Intégration socio-économique durable:

vers des solutions pour les personnes déplacées et les communautés d’accueil

 

Sortie prévue décembre 2022

Date limite de soumission : 14 août 2022

Pour les personnes déplacées, la recherche d’une intégration sociale et économique durable s’applique aux trois « solutions durables » traditionnelles : le retour volontaire, la réinstallation et l'intégration locale. Quel que soit l’endroit où elles se rendent pour reconstruire leurs vies suite à un déplacement, une intégration solide et durable du point de vue social et économique offrira aux personnes déplacées un meilleur appui, tant en termes de ressources économiques, que de bien-être physique et mental. En outre, le fait qu’elles bénéficient d’une intégration durable et de qualité a également des répercussions importantes sur la communauté qui les accueille, la perspective d’un avenir serein et la prévention des conflits.

Le dossier central de ce numéro de RMF sera axé sur l'intégration socio-économique des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI ou déplacés internes) et s’interrogera sur les conditions requises pour une intégration réussie et durable des migrants forcés au sein des économies et sociétés locales. Il ne s’agit certes pas d’un sujet nouveau, mais il nous faut mettre à jour et approfondir notre compréhension des différents enjeux pour qu’un changement concret et transformateur s’opère au niveau des approches d'intégration et de la recherche de solutions favorisant un développement pérenne.

Nous invitons les auteurs à débattre d'un ensemble de questions traitant d'aspects généraux, notamment de la signification et des implications de l’intégration socio-économique, de la différente manière dont elle peut se manifester selon les contextes, qu’il s’agisse de situations de réfugiés ou de déplacés internes, de différents pays et géographies, ou en fonction de facteurs tels que la langue ou la culture. Nous encourageons vivement la soumission d’articles qui prennent en considération les rôles des différents acteurs et parties prenantes aux niveaux national, infranational et local, y compris des acteurs politiques et des décideurs, du secteur privé et de la société civile. En outre, nous invitons les auteurs à réfléchir à l'intégration socio-économique, notamment à la lumière de la pandémie de COVID-19, des pressions liées à la crise climatique, de l'autonomisation économique des femmes et de la transformation de l’économie par le numérique. Nous encourageons également la discussion sur la façon dont les questions liées à l'âge, à l'ethnicité, au handicap, à l'orientation sexuelle et à l’identité de genre peuvent affecter l'intégration.

Comme il est d’usage chez RMF, nous demandons aux auteurs de dépasser la simple description de projets et de contextes individuels afin d’élargir le débat à une gamme plus étendue de questions et tirer des enseignements en relation à des applications et une pertinence plus générales. Ce numéro de RMF offrira une tribune permettant de partager des expériences et des bonnes pratiques, de discuter de différentes perspectives et de proposer des recommandations. Les rédactrices de RMF recherchent tout particulièrement des contributions orientées vers la pratique et la politique, et notamment des études de cas, qui reflètent un large éventail d'expériences et d'opinions, qui abordent des questions telles que :

Des sujets généraux

  • Qu’implique l’intégration socio-économique ? Quels sont les principaux facteurs déterminants qui ressortent des exemples d’une intégration sociale et économique réussie ?
  • Comment une intégration réussie permet-elle, à son tour, d’apporter des solutions durables en termes de développement ? 
  • Existent-ils des exemples d' « échecs » en matière d’intégration, et quelles leçons peut-on en tirer ?
  • Comment l'intégration socio-économique est-elle abordée dans différents pays et régions ? Que pouvons-nous apprendre de différents contextes, à la fois en ce qui concerne la géographie et l’analyse de précédents récents, susceptibles de générer des perspectives utiles pour le présent ?
  • Quels sont les obstacles que les personnes déplacées rencontrent en matière d’accès aux soins de santé, à l'éducation, aux services publics, au logement, au marché du travail, aux services financiers, aux loisirs, etc. ? Existe-t-il des exemples montrant comment il est possible de lever de tels obstacles ?
  • Comment différents milieux – urbain/périurbain/rural, par exemple – influent-ils sur les opportunités et les approches visant à promouvoir l’intégration socio-économique ?
  • En quoi les opportunités et les obstacles à l'intégration diffèrent-ils, selon qu’il s’agit de réfugiés, de rapatriés ou de déplacés internes ?
  • Quelles sont les aspects spécifiques à l'intégration socio-économique des déplacés internes qu’il convient de prendre en considération ? Comment peut-on comparer ces spécificités entre différents contextes de déplacement interne ?
  • Comment éviter, combattre ou atténuer les comportements discriminatoires ?
  • Comment les priorités de l'intégration peuvent-elle évoluer d’une prestation de moyens de subsistance à court terme vers une sécurité économique à plus long terme, et de l'accès à des services élémentaires vers l’instauration d’une situation de bien-être individuel et communautaire – pour les personnes déplacées comme pour les populations hôtes ? Comment les « solutions » peuvent-elles promouvoir le développement et la résilience ?
  • Quels acteurs sont ou devraient être impliqués ? Comment les acteurs politiques à différents niveaux soutiennent-ils ou entravent-ils, voire peuvent-ils soutenir ou entraver une intégration durable ? De quoi les décideurs politiques locaux, nationaux et régionaux doivent-ils tenir compte lorsqu'ils s’efforcent de soutenir une intégration socio-économique durable ?
  • Quel rôle le secteur privé peut-il ou doit-il jouer dans l'élaboration de solutions en faveur de l'intégration ?
  • Comment les personnes les plus touchées – personnes déplacées comme populations d'accueil – peuvent-elles être impliquées et se faire entendre à toutes les étapes des processus de promotion de l'intégration ?
  • Quels sont les éléments de gouvernance – à savoir, législations, politiques et pratiques –nécessaires pour permettre l'intégration sociale et économique ? Comment les questions de gouvernance et d'État de droit soutiennent-elles ou entravent-elles l'intégration et la durabilité à long terme ?
  • Comment répondre aux besoins de protection et garantir le respect des droits dans le cadre d’efforts axés sur l’intégration sociale et économique ?
  • Quelle est la relation entre intégration durable et paix durable ? Dans quelles conditions l'intégration socio-économique améliore-t-elle la cohésion sociale ?
  • Comment mesurer le degré de durabilité de l’intégration ?
  • Comment les outils utilisés pour le suivi, l'évaluation, la redevabilité et l'apprentissage (MEAL), ainsi que le recueil et l’examen des données, abordent-ils ces questions ?  

 

Thèmes spéciaux

  • Quel est l'impact de la crise climatique sur le potentiel d'intégration durable ? Comment les impacts climatiques peuvent-ils être pris en compte dans tous les domaines d’une planification à visée d'intégration ?
  • Les développements numériques dans le milieu du travail, ou plus largement au sein de la vie communautaire, offrent-ils des opportunités, et si oui, quelles sont-elles ? Quelles peuvent en être les implications négatives et comment y remédier?
  • Quel rôle joue l'autonomisation économique des femmes dans l’instauration d'une intégration durable ?
  • Comment l'intégration sociale et économique a-t-elle été soutenue et promue dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ? Quelles opportunités et obstacles nouveaux la pandémie a-t-elle créés, et quels enseignements peut-on en tirer ?
  • Quels sont les exemples d’une prise en compte effective des besoins et aspirations des groupes vulnérables dans la planification et la mise en œuvre de l'intégration sociale et économique ? Quel est l'impact de leur exclusion ? 

 

Remarque : Nous demandons à tous les auteurs de s’interroger sur la validité de leurs réponses au regard de la situation des personnes handicapées, des personnes LGBTIQ+, des personnes âgées et des autres groupes présentant des vulnérabilités et des caractéristiques spécifiques, et de chercher à incorporer une perspective de genre à leurs articles.

Date limite de soumission : 14 août

Nous acceptons des articles de 1 200 à 2 500 mots. Veuillez noter que le maximum de 2500 mots inclut les notes de fin de texte. Nous acceptons les articles en anglais, arabe, français et espagnol. Si vous souhaitez soumettre votre article dans une autre langue, veuillez nous l'indiquer par courriel au moment où vous nous exposez votre sujet et nous discuterons des options avec vous.

AVANT DE RÉDIGER VOTRE ARTICLE : Si vous souhaitez soumettre un article, veuillez consulter notre page web Ecrire pour RMF où vous trouverez des conseils sur la façon de « rédiger votre proposition d'article ». Lisez ces conseils et envoyez ensuite un message aux rédactrices - fmr@qeh.ox.ac.uk - avec votre proposition d’article, afin que nous puissions vous faire part de nos commentaires. Nous vous ferons alors savoir si nous sommes intéressées par votre proposition et nous vous fournirons, à ce moment-là, des indications supplémentaires, ainsi que les directives en matière de soumission.

Nous pouvons correspondre en anglais, français et espagnol et, dans une certaine mesure, en arabe.

En tant que revue, notre souhait est de refléter les expériences et les connaissances des communautés et des personnes directement concernées par ces questions. Si vous avez des suggestions de collègues ou d'autres personnes qui souhaiteraient éventuellement contribuer, n'hésitez pas à nous envoyer un courriel ; nous serions ravies de travailler avec des auteurs potentiels pour les aider à rédiger un article et nous serions désireuses de voir les perspectives des personnes déplacées figurer dans la revue.