{"id":41746,"date":"2016-05-09T00:00:00","date_gmt":"2016-05-09T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/lanzer-2-4\/"},"modified":"2025-04-01T07:18:28","modified_gmt":"2025-04-01T12:18:28","slug":"lanzer-2-4","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/solutions-fr\/lanzer-2-4\/","title":{"rendered":"Que se passe-t-il au Nigeria ?"},"content":{"rendered":"<p>Beaucoup de choses viennent &agrave; l&rsquo;esprit quand on pense au Nig&eacute;ria&nbsp;: l&rsquo;&eacute;nergie, l&rsquo;argent et, de plus en plus souvent, Boko Haram. Ce groupe, implant&eacute; dans le nord-est du pays depuis de nombreuses ann&eacute;es, a v&eacute;ritablement pris une dimension internationale apr&egrave;s l&rsquo;enl&egrave;vement de plus de 200 jeunes filles &agrave; Chibok dans la nuit du 14 au 15 avril 2014. Cet incident n&rsquo;&eacute;tait que le pr&eacute;curseur de nombreux autres affronts &agrave; cause desquels, au cours des 18 derniers mois, le nombre impressionnant de 2,2 millions de personnes ont &eacute;t&eacute; forc&eacute;es de fuir de chez elles dans la r&eacute;gion nord-est du Nig&eacute;ria. De surcro&icirc;t, une situation d&rsquo;abord consid&eacute;r&eacute;e principalement comme un &laquo;&nbsp;probl&egrave;me nig&eacute;rian&nbsp;&raquo; a pris une dimension r&eacute;gionale dans l&rsquo;ensemble du bassin du lac Tchad, qui comprend &eacute;galement le nord du Cameroun, l&rsquo;ouest du Tchad, le sud-est du Niger et le nord-est du Nig&eacute;ria.<\/p>\n<p>Pourquoi entendons-nous apparemment peu parler de ce qui se passe et que faudrait-il faire &agrave; l&rsquo;heure actuelle pour apporter v&eacute;ritablement une protection et une assistance&nbsp;?<\/p>\n<p>Les informations provenant du nord-est du pays sont insuffisantes (en fait, de l&rsquo;ensemble du bassin du lac Tchad) et ce, uniquement pour des mauvaises raisons. Peut-&ecirc;tre vivons-nous dans un monde caract&eacute;ris&eacute; par un trop-plein d&rsquo;informations et par un trop-plein de crises trop s&eacute;v&egrave;res. Vous rappelez-vous du Sahel en 2013&nbsp;? Ou de Gaza en 2014&nbsp;? Ces deux crises ont &eacute;t&eacute; occult&eacute;es par la Syrie. Seul un nombre limit&eacute; de crises peut faire la &laquo;&nbsp;une&nbsp;&raquo; des journaux et peut &ecirc;tre g&eacute;r&eacute; par la communaut&eacute; internationale (y compris les responsables gouvernementaux et les directeurs des organismes d&rsquo;aide). De plus, la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; de chacune de ces crises semble s&rsquo;&ecirc;tre aggrav&eacute;e. Un plus grand nombre de personnes sont d&eacute;plac&eacute;es&nbsp;; un plus grand nombre de villes sont d&eacute;truites&nbsp;; un plus grand nombre de villages sont br&ucirc;l&eacute;s&nbsp;; un plus grand nombre de vies sont perdues, de femmes sont viol&eacute;es et d&rsquo;enfants sont d&eacute;scolaris&eacute;s. Et pourtant, on pourrait &eacute;galement d&eacute;plorer une certaine incapacit&eacute; &agrave; surmonter &laquo;&nbsp;encore une autre crise&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Quelques jours seulement apr&egrave;s avoir pris mes fonctions actuelles en juillet 2015, je me suis rendu dans le nord-est du Nig&eacute;ria. J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; surpris par le nombre de personnes d&eacute;plac&eacute;es et dans le besoin, de m&ecirc;me que par le manque d&rsquo;actions pour r&eacute;pondre &agrave; cette situation, et j&rsquo;ai donc demand&eacute; &agrave; ma conseill&egrave;re la plus proche&nbsp;: &laquo;&nbsp;Comment ai-je pu manquer cela&nbsp;?&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Vous &eacute;tiez d&eacute;j&agrave; pas mal occup&eacute; au Soudan du sud,&nbsp;&raquo; m&rsquo;a-t-elle r&eacute;pondu. Ce commentaire incisif m&rsquo;a pouss&eacute; &agrave; conclure que les principaux leaders et dirigeants dans les capitales, ou m&ecirc;me dans ma propre institution, &eacute;taient &laquo;&nbsp;pas mal occup&eacute;s&nbsp;&raquo; avec la Syrie, l&rsquo;Ukraine et l&rsquo;&eacute;volution rapide de la crise migratoire europ&eacute;enne. Et lorsque que j&rsquo;ai lanc&eacute; un appel aux financements aupr&egrave;s des ambassades &eacute;tablies &agrave; Abuja, la capitale nig&eacute;riane, des bailleurs et de ma propre institution, j&rsquo;ai souvent entendu dire en r&eacute;ponse : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est le Nig&eacute;ria, un pays riche qui peut aider sa propre population&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>R&eacute;pondre &agrave; une crise dans un pays relativement riche est probl&eacute;matique. En effet, le Nig&eacute;ria est riche et devrait disposer des ressources n&eacute;cessaires pour aider sa propre population mais les probl&egrave;mes de gouvernance entrent souvent en jeu, de m&ecirc;me que la question du &laquo;&nbsp;nord-est marginalis&eacute;&nbsp;&raquo;. En effet, les organismes d&rsquo;aide sont connus pour leur tendance &agrave; se substituer aux institutions plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; les appuyer, et nous ne souhaitons certainement pas que cela se produise dans un contexte tel que le Nig&eacute;ria. Et en effet, la question de l&rsquo;honneur national est elle aussi toujours pr&eacute;sente, personne ne voulant l&rsquo;entacher, si bien qu&rsquo;il est politiquement &laquo;&nbsp;d&eacute;licat&nbsp;&raquo; d&rsquo;attirer l&rsquo;attention sur la situation dans le nord-est du Nig&eacute;ria. Toutefois, au vu du nombre de personnes dans le besoin, de beaucoup plus grands efforts auraient d&ucirc; &ecirc;tre d&eacute;ploy&eacute;s, et de mani&egrave;re beaucoup plus urgente.<\/p>\n<p><strong>Comprendre ce que les gens veulent<\/strong><\/p>\n<p>Dans le nord-est du Nig&eacute;ria, j&rsquo;ai pos&eacute; des questions ouvertes aux habitants de la ville de Maiduguri, en commen&ccedil;ant par &laquo;&nbsp;comment vont les choses ?&nbsp;&raquo;. Les r&eacute;ponses que l&rsquo;on m&rsquo;a donn&eacute;es m&rsquo;ont &eacute;clair&eacute; et rassur&eacute;. Le principal message des gens &eacute;tait le suivant&nbsp;: &laquo;&nbsp;nous voulons et nous pouvons prendre soin de nous-m&ecirc;mes&nbsp;&raquo;. En terme d&rsquo;assistance, leur principal besoin &eacute;tait que les autorit&eacute;s reprennent le contr&ocirc;le de leurs villes et de leurs villages et qu&rsquo;elles garantissent leur s&ucirc;ret&eacute; et leur s&eacute;curit&eacute;, de m&ecirc;me que celles de leurs enfants et de leur b&eacute;tail. Ces personnes m&rsquo;ont &eacute;galement parl&eacute; du besoin de s&eacute;curiser les routes et d&rsquo;ouvrir les march&eacute;s, ce qui mettait en lumi&egrave;re leur volont&eacute; de travailler et de faire du commerce. Les parents m&rsquo;ont fait part de leurs pr&eacute;occupations au sujet de leurs enfants qui rataient une ann&eacute;e scolaire. Une femme m&rsquo;a parl&eacute; avec fiert&eacute; de ses neuf enfants, qu&rsquo;elle avait &eacute;lev&eacute;s presque toute seule et qui &eacute;taient devenus m&eacute;decins et avocats. &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai pas besoin de vos seaux et de vos couvertures. J&rsquo;ai besoin de savoir que ma ville est de nouveau s&ucirc;re, comme &ccedil;a je pourrai rentrer chez moi &agrave; pied&nbsp;!&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>Personne ne m&rsquo;a dit un mot au sujet de quelconque aspect &laquo;&nbsp;humanitaire&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;de d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo;. Pour les personnes frapp&eacute;es par une crise, en particulier dans des contextes d&eacute;j&agrave; fragiles, ces concepts existent uniquement dans l&rsquo;esprit des personnes venant de l&rsquo;ext&eacute;rieur mais pas dans celui des victimes de la violence et du d&eacute;placement, ni des autorit&eacute;s responsables de leur porter assistance.<\/p>\n<p>Le cas de Maiduguri est instructif&nbsp;: une ville dont la population a explos&eacute;, passant de 1 &agrave; 2,6 millions d&rsquo;habitants en &agrave; peine quelques mois en cons&eacute;quence des atrocit&eacute;s perp&eacute;tr&eacute;es par Boko Haram. &Agrave; leur arriv&eacute;e, les personnes d&eacute;plac&eacute;es avaient besoin d&rsquo;un abri, de nourriture et d&rsquo;eau. Ces besoins essentiels persistent aujourd&rsquo;hui, de m&ecirc;me que la tentation de poursuivre une approche bas&eacute;e sur l&rsquo;urgence pour y r&eacute;pondre &ndash; soit la m&ecirc;me approche que d&rsquo;habitude. Cependant, apr&egrave;s r&eacute;flexion, nous devrions nous rappeler ce qui s&rsquo;est produit dans d&rsquo;autres contextes semblables, lorsque des populations majoritairement rurales ont &eacute;t&eacute; forc&eacute;es de fuir de chez elles ou d&rsquo;abandonner leurs terres et de chercher refuge en ville. Le d&eacute;sir de retourner chez elles s&rsquo;att&eacute;nue finalement au bout d&rsquo;un certain temps. Par cons&eacute;quent, dans le cas de Maiduguri, il est en fait r&eacute;ellement n&eacute;cessaire de cr&eacute;er une ville qui puisse, &agrave; long terme, subvenir aux besoins d&rsquo;une population de 2,6 millions d&rsquo;habitants. Les organismes d&rsquo;aide feraient donc bien d&rsquo;allier leurs activit&eacute;s &agrave; court terme et &agrave; moyen terme pour aider les autorit&eacute;s et la population locale &agrave; &eacute;tablir des logements durables dans les zones o&ugrave; l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau et &agrave; l&rsquo;assainissement est suffisant et o&ugrave; les cliniques et les &eacute;coles sont suffisamment nombreuses.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres organisations, telles que la Banque mondiale (qui n&rsquo;est pas g&eacute;n&eacute;ralement associ&eacute;e aux interventions dans le contexte de crises), envisagent aujourd&rsquo;hui d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer leurs activit&eacute;s dans le nord-est du Nig&eacute;ria et m&ecirc;me dans la totalit&eacute; du bassin du lac Tchad. Dans l&rsquo;ensemble de ce bassin, les causes profondes de l&rsquo;instabilit&eacute; et de la mis&egrave;re ont leur origine dans la pauvret&eacute; abjecte et la d&eacute;gradation de son environnement. Depuis les ann&eacute;es 1950, le lac Tchad a perdu 80&nbsp;% de sa taille originale, si bien que sa population peine plus que jamais &agrave; acc&eacute;der &agrave; cette eau pour r&eacute;pondre &agrave; ses besoins, que ce soit pour elle-m&ecirc;me, pour l&rsquo;agriculture ou pour leur b&eacute;tail. Parall&egrave;lement, la population a consid&eacute;rablement augment&eacute; et devrait doubler dans les 20 prochaines ann&eacute;es. Si cette population reste pauvre et manque d&rsquo;eau, nous pouvons &ecirc;tre s&ucirc;rs que les tensions sociales s&rsquo;intensifieront, et d&rsquo;autant plus si des extr&eacute;mistes violents restent sur ces lieux pour s&rsquo;ing&eacute;rer dans un contexte d&eacute;j&agrave; complexe.<\/p>\n<p><strong>Sortir de nos &laquo;&nbsp;silos&nbsp;&raquo;<\/strong><\/p>\n<p>Il faut que diff&eacute;rents secteurs de la communaut&eacute; internationale collaborent avec les autorit&eacute;s nig&eacute;rianes pour soutenir leurs efforts visant &agrave; stabiliser la situation et poser les fondations de la paix et de la stabilit&eacute;. En tout premier lieu, les pays de la r&eacute;gion ont fait front commun et constitu&eacute; une Force multinationale mixte pour combattre l&rsquo;instabilit&eacute;. Diff&eacute;rents acteurs de la communaut&eacute; internationale leur ont apport&eacute; leur soutien, par exemple l&rsquo;Union africaine, la France et le Royaume-Uni, ce dernier ayant m&ecirc;me &eacute;tabli une &eacute;quipe &agrave; Maiduguri pour conseiller les forces de s&eacute;curit&eacute; nig&eacute;rianes dans leur lutte contre Boko Haram (et dans le respect des droits humains). Bien qu&rsquo;ils honorent toujours les principes de l&rsquo;ind&eacute;pendance op&eacute;rationnelle et de l&rsquo;impartialit&eacute;, les organismes d&rsquo;aide doivent collaborer plus &eacute;troitement avec les autres acteurs du syst&egrave;me international, y compris les acteurs appartenant au contexte mais qui ne sont pas des organismes d&rsquo;aide. Dans le cas pr&eacute;cis du nord-est du Nig&eacute;ria, o&ugrave; plusieurs institutions travaillent dans les &laquo;&nbsp;silos&nbsp;&raquo; du d&eacute;veloppement, de l&rsquo;environnement, de l&rsquo;humanitaire, des droits humains, de la politique et de la s&eacute;curit&eacute;, tant l&rsquo;importance que la n&eacute;cessit&eacute; de la collaboration devraient sauter aux yeux. Privil&eacute;gier la solution alternative (nous cantonner &agrave; nos silos respectifs), c&rsquo;est manquer une occasion d&rsquo;exploiter les connaissances et les ressources collectives que nous pouvons apporter &agrave; un tel contexte. Tout cela semble apparemment logique et pourtant si illusoire.<\/p>\n<p>Si nous pouvons apprendre &agrave; collaborer de mani&egrave;re plus efficace, en nous conformant &agrave; la description que les communaut&eacute;s elles-m&ecirc;mes nous donnent de la situation et en soutenant les autorit&eacute;s l&eacute;gitimes sur le terrain, nous pouvons aider les personnes non seulement &agrave; survivre mais aussi &agrave; trouver un chemin hors de la crise et &agrave; am&eacute;liorer leur vie le plus t&ocirc;t possible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Toby Lanzer <em>twitter.com\/tobylanzer<\/em><br \/>\n\tAssistant du Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU et coordinateur humanitaire r&eacute;gional pour le Sahel&nbsp;; &eacute;galement ancien chercheur invit&eacute; au Centre d&rsquo;&eacute;tudes pour les r&eacute;fugi&eacute;s de l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;Oxford. Cet article est r&eacute;dig&eacute; &agrave; titre personnel.<\/p>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"1\" cellspacing=\"1\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"background-color: rgb(204, 204, 204);\">\n<p><strong>Nigeria <\/strong>Population&nbsp;: 182&nbsp;200&nbsp;000 habitants<br \/>\n\t\t\t\t\tPr&egrave;s de 2&nbsp;152&nbsp;000 personnes d&eacute;plac&eacute;es de l&rsquo;int&eacute;rieur (fin 2015, estimation de l&rsquo;IDMC)<br \/>\n\t\t\t\t\tDe plus, pr&egrave;s de 555&nbsp;000 personnes d&eacute;plac&eacute;es de l&rsquo;int&eacute;rieur ou r&eacute;fugi&eacute;s nig&eacute;rians au Cameroun, au Tchad et au Niger (avril 2016, BCAH).<\/p>\n<p>Sur ce nombre total de PDI, on estime que 12,6&nbsp;% ont &eacute;t&eacute; d&eacute;plac&eacute;s par des affrontements communautaires, 2,4&nbsp;% par des catastrophes naturelles et 85&nbsp;% en cons&eacute;quence des violences perp&eacute;tr&eacute;es par Boko Haram.<br \/>\n\t\t\t\t\tVoir IDMC <a href=\"http:\/\/www.internal-displacement.org\/sub-saharan-africa\/nigeria\/figures-analysis\">www.internal-displacement.org\/sub-saharan-africa\/nigeria\/figures-analysis<\/a><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup de choses viennent &agrave; l&rsquo;esprit quand on pense au Nig&eacute;ria&nbsp;: l&rsquo;&eacute;nergie, l&rsquo;argent et, de plus en plus souvent, Boko Haram. 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