{"id":41783,"date":"2016-09-27T00:00:00","date_gmt":"2016-09-27T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fmreview.org\/vankooy-2-3\/"},"modified":"2025-04-01T07:10:31","modified_gmt":"2025-04-01T12:10:31","slug":"vankooy-2-3","status":"publish","type":"fmr_content","link":"https:\/\/www.fmreview.org\/fr\/protection-communautaire\/vankooy-2-3\/","title":{"rendered":"Des r\u00e9fugi\u00e9es chefs d\u2019entreprises en Australie"},"content":{"rendered":"<p>En Australie, on parle souvent du d&eacute;marrage d&rsquo;une petite entreprise en lien avec la capacit&eacute; de &laquo;&nbsp;prendre des risques&nbsp;&raquo; propre aux entrepreneurs. Une telle description donne &agrave; l&rsquo;entreprenariat &nbsp;une r&eacute;sonnance positive et aventureuse associ&eacute;e &agrave; une promesse de r&eacute;compense. N&eacute;anmoins, certains groupes en Australie n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre choix que de travailler &agrave; leur compte du fait des restrictions auxquels ils font face au sein du march&eacute; du travail. En termes d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;emploi, les r&eacute;fugi&eacute;es, en particulier, sont confront&eacute;es &agrave; des obstacles li&eacute;s &agrave; la langue, la culture, le sexe et la famille ainsi qu&rsquo;aux attitudes et pratiques des employeurs. Pour beaucoup de femmes de ces milieux, l&rsquo;entreprenariat comporte des risques cons&eacute;quents et n&rsquo;est ni motiv&eacute; par l&rsquo;opportunit&eacute; ou l&rsquo;ambition mais bien par la n&eacute;cessit&eacute;. &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;&laquo; Stepping Stones to Small Business &raquo; est un programme qui propose une formation &agrave; l&rsquo;entreprenariat, fournit des possibilit&eacute;s de mise en r&eacute;seau et de mentorat &agrave; des femmes r&eacute;fugi&eacute;es &agrave; Melbourne. Une &eacute;valuation du programme en 2015 a sugg&eacute;r&eacute; que les participantes m&ecirc;me si elles &eacute;taient positives par rapport aux connaissances qu&rsquo;elles ont acquises et aux r&eacute;seaux qu&rsquo;elles ont pu d&eacute;velopper, en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale n&rsquo;avaient pas r&eacute;ussi &agrave; convertir ces ressources nouvelles en un revenu g&eacute;n&eacute;r&eacute; par une petite entreprise. De nombreuses r&eacute;fugi&eacute;es ont fait preuve des caract&eacute;ristiques souvent associ&eacute;es &agrave; l&rsquo;entreprenariat &ndash;d&eacute;sir d&rsquo;ind&eacute;pendance et d&rsquo;autonomie par exemple, mais restaient confront&eacute;es &agrave; des obstacles qui les emp&ecirc;chaient de d&eacute;velopper une entreprise, comme l&rsquo;absence d&rsquo;&eacute;conomies personnelles et la n&eacute;cessit&eacute; de retarder leur activit&eacute; pour des raisons familiales. Nos constatations sont le reflet une distinction importante entre des notions entrepreneuriales de prise de risques et de r&eacute;compense, les r&eacute;alit&eacute;s du d&eacute;veloppement d&rsquo;une petite entreprise, et le chevauchement entre opportunit&eacute;s et contraintes associ&eacute;es au genre, &agrave; l&rsquo;ethnicit&eacute; et au statut li&eacute; &agrave; la migration forc&eacute;e.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Facteurs incitatifs et dissuasifs<\/strong><\/p>\n<p>La n&eacute;cessit&eacute; &eacute;conomique et les difficult&eacute;s &agrave; obtenir un emploi salari&eacute; poussent souvent les personnes qui b&eacute;n&eacute;ficient de la protection accord&eacute;e aux r&eacute;fugi&eacute;s vers l&rsquo;autoentreprise. En Australie, les r&eacute;fugi&eacute;s ont un taux plus faible de participation au march&eacute; du travail, un taux de ch&ocirc;mage plus &eacute;lev&eacute; et des revenus moyens inf&eacute;rieurs &agrave; ceux des autres migrants. Ils sont &eacute;galement plus susceptibles de rester au ch&ocirc;mage &agrave; long terme, ils ont moins de probabilit&eacute; d&rsquo;obtenir de &laquo;&nbsp;bons&nbsp;&raquo; emplois (tels que d&eacute;finis par l&rsquo;Organisation internationale du Travail), et tendent &agrave; &ecirc;tre concentr&eacute;s dans des activit&eacute;s peu qualifi&eacute;es de statut inf&eacute;rieur. Comme dans de nombreux autres pays d&rsquo;accueil, lorsqu&rsquo;ils cherchent un emploi les r&eacute;fugi&eacute;s en Australie sont confront&eacute;s &agrave; des obstacles de langue, d&rsquo;exp&eacute;rience et de qualifications non reconnues et d&eacute;valoris&eacute;es ainsi qu&rsquo;&agrave; &laquo;&nbsp;une distance culturelle&nbsp;&raquo; sur le lieux de travail et &agrave; la discrimination des employeurs. &nbsp;<\/p>\n<p>D&rsquo;autres facteurs incitent &eacute;galement les r&eacute;fugi&eacute;s &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;entreprise comme l&rsquo;attrait de la s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re et de l&rsquo;ind&eacute;pendance ou une exp&eacute;rience ant&eacute;rieure d&rsquo;entreprenariat dans leur pays d&rsquo;origine. L&rsquo;auto-entreprenariat peut offrir une possibilit&eacute; d&rsquo;am&eacute;lioration du statut professionnel ainsi que des revenus plus &eacute;lev&eacute;s qu&rsquo;un emploi salari&eacute;, parce qu&rsquo;en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale les emplois salari&eacute;s des migrants sont moins bien r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s et plus pr&eacute;caires.<\/p>\n<p>Les r&eacute;fugi&eacute;s en Australie d&eacute;montrent de nombreuses qualit&eacute;s qu&rsquo;une vision st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;e associe habituellement &agrave; l&rsquo;entreprenariat. Une &eacute;tude de 2011 sur des r&eacute;fugi&eacute;s de premi&egrave;re et de deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration en Australie, a d&eacute;couvert que de nombreux r&eacute;fugi&eacute;s tendent &agrave; prendre des risques et &agrave; tirer parti des opportunit&eacute;s lorsqu&rsquo;elles se pr&eacute;sentent.<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\" title=\"\">[1]<\/a> Des donn&eacute;es publi&eacute;es r&eacute;cemment par le Bureau australien de la statistique indiquent &eacute;galement que les r&eacute;fugi&eacute;s tirent une proportion plus &eacute;lev&eacute;e de leurs revenus de l&rsquo;auto-emploi que les autres migrants, et que ce revenu augmente nettement apr&egrave;s cinq ann&eacute;es de r&eacute;sidence. &nbsp;<\/p>\n<p>Toutefois, les femmes migrantes entrepreneurs rencontrent des difficult&eacute;s particuli&egrave;res lors du d&eacute;veloppement d&rsquo;une petite entreprise, obtention du capital initial, manque de comp&eacute;tences financi&egrave;res, acc&egrave;s restreint &agrave; des services de garde d&rsquo;enfants abordables, syst&egrave;mes de soutien et r&eacute;seaux adapt&eacute;s au march&eacute; plus restreints que ceux des hommes. Les attentes li&eacute;es aux responsabilit&eacute;s familiales renforc&eacute;es par les restrictions religieuses et les normes culturelles viennent encore s&rsquo;ajouter &agrave; ces limitations. M&ecirc;me dans les cas o&ugrave; les femmes r&eacute;ussissent &agrave; surmonter les obstacles relatifs &agrave; l&rsquo;attitude sein de leur famille et de leur communaut&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des femmes entrepreneures, il est probable qu&rsquo;elles soient tout de m&ecirc;me consid&eacute;r&eacute;es comme enti&egrave;rement responsables des soins aux enfants et des t&acirc;ches domestiques ce qui peut engendrer un conflit entre obligations familiales et professionnelles. Il arrive n&eacute;anmoins pour beaucoup de femmes migrantes que l&rsquo;incitation &agrave; d&eacute;marrer une petite entreprise surgisse &eacute;galement d&rsquo;un d&eacute;sir de se lib&eacute;rer de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et de surmonter les obstacles traditionnels li&eacute;s aux difficult&eacute;s de langue et aux restrictions financi&egrave;res et institutionnelles comme la solidarit&eacute; ethnique et communautaire.<\/p>\n<p><strong>&laquo;<\/strong> <strong>Stepping Stones to Small Business <\/strong><strong>&raquo;<\/strong><\/p>\n<p>La Brotherhood of St Laurence (BSL) est une organisation non gouvernementale qui s&rsquo;occupe de recherche, de prestation de service et de plaidoyer, et s&rsquo;efforce d&rsquo;att&eacute;nuer et pr&eacute;venir la pauvret&eacute;. Des consultations avec des communaut&eacute;s de r&eacute;fugi&eacute;s ont identifi&eacute; un int&eacute;r&ecirc;t dans un service qui permettrait d&rsquo;aider des femmes issues de milieux r&eacute;fugi&eacute;s &agrave; acqu&eacute;rir des connaissances relatives &agrave; l&rsquo;auto-entreprenariat en Australie. En r&eacute;ponse &agrave; cet int&eacute;r&ecirc;t, BSL a d&eacute;velopp&eacute; le programme Stepping Stones to Small Business gr&acirc;ce &agrave; un financement philanthropique et gouvernemental. Depuis 2011, 128 femmes migrantes d&rsquo;&acirc;ge et de milieux culturels et linguistiques diff&eacute;rents ont particip&eacute; &agrave; des ateliers et des s&eacute;minaires.<\/p>\n<p>Le programme Stepping Stones fournit une formation et un accompagnement, et enseigne &agrave; l&rsquo;&eacute;ventuelle entrepreneure les connaissances, les comp&eacute;tences et les attitudes n&eacute;cessaires en vue d&rsquo;am&eacute;liorer la performance d&rsquo;une microentreprise. Les formations sont imparties de mani&egrave;re flexible, de mani&egrave;re &agrave; tenir compte des exigences linguistiques de la femme migrante et de ses obligations familiales et parentales. Les formateurs et les coordinateurs s&rsquo;efforcent de cr&eacute;er un environnement d&rsquo;apprentissage propice en termes de soutien et de genre, adapt&eacute; &agrave; des personnes pour lesquelles l&rsquo;anglais est une langue additionnelle, et attentif aux sp&eacute;cificit&eacute;s des participantes. Les coordinateurs du programme, les formateurs et les mentors cherchent &agrave; identifier et &agrave; d&eacute;velopper les points forts et les comp&eacute;tences des participantes afin de les aider &agrave; &eacute;laborer leurs id&eacute;es commerciales.<\/p>\n<p>Les candidates au programme doivent articuler leurs id&eacute;es commerciales et les motivations qui les poussent &agrave; d&eacute;marrer une d&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;autoentreprise. Les femmes qui ont une id&eacute;e sont accept&eacute;es par le programme qui leur fournit alors sur huit jours une formation gratuite et intensive &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une microentreprise. La formation couvre les principaux concepts comme la commercialisation, la client&egrave;le, les obligations juridiques, le capital initial et les op&eacute;rations de gestion. Les participantes auto&eacute;valuent leurs propres progr&egrave;s par rapport &agrave; un cadre d&rsquo;activit&eacute;s commerciales en 12 &eacute;tapes qui inclut par exemple comment estimer des budgets annuels ou effectuer des op&eacute;rations comptables &eacute;l&eacute;mentaires.<\/p>\n<p>Des ateliers additionnels donnent des informations sur les formes de soutien disponibles aupr&egrave;s des conseils locaux, les options bancaires &agrave; base communautaire, les services gouvernementaux, et l&rsquo;acc&egrave;s aux conseils de sp&eacute;cialistes ind&eacute;pendants en marketing ou communication. En fin de formation, chaque dipl&ocirc;m&eacute;e est mise en relation avec un mentor s&eacute;lectionn&eacute; parmi un groupe de b&eacute;n&eacute;voles appartenant au milieu local des affaires.<\/p>\n<p>Une &eacute;valuation men&eacute;e en 2015 a montr&eacute; que les participantes, dans leur immense majorit&eacute;, s&rsquo;accordaient &agrave; reconna&icirc;tre la valeur des sessions de formation intensive lors de la cr&eacute;ation de leur entreprise. L&rsquo;acquisition de nouvelles connaissances et informations a permis aux participantes de renforcer leur confiance en elles-m&ecirc;mes et leur autonomie.<\/p>\n<p align=\"left\" style=\"margin-left:7.1pt;\">&laquo; Avant de participer au programme j&rsquo;avais connu la perte d&rsquo;emploi et j&rsquo;&eacute;tais en proie aux doutes et aux sentiments n&eacute;gatifs. Le programme m&rsquo;a permis de penser &agrave; autre chose qu&rsquo;&agrave; mes probl&egrave;mes personnels et m&rsquo;a aid&eacute; &agrave; reconstruire ma propre estime&hellip;[Les femmes] sont confront&eacute;es &agrave; des obstacles, des difficult&eacute;s et des tabous. Elles ont besoin de soutien et leur confiance en soi doit &ecirc;tre restaur&eacute;e. &raquo; (Femme de 59 ans originaire d&rsquo;Inde)<\/p>\n<p>Depuis leur participation au programme Stepping Stones, 96 % des participantes ayant pris part &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation ont indiqu&eacute; avoir constat&eacute; une &laquo;&nbsp;am&eacute;lioration&nbsp;&raquo; ou une &laquo;&nbsp;nette am&eacute;lioration&nbsp;&raquo; de leurs r&eacute;seaux sociaux. 76&nbsp;% d&rsquo;entre elles ont &eacute;galement dit que leurs contacts commerciaux s&rsquo;&eacute;taient &laquo;&nbsp;am&eacute;lior&eacute;s&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;beaucoup am&eacute;lior&eacute;s&nbsp;&raquo; depuis leur participation.<\/p>\n<p>Les participantes ont &eacute;galement expliqu&eacute; comment elles avaient transmis certaines connaissances et informations &agrave; d&rsquo;autres femmes au sein de leurs communaut&eacute;s, en Australie ou dans leurs pays d&rsquo;origine. Par exemple&nbsp;:<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt;\"><em>&laquo; <\/em><em>Maintenant je vais continuer &agrave; d&eacute;velopper mon entreprise&hellip;Par la suite je vais &eacute;conomiser davantage d&rsquo;argent afin d&rsquo;aider d&rsquo;autres femmes dans mon pays. En Irak, les femmes handicap&eacute;es n&rsquo;ont aucun pouvoir, ne disposent d&rsquo;aucun soutien de la part du gouvernement et n&rsquo;ont souvent pas de quoi se nourrir&hellip; Je peux aider des femmes en Irak.<\/em> &raquo; (Femme de 60 ans originaire d&rsquo;Irak)<\/p>\n<p>Ces t&eacute;moignages soulignent les motifs complexes qui fondent le d&eacute;veloppement d&rsquo;une entreprise, et certaines femmes souhaitent utiliser l&rsquo;augmentation de leurs capacit&eacute;s financi&egrave;res pour aider non seulement leur famille mais aussi d&rsquo;autres personnes &ndash; et particuli&egrave;rement des femmes &#8211; dans leurs pays d&rsquo;origine.<\/p>\n<p><strong>Des r&eacute;sultats encore insaisissables en termes d&rsquo;entreprenariat<\/strong><\/p>\n<p>M&ecirc;me si les participantes ont reconnu la valeur de cette formation, la plupart d&rsquo;entre elles n&rsquo;avaient pas encore cr&eacute;&eacute; leur entreprise suite &agrave; l&rsquo;obtention de leur &laquo;&nbsp;dipl&ocirc;me&nbsp;&raquo;. Au terme du programme de 2015, 71&nbsp;% des participantes qui ont r&eacute;pondu &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation d&eacute;pendaient encore de leur principale source de revenu ant&eacute;rieure. Moins de 20&nbsp;% d&rsquo;entre elles tiraient un revenu de leur entreprise ou employaient du personnel. Des donn&eacute;es sur la p&eacute;riode 2011 &agrave; 2014 du programme sugg&egrave;rent que 57&nbsp;% des participantes n&rsquo;avaient pas encore d&eacute;marr&eacute; d&rsquo;entreprise ou avaient d&eacute;j&agrave; cess&eacute; l&rsquo;activit&eacute; initi&eacute;e suite &agrave; l&rsquo;obtention de leur dipl&ocirc;me. Parmi celles qui avaient cr&eacute;&eacute; une entreprise, le chiffre d&rsquo;affaires annuel moyen atteignait &agrave; peine 14&nbsp;160 $AU. &Agrave; titre de comparaison, le salaire minimum annuel pour un emploi &agrave; temps complet en Australie est l&eacute;g&egrave;rement sup&eacute;rieur &agrave; 34&nbsp;000 $AU.<\/p>\n<p>Parmi les raisons principales qui expliquent pourquoi les femmes n&rsquo;ont pas d&eacute;marr&eacute; d&rsquo;entreprise il faut citer l&rsquo;absence de capital initial, la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;avoir une exp&eacute;rience de travail et les raisons familiales. Les r&eacute;sultats de l&rsquo;&eacute;valuation de la cohorte de 2015 montrent que 72&nbsp;% des r&eacute;pondantes pr&eacute;f&eacute;raient cumuler des &eacute;conomies personnelles plut&ocirc;t que recourir &agrave; un cr&eacute;dit ou un emprunt pour obtenir leur capital de d&eacute;marrage, ce qui implique la n&eacute;cessite pour les femmes d&rsquo;avoir d&eacute;j&agrave; un emploi et un revenu stable. &nbsp;<\/p>\n<p>Comment est-il possible de concilier le feedback extraordinairement positif que les femmes ont donn&eacute; &agrave; propos du programme avec leurs r&eacute;sultats m&eacute;diocres en termes de cr&eacute;ation d&rsquo;entreprises&nbsp;? Une explication r&eacute;side peut-&ecirc;tre dans les risques inh&eacute;rents &agrave; l&rsquo;environnement entrepreneurial&nbsp;: les chiffres du gouvernement indiquent qu&rsquo;en Australie moins d&rsquo;un tiers de toutes les microentreprises atteignent un stade op&eacute;rationnel dans les trois ans. Il n&rsquo;est donc pas surprenant au vue des obstacles suppl&eacute;mentaires auxquels elles doivent faire face que le taux de succ&egrave;s des microentreprises d&eacute;butantes op&eacute;r&eacute;es par des femmes migrantes soit encore plus faible.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Une autre explication est que les param&egrave;tres conventionnels pour mesurer le succ&egrave;s d&rsquo;une entreprise &ndash; comme le chiffre d&rsquo;affaires annuel et les ventes, la croissance, la rentabilit&eacute; et l&rsquo;inscription au registre de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;innovation &ndash; demandent peut-&ecirc;tre &agrave; &ecirc;tre red&eacute;finis afin de mieux traduire les besoins et les aspirations des femmes issues de milieux r&eacute;fugi&eacute;s. Les femmes qui rencontrent des difficult&eacute;s &agrave; obtenir un emploi traditionnel peuvent b&eacute;n&eacute;ficier du chiffre d&rsquo;affaires d&rsquo;une microentreprise modeste qui vient compl&eacute;ter une autre source de revenu familial. Les autres, celles qui pr&eacute;f&egrave;rent trouver un emploi r&eacute;mun&eacute;r&eacute; et &eacute;conomiser de l&rsquo;argent sont peut-&ecirc;tre &eacute;galement consid&eacute;r&eacute;es comme des entrepreneures &laquo;&nbsp;rat&eacute;es&nbsp;&raquo; &#8211; alors qu&rsquo;un emploi stable est un moyen d&rsquo;&eacute;viter les risques financiers li&eacute;s &agrave; la microentreprise.<\/p>\n<p>Les politiques et les programmes doivent reconsid&eacute;rer l&rsquo;entreprenariat et ce qu&rsquo;un comportement d&rsquo;entreprise signifie pour des femmes &agrave; la lumi&egrave;re des influences exerc&eacute;es par le genre, l&rsquo;ethnicit&eacute; et le statut migratoire. Il est n&eacute;cessaire de prendre en compte des formes plus diverses de soutien habilitant qui permettent de r&eacute;pondre &agrave; leurs contraintes d&rsquo;emploi, tout en &eacute;mancipant les femmes et en les aidant &agrave; faire des choix qui renforcent leur s&eacute;curit&eacute; &eacute;conomique. &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>John van Kooy <a href=\"mailto:jvankooy@bsl.org.au\"><em>jvankooy@bsl.org.au<\/em><\/a><br \/>\n\tChercheur associ&eacute;, Brotherhood of St Laurence <a href=\"http:\/\/www.bsl.org.au\/knowledge\"><em>www.bsl.org.au\/knowledge<\/em><\/a><\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div id=\"edn1\">\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\" title=\"\">[1]<\/a> Hugo, G (2011), <em>Economic, social and civic contributions of first and second generation humanitarian entrants <\/em>(contributions &eacute;conomiques, sociales et civiques des entrants humanitaires de premi&egrave;re et deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration), National Centre for Social Applications of GIS: Universit&eacute; d&rsquo;Adela&iuml;de <a href=\"http:\/\/www.border.gov.au\/ReportsandPublications\/Documents\/research\/economic-social-civic-contributions-about-the-research2011.pdf\">www.border.gov.au\/ReportsandPublications\/Documents\/research\/economic-social-civic-contributions-about-the-research2011.pdf<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Australie, on parle souvent du d&eacute;marrage d&rsquo;une petite entreprise en lien avec la capacit&eacute; de &laquo;&nbsp;prendre des risques&nbsp;&raquo; propre aux entrepreneurs. 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