embourb&eacute;s dans une situation de d&eacute;placement prolong&eacute;e, ce qui imposerait durablement des contraintes sur les ressources locales. Quant &agrave; l&rsquo;UNHCR, il a toujours affirm&eacute; que la r&eacute;installation serait un moyen convaincant de prouver l&rsquo;appui de l&rsquo;Europe aux gouvernements nord-africains et &agrave; leurs citoyens vivant dans les zones frontali&egrave;res, encourageant par l&agrave;-m&ecirc;me la mise en place et la pr&eacute;servation d&rsquo;un espace humanitaire et de protection.<\/p>\n<p>La r&eacute;action &agrave; ces appels est rest&eacute;e modeste. Les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE ont propos&eacute; &agrave; Malte plusieurs centaines de lieux de r&eacute;installation en pays tiers. Du point de vue de l&rsquo;UNHCR, alors que cette proposition t&eacute;moignait d&rsquo;une solidarit&eacute; bienvenue avec Malte, elle n&rsquo;aurait pas d&ucirc; primer sur la r&eacute;installation de Tunisie ou d&rsquo;&Eacute;gypte. Il est digne de signaler toutefois que le nombre de r&eacute;installations de r&eacute;fugi&eacute;s de Malte aux &Eacute;tats-Unis, au Canada et ailleurs d&eacute;passait de loin le nombre de r&eacute;installations accord&eacute;es sur la base de la solidarit&eacute; au sein de l&rsquo;UE. &nbsp;<\/p>\n<p>Les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE ont &eacute;galement propos&eacute; de r&eacute;installer des r&eacute;fugi&eacute;s originaires d&rsquo;Afrique du Nord: d&eacute;but 2012, ils &eacute;taient pr&egrave;s de 600 &agrave; avoir &eacute;t&eacute; accept&eacute;s par la Su&egrave;de, les Pays-Bas, la Belgique, la Finlande, l&rsquo;Irlande, le Portugal et le Danemark. La Norv&egrave;ge, qui n&rsquo;appartient pas &agrave; l&rsquo;UE, en avait accept&eacute; pr&egrave;s de 500, soit juste un peu moins que l&rsquo;ensemble des pays de l&rsquo;UE, tandis que les &Eacute;tats-Unis en avaient accueilli 700 et l&rsquo;Australie 100.<\/p>\n<p>La r&eacute;ticence des &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE &agrave; r&eacute;installer un nombre &eacute;lev&eacute; de personnes originaires d&rsquo;Afrique du Nord pouvait &ecirc;tre imput&eacute;e &agrave; plusieurs facteurs. Certains semblaient penser qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une r&eacute;ponse inadapt&eacute;e &agrave; une situation de d&eacute;placement d&rsquo;urgence et que la r&eacute;installation en UE devrait &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute;e &agrave; des fins plus strat&eacute;giques, par exemple pour r&eacute;soudre ou att&eacute;nuer des situations de d&eacute;placement &agrave; long terme ou prolong&eacute;es ou pour cr&eacute;er un &laquo;espace de protection&raquo; dans les pays d&rsquo;accueil qui seraient ainsi encourag&eacute;s, en suivant l&rsquo;exemple du partage mondial des responsabilit&eacute;s, &agrave; laisser leurs fronti&egrave;res ouvertes pour accueillir les r&eacute;fugi&eacute;s.<\/p>\n<p>L&rsquo;Afrique du Nord constituait l&rsquo;une de ces situations o&ugrave; la r&eacute;installation pouvait &ecirc;tre utilis&eacute;e pour ces raisons strat&eacute;giques. Il a &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert, au moment de l&rsquo;enregistrement par l&rsquo;UNHCR de plusieurs personnes d&eacute;plac&eacute;es de la Libye vers la Tunisie et l&rsquo;&Eacute;gypte, que ces personnes avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es par l&rsquo;UNHCR comme r&eacute;fugi&eacute;s ou demandeurs d&rsquo;asile en Libye. D&eacute;but 2011, malgr&eacute; d&rsquo;importantes restrictions impos&eacute;es &agrave; ses activit&eacute;s, l&rsquo;UNHCR avait enregistr&eacute; quelque 8.000 r&eacute;fugi&eacute;s relevant de sa comp&eacute;tence et quelque 3.000 demandeurs d&rsquo;asile en Libye. &Eacute;tant donn&eacute; le refus de la Libye d&rsquo;accorder &agrave; ces personnes tout type de statut ou de protection, la r&eacute;installation en pays tiers &eacute;tait la seule solution &agrave; leur disposition, et l&rsquo;UNHCR avait commenc&eacute; les d&eacute;marches pour que plusieurs d&rsquo;entre eux puissent &ecirc;tre r&eacute;install&eacute;s. Et comme nombre d&rsquo;entre eux s&rsquo;&eacute;taient rendus dans des pays voisins, qui se trouvaient &eacute;galement dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de leur offrir des solutions durables, ils avaient plus que jamais besoin d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;install&eacute;s pour mettre fin &agrave; leur d&eacute;placement prolong&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Asile et arriv&eacute;es en Europe<\/strong><\/p>\n<p>Avec l&rsquo;arriv&eacute;e de milliers de ressortissants tunisiens en Italie, principalement &agrave; Lampedusa, en quelques semaines (parfois &agrave; un rythme de plus de 1.000 arriv&eacute;es par jour), les centres de d&eacute;tention se sont vite remplis, tout comme plusieurs autres centres d&rsquo;accueil pour migrants irr&eacute;guliers en m&eacute;tropole. &Agrave; certains moments, des centaines de Tunisiens dormaient &agrave; la belle &eacute;toile dans les rues de Lampedusa, provoquant des protestations de la part des populations locales et des r&eacute;actions enflamm&eacute;es de la part des m&eacute;dias italiens. La r&eacute;ponse officielle de l&rsquo;Italie a consist&eacute; &agrave; d&eacute;livrer des permis de s&eacute;jour temporaires &agrave; un grand nombre des nouveaux arrivants, ce qui a provoqu&eacute; des r&eacute;actions politiques hostiles dans les sph&egrave;res europ&eacute;ennes lorsqu&rsquo;il est devenu &eacute;vident que de nombreux Tunisiens, en raison de l&rsquo;absence de contr&ocirc;les aux fronti&egrave;res, se d&eacute;pla&ccedil;aient en direction d&rsquo;autres pays, notamment en France.<\/p>\n<p>Par contre, les demandeurs d&rsquo;asile originaires de Libye ont rencontr&eacute; d&rsquo;autres difficult&eacute;s en Italie. M&ecirc;me si la loi italienne leur accorde le droit d&rsquo;&ecirc;tre accueillis en centres ouverts, il n&rsquo;y avait initialement pas assez de place sur les &icirc;les ou ailleurs en raison de la pr&eacute;sence des r&eacute;fugi&eacute;s tunisiens. Cependant, les autorit&eacute;s r&eacute;gionales italiennes ont agi rapidement pour loger toutes les personnes qui demandaient l&rsquo;asile. Ces derni&egrave;res ont alors &eacute;t&eacute; transport&eacute;es des &icirc;les vers les centres de r&eacute;ception continentaux, puis les demandes d&rsquo;asile des personnes demandant &agrave; &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;es ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es.<\/p>\n<p>Parmi les personnes arrivant initialement de Libye en Italie se trouvaient de nombreuses personnes originaires de pays o&ugrave; il existait de v&eacute;ritables risques de pers&eacute;cution ou de mauvais traitements. Parmi celles-ci, les Somaliens et les &Eacute;rythr&eacute;ens &eacute;taient particuli&egrave;rement nombreux les premiers mois. Toutefois, &agrave; partir de mi-2011, le sch&eacute;ma des d&eacute;placements a commenc&eacute; &agrave; changer. L&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un grand nombre de Nig&eacute;rians, Ghan&eacute;ens, Maliens, Ivoiriens et Bangladais aurait pu &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme la preuve que les immigrants clandestins pouvaient tirer avantage des situations de conflit et de l&rsquo;affaiblissement des contr&ocirc;les frontaliers. Toutefois, l&rsquo;Italie et Malte, et c&rsquo;est &agrave; tout &agrave; leur honneur, ont continu&eacute; de respecter le droit international et europ&eacute;en et leurs obligations d&rsquo;admettre sur leur sol les personnes qui sollicitaient leur protection ou demandaient l&rsquo;asile.<\/p>\n<p>L&rsquo;exp&eacute;rience de Malte a diff&eacute;r&eacute; de celle de l&rsquo;Italie en ce sens que les arriv&eacute;es ont presque toutes eu lieu au cours des quatre premier mois de 2011. Environ 1&nbsp;500 personnes sont arriv&eacute;es au cours de cette p&eacute;riode et presque toutes ont demand&eacute; l&rsquo;asile; une grande partie d&rsquo;entre elles ont ensuite &eacute;t&eacute; reconnues comme ayant besoin de protection. L&rsquo;appel &agrave; la r&eacute;installation lanc&eacute; initialement par Malte envisageait une augmentation continue de ces chiffres mais, au bout du compte, l&rsquo;influx est rest&eacute; limit&eacute;.<\/p>\n<p>Le d&eacute;clin progressif du nombre d&rsquo;arriv&eacute;es plus tard dans l&rsquo;ann&eacute;e a permis de revenir &agrave; une situation plus g&eacute;rable. L&rsquo;attitude de la Tunisie a indubitablement permis de consolider le soutien politique en faveur de la continuit&eacute; de l&rsquo;accueil des r&eacute;fugi&eacute;s, ce pays ayant promptement accept&eacute;, dans le cadre d&rsquo;un accord sp&eacute;cifique de r&eacute;admission avec l&rsquo;Italie sign&eacute; d&eacute;but 2012, le retour de tous ses ressortissants qui n&rsquo;avaient pas sollicit&eacute; de protection. Si la situation avait &eacute;volu&eacute; diff&eacute;remment et que le nombre de demandeurs d&rsquo;asile avait continu&eacute; de s&rsquo;accro&icirc;tre au fil du temps, les cons&eacute;quences auraient pu &ecirc;tre consid&eacute;rables. Il reste &agrave; savoir si un influx plus important dans les autres &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE aurait pouss&eacute; ou permis &agrave; l&rsquo;UE ou aux autres &Eacute;tats de d&eacute;velopper des plans de contingence, des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;une r&eacute;ponse ax&eacute;e sur le partage des responsabilit&eacute;s en Europe ou d&rsquo;autres mesures.<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Les crises nord-africaines, et les mouvements qui s&rsquo;ensuivirent dans la r&eacute;gion et au-del&agrave;, ont mis en lumi&egrave;re de nombreuses questions &eacute;pineuses que l&rsquo;EU n&rsquo;a pas encore r&eacute;solues alors qu&rsquo;elle s&rsquo;efforce de construire le Syst&egrave;me europ&eacute;en commun d&rsquo;asile et qu&rsquo;elle cherche &agrave; d&eacute;velopper sa coop&eacute;ration avec des pays tiers en mati&egrave;re d&rsquo;asile et de migration. Le concept de &laquo;solidarit&eacute;&raquo; constitue une pi&egrave;ce centrale de ces politiques et pourtant les r&eacute;actions face aux arriv&eacute;es en Europe de personnes en fuite &ndash; en particulier de Libye &ndash; n&rsquo;ont en aucun cas prouv&eacute; que l&rsquo;UE &eacute;tait pr&eacute;par&eacute;e &agrave; mettre en place des interventions et des m&eacute;canismes, ni &agrave; mobiliser des ressources, qui auraient pu aider les &Eacute;tats membres sous pression. Heureusement pour toutes les parties concern&eacute;es, les arriv&eacute;es n&rsquo;ont jamais atteint un nombre consid&eacute;rable.<\/p>\n<p>L&rsquo;UE a exprim&eacute; sa solidarit&eacute; en appuyant l&rsquo;effort humanitaire avec des financements ou d&rsquo;autres mesures. Toutefois, elle a manqu&eacute; une occasion de d&eacute;montrer visiblement son engagement politique &agrave; partager la responsabilit&eacute; de la protection des r&eacute;fugi&eacute;s au moyen d&rsquo;un important effort de r&eacute;installation. Il reste en tout cas bienvenu de voir l&rsquo;UE exhorter les &Eacute;tats &agrave; respecter les droits fondamentaux, y compris le droit d&rsquo;asile et de protection. Mais elle pourrait faire mieux &agrave; l&rsquo;avenir pour montrer l&rsquo;exemple par des actions concr&egrave;tes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Madeline V Garlick garlick@unhcr.org est directrice de l&rsquo;Unit&eacute; de soutien politique et juridique au Bureau de l&rsquo;UNHCR pour l&rsquo;Europe. <\/em><\/p>\n<p><em>Joanne van Selm jvanselm@gmail.com est une consultante ind&eacute;pendante qui travaille principalement sur les questions des r&eacute;fugi&eacute;s et de la migration en Europe. Les points de vue exprim&eacute;s dans cet article sont ceux des auteures et ne repr&eacute;sentent pas ceux de l&rsquo;ONU ou de l&rsquo;UNHCR. <\/em><\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> Frontex est l&rsquo;agence de l&rsquo;UE &eacute;tablie en 2004 pour coordonner et d&eacute;velopper la gestion des fronti&egrave;res europ&eacute;ennes. <a href=\"http:\/\/www.frontex.europa.eu\/\">www.frontex.europa.eu\/<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\">[2]<\/a> Voir <a href=\"http:\/\/frontex.europa.eu\/operations\/archive-of-accomplished-operations\/178\">http:\/\/frontex.europa.eu\/operations\/archive-of-accomplished-operations\/178<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Non-assistance en pleine mer<\/strong><\/p>\n<p>Selon les estimations de l&rsquo;UNHCR, plus de 1&nbsp;500 personnes se sont noy&eacute;es en M&eacute;diterran&eacute;e au cours des premiers mois de 2011, et ce, malgr&eacute; un trafic marin intense au cours de cette p&eacute;riode. Pourquoi n&rsquo;a-t-il pas &eacute;t&eacute; possible de rep&eacute;rer et de sauver un plus grand nombre de personnes qui s&rsquo;&eacute;taient aventur&eacute;es dans ce voyage p&eacute;rilleux ?<\/p>\n<p>La perte de vies en mer est depuis longue date l&rsquo;une des tragiques cons&eacute;quences des mouvements entre l&rsquo;Afrique du Nord et l&rsquo;Europe. Toutefois, l&rsquo;augmentation du nombre de personnes prenant la mer pour fuir la Libye, de m&ecirc;me que la mauvaise condition de nombreuses embarcations disponibles alors dans ce pays, ont contribu&eacute; &agrave; un fort accroissement du nombre de victimes.<\/p>\n<p>Le Conseil d&rsquo;Europe a enqu&ecirc;t&eacute; sur un incident au cours duquel 63 personnes sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es sur 72 qui avaient pris la mer sur un petit bateau parti de Libye en mars 2011. Le bateau avait connu des probl&egrave;mes peu de temps apr&egrave;s son d&eacute;part, dans une zone o&ugrave; se d&eacute;roulaient des op&eacute;rations maritimes de l&rsquo;OTAN. Selon les t&eacute;moignages, il aurait envoy&eacute; un signal de d&eacute;tresse que les gardes c&ocirc;tiers italiens auraient re&ccedil;u et retransmis &agrave; d&rsquo;autres navires militaires. Pour autant, aucune mission de secours n&rsquo;a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e et aucun des diff&eacute;rents navires ou avions ayant aper&ccedil;u l&rsquo;embarcation n&rsquo;a apparemment &eacute;t&eacute; capable de lui porter secours pendant ses deux semaines de d&eacute;rive. Le droit international de la mer contraint pourtant tous les capitaines de vaisseaux de porter secours aux personnes en d&eacute;tresse en pleine mer.<\/p>\n<p>Un autre cas a mis en lumi&egrave;re la question toujours non r&eacute;solue de la responsabilit&eacute; de d&eacute;barquer les personnes secourues ou intercept&eacute;es en mer. Dans ce cas, une fr&eacute;gate militaire espagnole prenant part &agrave; des op&eacute;rations de l&rsquo;OTAN a port&eacute; secours &agrave; un groupe de personnes en d&eacute;tresse qu&rsquo;elle aurait, selon les t&eacute;moignages, essay&eacute; de d&eacute;barquer dans divers pays, y compris en Europe, afin de se conformer &agrave; son obligation de mener les personnes secourues &laquo;&agrave; bon port&raquo;. Toutefois, au bout de cinq jours, les 106 personnes secourues ont &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute;es en Tunisie. Alors que le sauvetage &eacute;tait en soi un acte louable et qu&rsquo;il a permis, selon toute probabilit&eacute;, de sauver la vie des personnes concern&eacute;es, les &Eacute;tats de l&rsquo;UE ont montr&eacute; clairement &agrave; quel point ils &eacute;taient peu dispos&eacute;s &agrave; permettre aux personnes secourues de d&eacute;barquer sur leur sol. Alors que l&rsquo;obligation internationale de porter secours est largement accept&eacute;e, les &Eacute;tats peuvent interpr&eacute;ter diff&eacute;remment la notion de &laquo;port s&ucirc;r le plus proche&raquo; <em>(&laquo;nearest safe port&raquo;)<\/em> o&ugrave; les personnes secourues doivent &ecirc;tre d&eacute;barqu&eacute;es, de m&ecirc;me que l&rsquo;&eacute;tendue des obligations contraignant les autres &Eacute;tats concern&eacute;s en vertu des conventions internationales sur la recherche et le sauvetage. Cette diff&eacute;rence d&rsquo;interpr&eacute;tation est un facteur de complication directement li&eacute; &agrave; une autre question&nbsp;: l&rsquo;identification du pays devant remplir les obligations &agrave; long terme de protection de ces personnes si elles d&eacute;posent une demande d&rsquo;asile, ou de refoulement si elles n&rsquo;ont aucun droit de rester dans le pays concern&eacute;.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, de nombreuses embarcations parties d&rsquo;Afrique du Nord sont arriv&eacute;es jusqu&rsquo;aux c&ocirc;tes europ&eacute;ennes, transportant des Nord-Africains mais aussi d&rsquo;autres ressortissants, dont des demandeurs d&rsquo;asile fuyant les pers&eacute;cutions ou les mauvais traitements et des personnes migrant clandestinement pour d&rsquo;autres raisons. 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