{"id":41473,"date":"2014-02-12T00:00:00","date_gmt":"2014-02-12T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/albuja-2-3\/"},"modified":"2025-07-16T06:12:59","modified_gmt":"2025-07-16T11:12:59","slug":"albuja-2-3","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/crises\/albuja-2-3\/","title":{"rendered":"Violence criminelle et d\u00e9placement au Mexique"},"content":{"rendered":"<p>Selon des informations officielles du gouvernement mexicain, 47&nbsp;000 personnes auraient &eacute;t&eacute; tu&eacute;es suite &agrave; l&rsquo;intensification de la violence criminelle qui a d&eacute;but&eacute; en 2007. Les estimations de la soci&eacute;t&eacute; civile pla&ccedil;aient d&eacute;j&agrave; ce chiffre &agrave; 70&nbsp;000 en avril 2012. Les d&eacute;placements de civils ont &eacute;t&eacute; l&rsquo;un des effets cons&eacute;quents de la guerre de la drogue au Mexique.<\/p>\n<p>Les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, les institutions universitaires et les m&eacute;dias ont progressivement commenc&eacute; &agrave; documenter les cas et les sch&eacute;mas de d&eacute;placements forc&eacute;s caus&eacute;s par la violence des cartels de la drogue, et ont cherch&eacute; &agrave; clarifier les diff&eacute;rentes formes de mobilit&eacute; humaine pour &eacute;tablir une distinction entre la migration forc&eacute;e et celle qui ne l&rsquo;est pas. Globalement, la proportion de personnes qui quittent des municipalit&eacute;s violentes est quatre &agrave; cinq fois plus &eacute;lev&eacute;e que dans des municipalit&eacute;s avec des conditions socio&eacute;conomiques similaires mais dans lesquelles il n&rsquo;y a pas de violence.<\/p>\n<p>Outre le d&eacute;placement des Mexicains eux-m&ecirc;mes, c&rsquo;est la s&eacute;curit&eacute; des migrants d&rsquo;Am&eacute;rique Centrale et du Sud en route vers les &Eacute;tats-Unis &agrave; travers le Mexique qui est maintenant gravement menac&eacute;e du fait de cette augmentation de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et de la violence des cartels de la drogue. On estime que 70&nbsp;000 migrants d&rsquo;Am&eacute;rique Centrale et du Sud auraient disparu depuis 2007 alors qu&rsquo;ils traversaient le Mexique.<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a><\/p>\n<p>Un tel contexte soul&egrave;ve la question suivante: &agrave; quel moment la violence criminelle devient-elle une crise humanitaire? Au Mexique, par son intensit&eacute; et son omnipr&eacute;sence il ne fait aucun doute que la violence constitue une menace g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la vie: de 50 &agrave; 70&nbsp;000 personnes tu&eacute;es sur une p&eacute;riode de six ans, cela repr&eacute;sente indubitablement une perte &eacute;norme en vie humaine. En outre, des enl&egrave;vements syst&eacute;matiques et &agrave; grande &eacute;chelle de migrants ainsi que des ex&eacute;cutions en masse de ces m&ecirc;mes migrants repr&eacute;sentent une menace g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e &agrave; la vie et &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique, et donc une crise humanitaire. Finalement, la violence est &eacute;galement associ&eacute;e &agrave; une perte des moyens d&rsquo;existence et de subsistance qui pousse les personnes &agrave; se d&eacute;placer.<\/p>\n<p>Dans le contexte d&rsquo;un conflit interne la violence et l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; ne sont pas des &eacute;l&eacute;ments indispensables pour que la situation soit qualifi&eacute;e de crise humanitaire mais l&rsquo;existence d&rsquo;un conflit aurait pour cons&eacute;quence de conforter l&rsquo;opinion selon laquelle la situation de violence au Mexique repr&eacute;sente bien une crise humanitaire. De fait, une analyse &agrave; premi&egrave;re vue de la violence au Mexique effectu&eacute;e en appliquant les crit&egrave;res &eacute;tablis par le DIH montre que la situation remplit la plupart des conditions qui d&eacute;terminent l&rsquo;existence d&rsquo;un conflit arm&eacute; non-international, m&ecirc;me si les cartels de la drogue mexicains n&rsquo;ont pas d&rsquo;objectif politique ou d&rsquo;id&eacute;ologie. &nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quel niveau de protection les cadres juridiques existants offrent-ils? <\/strong><\/p>\n<p>Toutes les soci&eacute;t&eacute;s connaissent des actes contraires &agrave; la l&eacute;gislation p&eacute;nale (comme les vols &agrave; main arm&eacute;e, les agressions, les viols et les meurtres) qu&rsquo;elles traitent principalement &agrave; travers une justice de r&eacute;tribution centr&eacute;e sur la punition des contrevenants sans tenir n&eacute;cessairement compte de l&rsquo;impact des crimes sur les victimes. Cette tendance &agrave; ne pas tenir compte des victimes, notamment des victimes qui migrent pour cause de violence criminelle, devient particuli&egrave;rement significative dans des contextes de violence criminelle intense comme c&rsquo;est le cas au Mexique. &nbsp;<\/p>\n<p>Le cadre juridique existant en mati&egrave;re de protection internationale, &agrave; savoir les diff&eacute;rents instruments universels ou r&eacute;gionaux, l&eacute;galement contraignant ou non, du droit des r&eacute;fugi&eacute;s, du DIH et du droit des droits de l&rsquo;homme, insistent suffisamment sur les droits, les besoins et les vuln&eacute;rabilit&eacute;s des victimes, y compris celles qui se d&eacute;placent pour cause de violence criminelle ou sont affect&eacute;es par cette violence. Mais la structure de la protection centr&eacute;e sur le caract&egrave;re forc&eacute; ou contraint du mouvement en tant que d&eacute;clencheur ne r&eacute;pond pas ad&eacute;quatement aux circonstances complexes de la mobilit&eacute; des personnes dans des contextes de violence criminelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;identification sous forme descriptive des personnes susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre des PDI contenue dans les Principes directeurs relatifs au d&eacute;placement de personnes &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de leur propre pays inclut les personnes qui fuient &laquo;des situations de violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e&raquo;. La r&eacute;alit&eacute; dans certaines localit&eacute;s au Mexique peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme &eacute;tant une situation de violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e. En vertu des Principes directeurs, l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment de contrainte est indispensable pour que les personnes concern&eacute;es puissent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme des PDI. Mais dans certaines circonstances, les personnes se d&eacute;placent parce que leur source de revenu a diminu&eacute; ou que ce revenu devient plus al&eacute;atoire du fait d&rsquo;une invasion de la violence et de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;. Certaines personnes &agrave; Ciudad Ju&aacute;rez, par exemple, se sont d&eacute;plac&eacute;es parce que la violence et l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; mena&ccedil;aient l&rsquo;existence de leurs petites entreprises qui devenaient moins rentables ou risquaient la faillite &agrave; mesure que les clients cessaient d&rsquo;acheter ou de venir manger dans ce quartier o&ugrave; ils &eacute;taient install&eacute;s. Dans de tels cas, m&ecirc;me si les gens n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; directement contraints de s&rsquo;enfuir, leur d&eacute;placement n&rsquo;impliquait certes pas non plus, un choix enti&egrave;rement libre. &nbsp;<\/p>\n<p>Une interpr&eacute;tation &eacute;largie des Principes directeurs pourrait apporter une certaine assistance aux personnes se trouvant dans ces types de situations. Les personnes qui se d&eacute;placent &agrave; la recherche d&rsquo;une source de revenu mais qui n&rsquo;auraient pas choisi de se d&eacute;placer sans les impacts n&eacute;gatifs de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et de la violence sur leurs moyens d&rsquo;existence &ndash; en d&rsquo;autres termes, les personnes qui ne se d&eacute;placent pas uniquement dans le but d&rsquo;am&eacute;liorer leur situation &eacute;conomique du fait d&rsquo;un choix librement consenti &#8211; m&eacute;riteraient d&rsquo;&ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;es en tant que PDI au motif qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; forc&eacute;es de se d&eacute;placer &agrave; cause du climat d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; r&eacute;gnant.<\/p>\n<p>Les personnes qui traversent des fronti&egrave;res pour trouver la s&eacute;curit&eacute; et fuir la violence criminelle, directement &agrave; la suite &agrave; de menaces ou parce qu&rsquo;elles les anticipent, sont sp&eacute;cifiquement couvertes par la d&eacute;finition &eacute;largie d&rsquo;un r&eacute;fugi&eacute; selon les termes de la D&eacute;claration de Cartagena de 1984, qui inclut les personnes qui fuient la menace que constitue &laquo;la violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, &hellip; une violation massive des droits de l&rsquo;homme ou d&rsquo;autres circonstances ayant perturb&eacute; gravement l&rsquo;ordre public.&raquo;<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\" title=\"\">[2]<\/a> En vertu de la Convention de 1951 sur les r&eacute;fugi&eacute;s, la protection est octroy&eacute;e au cas par cas aux personnes qui peuvent d&eacute;montrer des craintes de pers&eacute;cution bien fond&eacute;es se rapportant &agrave; l&rsquo;un des cinq motifs &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans la Convention. &nbsp;<\/p>\n<p>Une protection compl&eacute;mentaire pourrait &eacute;galement s&rsquo;appliquer aux personnes ayant fui une situation de violence criminelle, mais son seuil d&rsquo;applicabilit&eacute; &ndash; en vertu de la Convention contre la torture (CCT), par exemple &ndash; rend cette possibilit&eacute; de protection encore plus t&eacute;nue.<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\" title=\"\">[3]<\/a> Les demandeurs d&rsquo;asile pourraient &eacute;galement b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une protection compl&eacute;mentaire en vertu de l&rsquo;article 16 de la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&eacute;es qui interdit le <em>refoulement<\/em> d&rsquo;une personne vers un &Eacute;tat s&rsquo;il existe des motifs s&eacute;rieux de croire qu&rsquo;elle risque d&rsquo;&ecirc;tre victime d&rsquo;une disparition.<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\" title=\"\">[4]<\/a><\/p>\n<p>Les instruments r&eacute;gionaux des droits de l&rsquo;homme fournissent &eacute;galement une possibilit&eacute; de protection. La Qualification&nbsp; Directive du Conseil de l&rsquo;Union europ&eacute;enne pr&eacute;voit une interdiction similaire contre le renvoi dans son article 2(e) relatif &agrave; la protection subsidiaire. Cet article s&rsquo;applique aux ressortissants d&rsquo;un pays tiers et aux personnes apatrides qui ne remplissent pas les conditions d&rsquo;octroi du statut de r&eacute;fugi&eacute; mais qui ont tout de m&ecirc;me besoin d&rsquo;une protection internationale et qui, si elles &eacute;taient renvoy&eacute;es dans leur pays d&rsquo;origine ou de r&eacute;sidence, courent un risque r&eacute;el de subir &laquo;une atteinte grave&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;elles sont confront&eacute;es &agrave; la peine de mort ou &agrave; une ex&eacute;cution&nbsp;; &agrave; des tortures, des traitements d&eacute;gradants ou des punitions; &laquo;ou s&rsquo;il existe une menace grave et individuelle &agrave; la vie d&rsquo;une personne civile du fait d&rsquo;une violence indiscrimin&eacute;e dans des situations de conflit arm&eacute; international ou interne.&raquo; D&eacute;terminer dans quelle mesure la situation en vigueur au Mexique peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une situation de conflit arm&eacute; interne a un impact r&eacute;el sur l&rsquo;applicabilit&eacute; de ce type d&rsquo;assistance.<\/p>\n<p><strong>La protection &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du Mexique et l&rsquo;asile aux &Eacute;tats-Unis <\/strong><\/p>\n<p>La r&eacute;ponse face au d&eacute;placement interne &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur m&ecirc;me du Mexique s&rsquo;est trouv&eacute;e limit&eacute;e principalement par une absence de volont&eacute; de reconna&icirc;tre le probl&egrave;me et de s&rsquo;y attaquer de mani&egrave;re syst&eacute;matique. Le gouvernement mexicain n&rsquo;est toujours pas pr&ecirc;t &agrave; reconnaitre enti&egrave;rement que la violence des cartels pousse les gens &agrave; se d&eacute;placer (sous la contrainte ou non), et, depuis le d&eacute;clenchement de la violence, il n&rsquo;a toujours pas mis en place de m&eacute;canismes pour r&eacute;pondre au d&eacute;placement.<\/p>\n<p>Il existe toutefois deux exceptions, le Bureau pour les victimes de crime (Prov&iacute;ctima) qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel en septembre 2011 avec pour mandat d&rsquo;aider les personnes victimes d&rsquo;enl&egrave;vement, de disparition forc&eacute;e, d&rsquo;homicide, d&rsquo;extorsion et de trafic humain, et la Commission nationale des droits de l&rsquo;homme qui depuis 2011, enregistre les plaintes des personnes d&eacute;plac&eacute;es par la violence et pr&eacute;pare un protocole en vue d&rsquo;orienter l&rsquo;attention qu&rsquo;elle porte aux PDI.<\/p>\n<p>M&ecirc;me s&rsquo;il est puissant et professionnalis&eacute; le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral est sans aucun doute peu enclin &agrave; demander le soutien d&rsquo;agences humanitaires &eacute;trang&egrave;res et multilat&eacute;rales dont l&rsquo;intervention serait toutefois n&eacute;cessaire au niveau local. Les gouvernements locaux dans la juridiction desquels s&eacute;vit la violence manquent de ressources, sont rong&eacute;s par la corruption, et sont coopt&eacute;s par ces groupes ill&eacute;gaux qu&rsquo;ils sont suppos&eacute;s combattre. Ils sont donc incapables d&rsquo;offrir une quelconque protection aux populations affect&eacute;es par la violence.<\/p>\n<p>La r&eacute;ponse des autorit&eacute;s am&eacute;ricaines face aux demandes d&rsquo;asile li&eacute;es &agrave; la violence des cartels de la drogue au Mexique sert d&rsquo;exemple pour examiner les possibilit&eacute;s de protection que le r&eacute;gime des r&eacute;fugi&eacute;s offre aux personnes qui fuient la violence criminelle en traversant des fronti&egrave;res. Les statistiques relatives aux demandes d&rsquo;asile accept&eacute;es d&eacute;pos&eacute;es par des Mexicains fuyant la violence des cartels de la drogue d&rsquo;une part, et le raisonnement juridique sur lequel s&rsquo;appuient les d&eacute;cisions de justice &agrave; cet &eacute;gard d&rsquo;autre part, sugg&egrave;rent que cette voie reste tout &agrave; fait limit&eacute;e en tant que forme de protection. &nbsp;<\/p>\n<p>La majorit&eacute; des 203 cas d&rsquo;appel analys&eacute;s ont &eacute;t&eacute; rejet&eacute;s au motif que les int&eacute;ress&eacute;s n&rsquo;&eacute;taient pas &agrave; m&ecirc;me de d&eacute;montrer une crainte bien fond&eacute;e de pers&eacute;cution. Les demandeurs, qui apparaissaient dans leur majorit&eacute; dans des cas d&eacute;fensifs en attente d&rsquo;expulsion des &Eacute;tats-Unis &ndash; ont tent&eacute; sans succ&egrave;s d&rsquo;argumenter qu&rsquo;ils faisaient partie d&rsquo;un groupe social pers&eacute;cut&eacute; par le crime organis&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p>Les cas dans lesquels l&rsquo;argument avanc&eacute; pour justifier la fuite et demander l&rsquo;asile se fondait sur la crainte face &agrave; la violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e ainsi que sur les conditions d&rsquo;instabilit&eacute; &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays ont &eacute;t&eacute; rejet&eacute;s. Les tribunaux ont statu&eacute; que la crainte relative &agrave; &laquo;la situation g&eacute;n&eacute;rale du pays&raquo; ou &agrave; &laquo;une violence indiscrimin&eacute;e&raquo; ne constituait pas un motif d&rsquo;asile, &agrave; moins que les victimes n&rsquo;aient &eacute;t&eacute; cibl&eacute;es en vertu de l&rsquo;un des motifs de protection. Les cas qui ont &eacute;t&eacute; accept&eacute;s sont ceux o&ugrave; les plaignants disposaient de preuves sp&eacute;cifiques (nom des membres du cartel ou de la police, rapports de police ou attestations d&rsquo;hospitalisation, et d&eacute;positions de t&eacute;moins). Ces personnes &eacute;taient &eacute;galement en mesure de d&eacute;montrer et d&rsquo;expliquer pourquoi et de quelle mani&egrave;re elles craignaient des pers&eacute;cutions (c&rsquo;est-&agrave;-dire de sp&eacute;cifier qui &eacute;tait susceptible de leur porter atteinte).&nbsp; &nbsp;<\/p>\n<p><strong>Conclusions<\/strong><\/p>\n<p>Une caract&eacute;ristique des environnements dans lesquels la violence criminelle est end&eacute;mique est le fait qu&rsquo;elle pousse, de diff&eacute;rentes mani&egrave;res, les personnes &agrave; se d&eacute;placer sous l&rsquo;effet d&rsquo;une contrainte directe et de menaces physiques, soit du fait de la d&eacute;gradation de l&rsquo;environnement g&eacute;n&eacute;ral et de la qualit&eacute; de vie, soit parce que leurs possibilit&eacute;s de subvenir &agrave; leurs besoins s&rsquo;&eacute;rodent. La violence criminelle au Mexique est une cause de d&eacute;placement et elle affecte &eacute;galement la mobilit&eacute; humaine, en cr&eacute;ant &ndash; par son intensit&eacute; et son omnipr&eacute;sence &ndash; une v&eacute;ritable crise humanitaire. C&rsquo;est pourquoi les &Eacute;tats concern&eacute;s et la communaut&eacute; internationale doivent op&eacute;rer un changement fondamental dans les r&eacute;ponses qui y sont apport&eacute;es, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de sanctionner ou de combattre les d&eacute;linquants ou d&rsquo;accorder une attention pleine et enti&egrave;re aux besoins des victimes, y compris des migrants.<\/p>\n<p>Le cadre international de protection existant pr&eacute;voit ce type d&rsquo;attention centr&eacute;e sur les besoins et les vuln&eacute;rabilit&eacute;s des personnes qui se d&eacute;placent pour cause de violence criminelle. &Agrave; travers de nouvelles interpr&eacute;tations des normes juridiques existantes, des personnes qui, &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence, ne tombent pas dans les cat&eacute;gories juridiques pr&eacute;vues pourraient potentiellement b&eacute;n&eacute;ficier de protection. Une interpr&eacute;tation &eacute;largie des Principes directeurs pourrait inclure dans la cat&eacute;gorie des PDI, les personnes qui fuient sans avoir subi une contrainte directe mais dont le d&eacute;placement ne r&eacute;sulte pas d&rsquo;un libre choix. De m&ecirc;me, interpr&eacute;ter de mani&egrave;re novatrice les motifs d&rsquo;asile contenus dans la Convention sur les r&eacute;fugi&eacute;s pourrait offrir une aide aux personnes se trouvant dans ce type de situations.<\/p>\n<p>Toutefois, m&ecirc;me si l&rsquo;interpr&eacute;tation des cadres juridiques existants peut en principe offrir une certaine protection, c&rsquo;est leur application pratique qui constitue le d&eacute;fi le plus important. En l&rsquo;absence d&rsquo;une r&eacute;ponse de la part de l&rsquo;&Eacute;tat face aux personnes d&eacute;plac&eacute;es par la violence au Mexique, il revient aux agences humanitaires de s&rsquo;impliquer et de tenter de prot&eacute;ger les personnes qui subissent la violence et se d&eacute;placent. Il est toutefois rare que les situations d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; caus&eacute;es par la violence criminelle tombent dans le cadre du mandat et de la mission des agences humanitaires&nbsp;; aucune des agences internationales se trouvant actuellement au Mexique n&rsquo;a jusqu&rsquo;ici mis en place de programme pour r&eacute;pondre aux impacts de la violence criminelle sur les communaut&eacute;s locales. Et jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent le gouvernement mexicain n&rsquo;a pas sollicit&eacute; la collaboration des agences internationales en relation &agrave; la violence perp&eacute;tr&eacute;e par les cartels de la drogue&nbsp;; le faire reviendrait &agrave; reconna&icirc;tre que le pays est confront&eacute; &agrave; une crise humanitaire ou se trouve dans une situation de conflit arm&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sebasti&aacute;n Albuja <a href=\"mailto:sebastian.albuja@nrc.ch\"><em>sebastian.albuja@nrc.ch<\/em><\/a> est Chef du d&eacute;partement Afrique et Am&eacute;riques de l&rsquo;Observatoire des situations de d&eacute;placement interne du Conseil norv&eacute;gien pour les r&eacute;fugi&eacute;s. <a href=\"http:\/\/www.internal-displacement.org\"><em>www.internal-displacement.org<\/em><\/a><\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> Sherman, C. <em>Central American Mothers Look for Missing Migrants<\/em>, Associated Press, 2012. <a href=\"http:\/\/bigstory.ap.org\/article\/central-american-mothers-look-missing-migrants\">http:\/\/bigstory.ap.org\/article\/central-american-mothers-look-missing-migrants<\/a>.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn2\">\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\" title=\"\">[2]<\/a> <a href=\"http:\/\/www.refworld.org\/docid\/3ae6b36ec.html\">www.refworld.org\/docid\/3ae6b36ec.html<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn3\">\n<p><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\" title=\"\">[3]<\/a> <a href=\"http:\/\/www.hrweb.org\/legal\/cat.html\">www.hrweb.org\/legal\/cat.html<\/a> Le terme torture, tel que d&eacute;fini dans le cadre de la Convention contre la torture, contient une exigence de dimension publique qui signifie que pour qu&rsquo;un acte soit consid&eacute;r&eacute; comme un acte de torture il doit avoir &eacute;t&eacute; perp&eacute;tr&eacute; par un agent public, ou avec le &laquo;consentement&raquo; ou l&rsquo;approbation d&rsquo;un agent public.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"edn4\">\n<p><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\" title=\"\">[4]<\/a> Veuillez noter, tout particuli&egrave;rement en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la situation des demandeurs d&rsquo;asile mexicains aux &Eacute;tats-Unis, que&nbsp;les &Eacute;tats-Unis ne sont pas partie &agrave; la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&eacute;es. Le texte de la Convention est disponible en ligne sur: <a href=\"http:\/\/www.ohchr.org\/EN\/HRBodies\/CED\/Pages\/ConventionCED.aspx\">www.ohchr.org\/EN\/HRBodies\/CED\/Pages\/ConventionCED.aspx<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon des informations officielles du gouvernement mexicain, 47&nbsp;000 personnes auraient &eacute;t&eacute; tu&eacute;es suite &agrave; l&rsquo;intensification de la violence criminelle qui a d&eacute;but&eacute; en 2007. Les estimations de la soci&eacute;t&eacute; civile pla&ccedil;aient d&eacute;j&agrave; ce chiffre &agrave; 70&nbsp;000 en avril 2012. 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